En MOSEL et contre tous

28 étudiants, de tout âge, venant de la France entière, voulant faire de l’événementiel leur métier. À première vue, on pourrait croire qu’un MOSEL fait partie de la nouvelle saison de KOH-LANTA présentée par notre très cher Stéphane Laurent. Mais non, le MOSEL est encore plus complexe qu’une aventure de survie. Oui, le MOSEL est avant tout une espèce rare, fragile, se cherchant encore quelque peu. Alors si toi aussi tu as envie de faire partie du casting pour la #promo12, je t’invite à prendre des notes sur la vraie vie des MOSEL. Tout le monde en voiture, le grand safari peut enfin commencer ! 

La #promo11, au grand complet
La #promo11, au grand complet – Crédit David Markezic

Bzz, bzz, bzz … Le MOSEL pourrait être qualifié de paresseux, mais cela ne serait clairement pas apprécié par Denis Brogniart. Le MOSEL, à raison de 2-3 cafés de bon matin peut enfin démarrer sa journée de bon pied (espérons-le, car le MOSEL est aussi très grincheux à la lumière du jour qui se profile). Avant de te lancer dans l’aventure MOSEL, tu dois savoir que ta future promotion sera composée de diverses formations. Cette manière de procéder permet à chacun et chacune de pouvoir s’exprimer et transmettre son expérience personnelle :

Répartition des formations d'origine des étudiants MOSEL de la #promo11
Répartition des formations d’origine des étudiants MOSEL de la #promo11

Une fois bien réveillée, la tribu MOSEL se dirige en direction de sa salle préférée … la TD28. Véritable repère de la meute, c’est là que les pires actes de tortures sont anormalement autorisées … Plus sérieusement, c’est dans cette salle que nous, futurs professionnels de l’événementiel, apprenons les rouages du métier. Entre communication, utilisations des logiciels de création graphique, études des populations, marketing, photographie, vidéo ou encore le fameux contrôle de gestion, nous permettent de passer de simple étudiant à futur professionnel. Néanmoins, avant de devenir les professionnels de l’événementiel de demain, ils nous faut nous exercer. Et cela tombe plutôt bien puisque notre formation propose moult projets ! Entre musique, cinéma, art, gastronomie ou encore sport, tu seras plus que servi ! Cette année, plusieurs projets d’envergure sont soulevés par nous, MOSEL de la #promo11 :

  • Organisation des animations et mise en place de l’espace bénévole pour l’Euro de Handball Féminin 2018,
  • Organisation de la première édition des Papilles en folies (salon gastronomique),
  • Organisation d’une soirée de lancement pour le MOLOCO (espace de musiques actuelles),
  • Organisation de la Necronomi’con (convention Geek et Culture Nippone),
  • Et encore pleins d’autres

Comme tu l’auras compris, en MOSEL, on ne s’ennuie pas ! Alors si tu es toujours motivé à l’idée de rejoindre le #moselgang, la suite de l’article n’attend plus que toi.

Les incontournables d’un vrai MOSEL

Cependant, avant de te voir décerner le titre de MOSEL, tu dois connaître les incontournables pour passer de simple moldu à MOSEL aguerri :

  1. Prévois 10 minutes d’avance pour te garer : Oui ce n’est pas une grande nouvelle, les MOSEL, soucieux de l’environnement, déambule en co-voiturage en direction de la TD 28 chaque matin.
    Le parking le plus connu de Montbéliard
    Le parking le plus connu de Montbéliard – Campus de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

    Cependant, le parking n’est pas encore réservé à notre formation (mais ça ne saurait tarder), ce qui provoque de véritables embouteillages comparables au 17 novembre 2018.

2. Réserve le premier rang à droite : Tu n’as aucune envie de passer pour le bon élève dès le début, nous l’avons bien compris. Ici, il ne s’agit que d’une place stratégique. La TD 28 n’est à l’heure équipée que de deux multiprises, le premier rang à droite se voit d’ores et déjà réservé sa multiprise personnelle (ne demande pas pourquoi ni comment, cela doit être ancré dans la vie des MOSEL).

Le repère de la meute ... Le TD 28
Le repère de la meute … La TD 28 – Crédit Emma Prinz

3. Après 12h10, le RU (Restaurant Universitaire) est banni : À première vue, l’IUT de Belfort-Montbéliard ne regorge  pas énormément d’étudiants [NDLR 1500 étudiants sur le pôle, 2 200 prévus à la rentrée 2019] . Cependant, tous se retrouvent pour 12h00 précise au célèbre RU du campus.

Le célèbre RU de Montbéliard - Crédit Marc Vervinck
Le célèbre RU de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

Alors si tu sens que le cours d’Économie de l’événementiel tarde un peu à se finir, mieux vaut soudoyer un camarade véhiculé pouvant t’emmener au Leclerc le plus réputé de Franche-Comté (ou à la MéMO, mais n’allons pas trop vite, chaque chose en son temps).

4. Ne refuse jamais un petit beerstorming : La passion préférée des MOSEL ? Le travail bien évidemment, en toute modération !

Le lieu de réunion de tout bon Mosélien - Le Glacier de Montbéliard
Le lieu de réunion de tout bon Mosélien – Le Glacier de Montbéliard – Crédit Robin Thoumin – Consommez avec modération.

Mais si  ce dernier est agrémenté d’une petite douceur au célèbre Glacier de Montbéliard, alors le cocktail ne peut être que parfait.

5. Dors, quelques fois : Eh oui, peut-être logique pour certains mais le MOSEL ne dort presque pas ou très peu. De ce fait, tu devras trouver les moments les plus propices au repos. Entre sieste ou série Netflix, tous les remèdes sont accordés pour être à 200% lors des différents événements de l’année (et crois moi qu’il y en a).

Une année à 28

Mais que serait-ce un MOSEL sans projet ? Sans événement ? Sans objectif à atteindre ? C’est peut-être là qu’ « En MOSEL et contre tous » prend tout son sens. En effet, en dépit de l’opposition générale, le MOSEL défend son idée envers et contre tous ou bien protège quelqu’un envers et contre tous. Un peu fastidieux mais tellement vrai dans la pratique. Cette devise se vérifie à chaque instant de la vie MOSEL.

Vous en savez désormais plus sur nous, pensionnaires de la #promo11. Mais avant de se quitter, il faut bien retenir qu’avant d’être une promotion de travail, la MOSEL est une réelle famille, avec ses hauts … et ses bas. Mais comme dans toute famille, chacun se sert les coudes et se soutient pour atteindre ses propres objectifs. Aux futurs membres de la #promo12, la MOSEL vous attend et vous tend ses bras, à vous de saisir l’opportunité d’une vie !

Photo de la #promo11
Photo de la #promo11 – Crédit David Markezic

Marc Vervinck - étudiant de la #promo11

Marc Vervinck

Promotion 2018-2019

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Comment réussir son PTUT (Projet tuteuré)

Cet article est pour toi futur Moselien ! Il te fera office de manuel pratique pour réussir ton projet tuteuré. Un des modules les plus importants de l’année est à réaliser en équipe de 4 et en collaboration avec des professionnels. Le but est de vous entraîner et/ou de vous orienter avant le Graal : le stage !

En guise de maître, nous allons suivre les conseils de Valentin (Promo 9), embauché à L’Axone (tu découvriras vite ce lieu et son directeur) à la suite d’un P.TUT et de son stage, en bref : l’homme à suivre !

photo groupe ehf
Le groupe qui s’est occupé de l’EHF et du WEDA

Les projets tutorés en MOSEL ?

Lors de ta deuxième journée à l’IUT, un ensemble de professionnels vient présenter des projets dans des domaines très variés (une convention geek, de l’événementiel grand public, des projets en rapport avec la musique…). A la suite de ça, notre grand gourou à tous mettra par « pack » de deux les différents projets. Tu devras sélectionner les trois qui te plaisent le plus. Plusieurs techniques s’offrent à toi, prendre le pack que tout le monde veut (et peut être ne pas l’avoir et se retrouver avec un 2ème ou 3ème choix, voir plus) ou (attention ruse de l’extrême) en choisir un moins apprécié par tes petits camarades (après avoir effectué un sondage) mais qui te plait assez pour travailler 6 mois dessus et que tu as plus de chances d’obtenir. A toi de faire ton choix.

Quelques jours passent, le verdict tombe, tu as 2 projets sur lesquels tu vas plancher pendant 6 mois avec des gens que tu viens à peine de rencontrer et des professionnels pas toujours très commodes (j’essaye de te faire peur mais en vrai ils sont gentils).

Le TOP 3 des conseils de Valentin (et moi)

Selon cet ancien de la promo 9 (que tu croiseras à l’Axone ou au WEDA) pour réussir son P.TUT, il faut savoir mettre des priorités « Sur les projets nous nous sommes tous répartis les tâches, certaines plus contraignantes que d’autres et nous priorisions à chaque fois les tâches critiques » mais il faut aussi savoir communiquer « le dialogue et la compréhension de l’autre a été notre clé de la réussite, en effet même si parfois le ton peut monter un peu, il suffit de privilégier le dialogue et refixer les objectifs pour mener à bien le projet ».  Je le rejoins totalement sur ce point, mieux vaut exprimer ses idées et être cash avec ton équipe (je t’avoue que je n’ai pas été facile tous les jours). Cela peut faire monter la sauce mais au moins tu évites toute ambiguïté et tout est clair entre toi et tes collaborateurs. Valentin vous conseille d’être aussi « à l’écoute des interlocuteurs, de prendre des initiatives raisonnables et utiles et de ne pas hésiter à faire des propositions ». C’est en partie ce qui lui a permis d’accéder à un stage. Les trois mots à retenir sont : prioriser, communiquer et écouter.

Petit conseil pour avoir un coup d’avance

Avant ses projets tuteurés, Valentin avait déjà prospecté pour obtenir un stage à L’Axone. Il a réussi à l’obtenir grâce au projet qu’il a mené pour la salle. Attention conseil d’ancien : avant d’arriver en MOSEL (quand tu as encore du temps libre) il peut être judicieux de demander à différentes entreprises si elles sont intéressées par tes services. Cela peut se passer de manières informelles comme Valentin l’a fait avec Florent Masson, directeur de L’Axone.  Il nous explique « Suite à l’organisation d’un voyage à Londres en DUT, le directeur de l’établissement était avec nous, il a pu voir le travail mené tout au long de la semaine et je lui ai posé la question afin de savoir s’il était prêt à m’accueillir dans sa structure si j’étais pris en MOSEL. La réponse a été oui, tout simplement. »  Avec cet exemple il illustre au combien le réseau et l’événementiel peuvent se jouer sur des petites choses.

 

Réseaux, réseaux, réseaux

Florent Masson acteur culturel important du Pays de Montbéliard.

Si MOSEL avait une devise ce serait celle-ci : Dans l’événementiel, le réseau permet beaucoup de possibilités : aller plus vite sur un projet ou encore d’être recommandé lorsque tu vas devoir chercher un emploi. Pour Valentin « le réseau se créé dès lors où tu es missionné par une entreprise / association pour réaliser un projet », notamment lors du projet tuteuré. Pour beaucoup, le réseautage peut paraître « fake » mais bien au contraire, selon Valentin, si le travail fourni est bien fait « le réseau devient plus fort et tu peux nouer même en plus qu’une simple relation de travail ».

Attention à ne pas trop en faire et à ne pas vouloir aller trop vite ! Il faut savoir se mettre en avant au bon moment, prendre des initiatives et montrer que tu es investi. Lors de ton passage en MOSEL, tu remarqueras que les professionnels se connaissent et qu’ils n’hésitent pas échanger des informations sur les étudiants. Fais attention aux propos que tu tiens et essaye d’être professionnel dès que tu sors (les recruteurs et maîtres de stages se cachent partout). Un projet tuteuré c’est aussi la création d’une roue de contacts solide pour entrer dans la vie active.

Pour finir je t’ai fait un petit lexique qui te permettra de prendre de l’avance sur ceux qui n’ont pas lu ce merveilleux article :

Commanditaire : entreprise ou association pour laquelle tu vas réaliser un projet.

P.TUT : abréviation pour Projet Tuteuré, si tu veux plus de renseignements je te laisse aller voir les articles des mes camarades Lucille et Noémie.

Rush : souvent lors d’une prestation ou au moment de rendre tous tes dossiers en même temps. Se caractérise par des moments de grosses montées d’adrénaline qu’il va falloir apprendre à gérer si tu veux travailler dans l’événementiel.

Tablette/enquête : tu vas organiser des événements mais tu vas aussi être bénévole sur ceux de tes camarades. Les prestataires demanderont des analyses du public ou des impacts que tu réalisera grace à SPHINX sur tablette.

 

Tu as maintenant quelques clefs qui (je l’espère) feront de tes projets des réussites.

 

Quentin
SCHAMING
https://www.linkedin.com/in/quentin-schaming-15a3a5a7/

Élodie et Thomas #promo2017 : Du virtuel au réel

Elle, c’est Élodie Cayot, 23 ans. Lui, c’est Thomas Costanzo alias “Doom”, 27 ans. Ils se sont rencontrés en promo 9 de LP MOSEL et ont pour passion : l’univers des jeux-vidéos et la culture japonaise. Ensemble et grâce au cours de création d’entreprise enseigné en MOSEL, ils sont les créateurs de la convention geek « Necronomi’Con » qui a lieu chaque année début février à l’Atraxion (parc expo de Belfort). Rencontre.

Elodie et Thomas avec l'affiche de la Necronomi'Con, saison 2 - Crédit : Clara Mischler
Elodie et Thomas avec l’affiche de la Necronomi’Con, saison 2 – Crédit : Clara Mischler

Elodie :  « MOSEL, ça change les gens »

Après un BTS Tourisme et une année en LEA (Langues Étrangères Appliquées), Elodie souhaite poursuivre ses études dans le domaine de l’événementiel. Originaire de Belfort, elle oriente rapidement son choix vers la licence pro MOSEL. Elle décrit son année comme 6 mois intenses, entre les cours et les actions de bénévolat lors des différents événements organisés le week-end. Elle a particulièrement apprécié toucher à des domaines différents tel le secteur sportif ou culturel. MOSEL lui a également apporté un réseau professionnel très large, grâce aux rencontres faites pendant l’année d’étude, qui lui sert encore à ce jour. Cette formation lui a permis de prendre confiance en elle et d’être aujourd’hui beaucoup plus à l’aise à l’oral et dans le monde professionnel en général.

Aujourd’hui, Elodie travaille à l’Office de Tourisme de Belfort, structure où elle a réalisé son stage de fin d’études MOSEL en 2017. Elle est désormais community manager. Son travail consiste notamment en la gestion du site internet et des réseaux sociaux.

 

Thomas : « MOSEL, ça prépare à l’avenir »

Le parcours de « Doom » ou également nommé « le papy de la promo 9 » est moins linéaire comparé à celui d’Elodie. Avant d’intégrer la licence, il a notamment fait des études d’électronique, d’électrotechnique, de mécanique et d’informatique. A côté de cela et depuis l’âge de 15 ans, il organise beaucoup d’événements parmi les nombreuses associations dont il est membre (une bonne dizaine, notamment dans les jeux, les jeux-vidéos ou encore les soirées étudiantes). Il s’est donc dit : « L’événementiel c’est marrant d’en faire tout le temps mais c’est mieux si je peux en vivre ».

C’est pourquoi il décide de reprendre ses études et d’intégrer la licence pro MOSEL afin de valider les méthodes apprises sur le terrain. Retourner sur les bancs de l’école après avoir travaillé 6 ans n’a pas été une mince affaire. Il a particulièrement eu du mal à se mettre au travail le soir après les cours tout en gérant les projets qui se sont rajoutés à côté au fur et à mesure de l’année. Pour lui, l’année MOSEL a été très formatrice. Elle lui a permis d’apprendre à monter un projet de A à Z et de mieux en maîtriser la communication. Il souligne également la chance d’avoir pu côtoyer des intervenants professionnels qui rendent l’enseignement moins scolaire.

Aujourd’hui, Thomas a fait le choix de se consacrer pleinement aux différentes associations dont il fait partie.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
La promo 9 avec Doum (à gauche) et Elodie (à droite) – Crédit : LP MOSEL

 

« En 3 mois il me semble que nous avons fait 12 événements […] ce qui permet de rencontrer plein de gens, aussi bien pour le carnet d’adresses que pour les compétences qu’ils peuvent transmettre… C’est super intéressant. »

 

Leur passion commune pour l’univers Geek

Quand elle se plonge volontiers dans la lecture d’un manga, lui peut passer des heures à jouer avec le dernier jeux-vidéo en vogue. Leur passion pour la culture nippone et les jeux-vidéos se complète au sein de l’univers Geek.

Thomas est un ancien joueur d’e-sport avec un niveau national et qui a organisé des compétitions. En 7-8 ans, il a eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde dans ce domaine et a participé à plusieurs grands salons de ce genre.

Quant à Élodie, sa passion pour la culture nippone découle des dessins animés japonais, tel que Pokemon. Elle trouve intéressante la culture du pays dans sa globalité : la nourriture, la musique (le groupe de J-pop et heavy metal Babymetal entre autre), le côté décalé des Japonais et le contraste avec leur côté très traditionnel… elle n’a pour l’instant pas encore eu la chance de s’y rendre.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
Concours Cosplay de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La création du groupe, « la seule fois de l’année où on a décidé de travailler ensemble »

L’un des projets majeurs de l’année en MOSEL est le cours de création d’entreprise. C’est dans ce cours que l’idée de la Necronomi’Con a vu le jour. Au lieu de se lancer dans la création d’un concert, sujet un peu « classique » quand on fait la licence MOSEL, Elodie et Doom ont souhaité proposer quelque chose de différent.

Bien que copains de promo, ils n’avaient pas encore eu l’occasion de travailler ensemble dans le même groupe. « Pour une fois qu’on travaille ensemble sur un projet, on fait quelque chose qui nous fait kiffer ». C’est ainsi qu’ils ont réussi à embrigader 2 autres camarades dans la création d’un événement.

Ce type de convention existent déjà dans d’autres villes mais pas encore en Franche-Comté. Grâce à la connaissance du groupe d’étudiants du parc des expositions de Belfort, ce lieu est devenu logiquement l’endroit le mieux adapté pour l’organisation de la convention. Au fur et à mesure des semaines, ils se sont beaucoup investis dans le projet. C’est pourquoi à un moment ils se sont dit que « ça serait marrant » de le rendre bien réel.

« C’est l’un des projets où on a eu vraiment envie de s’éclater. »

 

Du projet à la réalisation

Un mois après la présentation orale du projet devant un jury composé de Jérémy Durand (V2C Production – professeur du cours de création d’entreprise) et de Stéphane Laurent (responsable de la formation), que Thomas est invité dans le bureau de ce dernier. « La Nécronomi’Con en fait… ça peut marcher non ? Ça vous dit si on le fait ? » lui dit-il. « Chich ! » lui répond Doom.

La suite s’est enchaînée très rapidement. En effet, un projet de salon similaire allait voir le jour sur le territoire, dans 3 villes aux alentours. Il a fallu être réactif et efficace pour monter le projet et le faire mieux que la concurrence. En un an, ils n’ont pas chômé pour aboutir à l’organisation de la première édition de la Nécronomi’Con.

Avec l’appui de Stéphane Laurent et d’autres intervenants de la licence, ils ont créé l’association, réparti les rôles, enchaîné les rendez-vous avec la banque… leur connaissance du milieu et le fait qu’ils soient déjà allés sur d’autres conventions les a beaucoup aidé. La première édition de la Necronomi’Con a eu lieu à l’Atraxion les 3 et 4 février 2018 avec 6 000 visiteurs passionnés ou simplement curieux.

L'Atraxion à Belfort lors de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
L’Atraxion à Belfort lors de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La transmission de leur savoir

La Necronomi’Con est à ce jour encore présente dans la licence car elle fait partie de la liste des projets tuteurés proposés en début d’année à la nouvelle promotion MOSEL. Le travail est répartie en 2 équipes de 4 personnes : une équipe à la communication et une équipe à la production.

Quand on leur demande ce qu’ils ressentent maintenant qu’ils sont passés d’étudiants à commanditaires, la réponse est commune : ils n’ont pas vraiment l’impression d’être « passés de l’autre côté ». Ils ont une réelle envie de transmettre leur savoir et de donner la chance aux étudiants d’évoluer comme eux ont eu l’occasion de le faire.

Les missions sont adaptées en fonction de ce que les groupes veulent et sont capables de réaliser. Au lieu d’avoir un rapport hiérarchique, Thomas et Elodie, les membres de l’association ainsi que les étudiants deviennent tous collègues pendant la préparation : c’est un projet où les étudiants ont beaucoup d’autonomie et sont force de proposition.

L'équipe de la Necronomi'Con en 2018 - Crédit : Elodie Cayot
L’équipe de la Necronomi’Con en 2018 – Crédit : Elodie Cayot

 

Un dernier conseil ?

 « Au début, quand tu décides d’organiser un truc comme ça, tu as le monde contre toi ».

Un seul mot d’ordre : ne pas baisser les bras ! Quand on organise un événement d’une telle envergure, il y a forcément des moments qui sont plus tendus que d’autres. Des problèmes internes (dans l’équipe) ou externes (manque d’exposants à M-3 de l’événement) il y en aura. Le tout c’est de ne pas se laisser dépasser et se décourager. Et surtout, de rester naturel, humain.

Le but de l’événementiel est avant tout de partager et de faire de belles rencontres, non ?

 

Retrouvez ici toutes les photos de la Necronomi’Con 2018 (Portfolio Dorine Maillot).

 


Clara Mischler 
Promotion 2018-2019

Nocturne étudiante : le point de départ

18 octobre 2018, 18h, la 10ème édition de la Nocturne Étudiante peut enfin commencer. Organisée par Pays de Montbéliard Agglomération, 4 étudiantes de la Licence Professionnelle MOSEL ont pu découvrir l’envers du décor du monde de l’événementiel avec des missions et tâches bien précises. L’occasion pour nous, MOSEL, de revenir sur notre tout premier événement de l’année …

Pour cette 10ème édition, les défis étaient de taille pour les 4 filles de l’équipe : motiver les étudiants à se déplacer dans les différents lieux culturels de Montbéliard, faire découvrir le riche patrimoine de notre terre d’adoption et voire même de susciter des passions naissantes. Mais leurs missions ne s’arrêtaient pas là. Ces dernières ont pu suivre tout le processus de l’organisation d’un événement. Allant de la traditionnelle conférence de presse à la gestion des bénévoles lors du jour J. Élément indispensable à la réussite de cette soirée, le « talkie-walkie », donnant des allures de James Bond girl à nos chères et tendres organisatrices. Pour ce qui est du reste de la promotion #MOSEL11, nous prenons nos postes et attendons sagement l’arrivée des étudiants sur les 4 sites de cette Nocturne.

L'équipe de bénévole au musée du château de Montbéliard - Crédit Marc Vervinck
Équipe bénévole musée du château de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

L’angoisse du nombre

L’heure tourne, le temps passe, la vie tient son court … mais très peu d’étudiants sont au rendez-vous. L’angoisse de la salle vide fait alors son apparition, personne n’ose vraiment mettre le doigt sur ce « détail ». Certains MOSEL essaient tant bien que mal de détendre l’atmosphère par deux-trois blagues bien placées, mais l’heure n’est plus à la rigolade. Puis, comme par magie, de véritables colonies déambulent au 19 Crac (musée d’art contemporain), Château de Montbéliard, à la Médiathèque/BIJ ou au Pavillon des sciences, un véritable soulagement pour tous. On peut d’ailleurs noter que la plupart des étudiants présents sur les différents sites sont heureux de découvrir les lieux les plus « hypes » de Montbéliard. Comme par exemple au 19 Crac à travers l’utilisation de tablette pour faire la visite, à la Médiathèque avec un casque de réalité virtuelle ou encore au Musée du château avec l’apparition du groupe stéphanois « Terrenoire », donnant des allures de concert privé …

Et pour bien clôturer la soirée, tout le monde se retrouve au Moloco, avec une programmation électro. L’occasion pour tous les Mosel de pouvoir contempler leur travail tout en siroter un nectar des plus adoucissants.

Le groupe terrenoire au musée du château - Crédit Marc Vervinck
Le groupe terrenoire au musée du château – Crédit Marc Vervinck
L'utilisation des tablettes par les étudiants au musée d'art contemporain du 19 Crac
Utilisation des tablettes au 19 Crac – Crédit Emma Prinz

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis passée par toutes les émotions »

Élise Gardin, une des quatre organisatrices de la Nocturne Étudiante, donne ses impressions concernant le premier événement de l’année :

« Tout d’abord, la Nocturne Étudiante représente pour moi l‘opportunité de faire découvrir des lieux culturels aux différents étudiants tout en profitant d’une soirée entre amis riche en activités ! ». Une soirée comme la Nocturne nécessite forcément beaucoup de compétences et de main d’oeuvre : « Nos missions en amont concernant la Nocturne Étudiante consistaient à relayer la communication auprès des étudiants du secteur Belfort/Montbéliard, de faire les liens concernant l’organisation et la mise en place du jour-J. L’encadrement des bénévoles faisant bien évidemment office de mission obligatoire. Tout cela nous a permis le jour de l’événement d’avoir comme principale mission l’accueil des étudiants sur les lieux proposés. Tout ce travail n’aurait pas été possible sans l’aide de nos bénévoles que nous avions chacune prises sous nos ailes. Il était aussi question lors de cette soirée de nous occuper du bon déroulement de la logistique (liens avec les lieux, signalétique, repas bénévoles, matériels type vélos et appareils photos ..) ».

Élise Gardin, organisatrice d'un soir
Élise Gardin, organisatrice d’un soir – Crédit Marc Vervinck

Cependant, qui dit projet d’équipe, dit répartition des tâches, et ça, Élise l’a très vite compris : « Concernant les tâches au sein du groupe, nous nous sommes répartis en amont. Pendant que l’une communiquait sur les réseaux sociaux, l’autre contactait, gérait le planning bénévoles et les différents lieux.  Nous nous sommes aussi réparti sur la question des contact des équipes partenaires et bien évidemment sur l’enquête de satisfaction.  Il s’agit d’un événement qui arrive très tôt dans l’année et par conséquent les missions données sont brèves mais précises. Le temps d’une réunion avec Pays de Montbéliard Agglomération, un aller – retour entre deux lieux et quelques mails, et nous nous retrouvons vite au jour-J ».

Forcément, le bilan personnel d’un événement est toujours plus simple à décrire à la fin de ce dernier : « Personnellement, je pense pouvoir ressortir de cet événement des traits de ma personnalité. C’est un événement qui m’a fait passer par toutes les émotions, le stress, l’impatience, la joie, le soulagement. C’est pour cela que nous faisons ces études, le rythme des événements et ce qu’ils nous procurent est exceptionnel !« . La Nocturne constituait le lancement de la saison des événements pour la #promo11, un moment particulier pour le groupe : « À vrai dire, on ne se rend pas compte que nous lançons les « festivités ». Sur le moment, nous pensons tellement à nos missions qu’on ne s’imagine pas tout de suite qu’il s’agit du premier. Mais les bénévoles, également nos camarades de Licence, ont su nous le rappeler le soir même. Ce détail m’a permis de me créer un challenge personnel, mais nous a surtout permis de tous rester soudés ! La LP MOSEL est vraiment un facteur de soutien, nous sommes tous très solidaires les uns des autres. »

Des chiffres … Une tablette !

Une soirée réussie ? Oui ! Comment le prouver ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Infographie de la Nocturne Étudiante 2018
Infographie de la Nocturne Étudiante 2018

Vient désormais le moment du traditionnel « tablette, enquête ». Ce qui en ressort en premier ? La bonne communication sur les navettes. Les étudiants ont été nombreux à les utiliser, atout pour que chacun puisse profiter de sa soirée en toute sécurité.

Il est désormais temps de clôturer ce premier volet, nos Mosel sont déjà en action pour les prochains événements à venir, autour d’une course d’obstacle, d’une journée des bénévoles ou d’une soirée Celtique …

Avant de se quitter, vous pouvez retrouver les reportages photos de nos différents photographes présents pour cette Nocturne !


 

Marc Vervinck

Promotion 2018 – 2019

 

Le tremplin Musiques de RU par deux anciennes MOSEL

Le tremplin Musiques de R.U est l’un des plus vieux projets tuteurés de la Licence Mosel. Chaque année depuis 10 ans le tremplin Musiques de R.U donne aux étudiants de MOSEL via le Crous de Besançon, la possibilité d’organiser un véritable accélérateur de carrière pour certain artiste. Initié par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine, sous l’égide du CNOUS. Il permet la mise en lumière de jeunes talents et valorise la création artistique étudiante. Repérage lointain d’un artiste solo de breakcore ou découverte pop d’un groupe prometteur, tous les styles musicaux sont acceptés. Last Train pour ne citer qu’eux, ont eu la chance de proposer leurs créations, prestation et talent face à un jury fait de professionnels et ont connus le succès que l’on sait aujourd’hui. Le jury est composé de professionnels de la musique, des techniciens, des régisseurs ou même des journalistes. Ils sont là pour faire la sélection finale mais aussi pour donner des retours pertinents sur les créations.

session d'audition au moloco

A la rencontre des anciennes MOSEL en charge du projet

L’an dernier une équipe de la promo 9 était aussi en charge de l’organisation du tremplin Musiques de R.U. Nous leurs avons posé des questions afin de mieux cerner les enjeux d’un projet comme celui-ci pour des étudiants de MOSEL.

La première personne contactée a été Audrey Haas. Elle a 24 ans, elle est chargée de production et de diffusion chez V2C à Belfort. Avant MOSEL elle a commencé par faire un DMA (diplôme des métiers d’art) en régie de spectacle option lumière à Besançon. Elle s’est ensuite dirigée en licence art du spectacle, spécialité théâtre. Pendant ses trois années de licence elle a pu réaliser une série de stages qui lui ont permis de prendre conscience du métier qu’elle voulait faire plus tard. Aujourd’hui Audrey est intermittente du spectacle et a trouvé du travail chez V2C.

La seconde est Mélaine, elle a 24 ans également et est originaire du Jura (plus précisément de Saint-Claude, la capitale de la pipe et du diamant). Passionnée par la culture elle a commencé par être bénévole au lycée dans une association, La Fraternelle. Suite d’une année d’Erasmus en Roumanie et d’un DUT Info-Com à Besançon, elle a intégré la promo 9 de MOSEL. Actuellement Mélaine est à la recherche d’un emploi comme assistante ou chargée de communication sur un festival de musique ou de cinéma.

 

Comment les projets tuteurés viennent à vous ?

La répartition des projets tuteuré se fait en tout début d’année et est l’un des moments clef de la licence. Les projets sont tous extrêmement variés et riches en contenu. La distribution fonctionne en packs de deux projets, alors parfois, on doit faire un choix entre celui que l’on veut vraiment et celui qui l’accompagne. Quant à la question si elles ont choisi le tremplin comme premier vœu, Audrey répond « en arrivant en MOSEL, Stéphane n’arrêtait pas de nous répéter « small is beautifull ». En choisissant mon pack, j’ai gardé cette phrase en tête. Je savais que tout le monde allait se jeter sur les gros packs comme le Moloco ». Cette année-là, le pack tremplin était combiné au projet caritatif « Octobre Rose » soutenu par le blog A la conquête de l’Est.

« Ces deux projets se complétaient dans leurs missions et nous permettaient de voir deux visions de l’événementiel (caritatif et culturel). Ils nous permettaient également de toucher à la production et à la communication » nous explique Audrey. Pour Mélaine le choix a été plus décomposé car son idée première était ailleurs. Plus captivée par la présentation du projet « Octobre Rose » sont choix s’est fini là-dessus quand il a fallu donner sa réponse finale. Mais alors, comment gérer deux projets en parallèle ? « Nos deux projets ne se croisaient pas. Nous avons commencé par Octobre rose, puis enchaîné avec le tremplin sans difficulté », les deux filles savaient que fin octobre le projet « Octobre Rose » serait terminé et qu’elles allaient pouvoir se concentrer entièrement à l’organisation du Tremplin.

Pendant la réalisation des missions

Une fois le projet lancé le groupe est entre les mains des commanditaires, ils sont là pour suivre l’état d’avancement des missions mais aussi sont chargés de faire de la vérification ou donner des indications pour guider au mieux les étudiants. Audrey nous explique que même si elles se sont débrouillées seules pour la plupart des tâches : « évidemment, nous avions aussi le soutien de Stéphane [nda. directeur de la licence professionnelle] et l’aide de la promo ».

Quand on leur demande de quelle façon il faut s’impliquer dans ce projet, les réponses sont unanimes : « On pensait toujours tremplin. Si on avait l’occasion de se rendre à tel événement pour croiser telle personne qui pouvait être potentiellement intéressante pour notre jury, on y allait sans hésiter. Et puis on n’a pas uniquement avancer sur ce projet durant le créneau horaire du jeudi. C’est vraiment un projet dans lequel tu dois t’impliquer totalement. C’était une vraie expérience de travail pour nous, pas juste un projet universitaire » raconte Mélaine. Audrey ajoute que pour elle « ce projet allait plus loin qu’un simple projet tuteuré. Il nous a permis de mettre un vrai pied dans le milieu professionnel ».

Sur toute la période de travail, les échecs et les réussites s’accumulent mais qu’est-ce que l’on en retient vraiment ? Le fait de travailler en équipe par exemple a été une chose difficile à gérer pour les deux étudiantes mais le bénéfice a été de se rendre compte que la communication est à la base de tout : « On a eu un peu plus de mal à travailler avec les deux autres membres de notre équipe surtout à cause d’un manque de communication et de confiance » nous avoue Mélaine.

Pour le futur, après avoir terminé la licence, on prend avec nous un ensemble de connaissances importantes. Aujourd’hui, Audrey nous dit que le fait d’avoir pu expérimenter différents outils lors de ce projet l’aide dans son travail actuel. Mélaine va plus loin et nous dit qu’elle a acquis des compétences qu’elle ne maîtrisait pas totalement ou qu’elle ne connaissait pas. Elle a pu ensuite valoriser son CV.

 

affiche tremplin musiques de ru

 

Cette année le tremplin est encore là

Cette année le tremplin Musiques de R.U est reconduit une fois de plus, petite fierté de notre directeur de l’avoir gardé si longtemps. Il le sera, on l’espère, encore là à la rentrée 2018 mais est-ce que les étudiants se redonnent le bébé comme une feuille blanche, une compétition ? ou alors, la solidarité propre aux MOSEL en dit autrement ? A la fin de l’année, le groupe a fait le point avec les commanditaires pour proposer des solutions sur les points qui bloquaient, l’encadrement par exemple.

Toujours dans une volonté de faire du mieux possible, Mélaine et Audrey sont venues rendre visite en début d’année au nouveau groupe. « C’était l’occasion de rencontrer le nouveau groupe MOSEL chargé de l’organisation du tremplin. Nous avons pu répondre à leurs questions et restons disponibles pour eux » explique Audrey. Elle ajoute, « J’espère qu’ils arriveront à avoir un jury de professionnels, qu’ils arriveront à faire sold out, qu’ils auront plus d’inscriptions, qu’ils réfléchiront à la mise en place d’un vote du public avec la récompense envisageable pour cette victoire ». C’est donc avec des idées plein la tête et aussi tout de même un peu de challenge à donner que le tremplin se transmet d’année en année.


 

ROMAIN LAMBOLEY Promo MOSEL 2017-18Romain Lamboley

Promo Mosel 2017-18