Après 2 ans à l’étranger, Camille Hallaert nous raconte sa rentrée en MOSEL

Y a-t-il un parcours parfait pour être en MOSEL ? Ai-je mes chances ?

Ce sont souvent des questions qui reviennent, heureusement il n’y a pas de profil parfait, car tous les parcours qu’ils soient classiques ou non sont bons. Pour vous le prouver je vous présente Camille. Jeune MOSEL de 24 ans, Camille revient de presque 2 ans d’expatriation en Nouvelle-Zélande. De retour sur les bancs de l’école, elle nous raconte son parcours.

Camille Hallaert - Asie
Camille Hallaert lors de son voyage en Asie du Sud Est. © Camille Hallaert

C’est en janvier 2016 que Camille s’envole pour Auckland en Nouvelle-Zélande. Bien décidée à améliorer son anglais, elle quitte Bordeaux, sa famille et ses amis, initialement pour 6 mois. C’est finalement un an et demi plus tard que celle-ci revient en France et plus précisément à Montbéliard. Mais revenons au début. Fraîchement diplômée d’un baccalauréat économie et social, Camille décide de se lancer dans une carrière juridique. En effet, elle entame une licence de droit privé option droit international à Bordeaux. Camille l’obtiendra fièrement en 2015. Puis, une envie d’ailleurs pointe le bout de son nez. L’idée de partir voyager et de faire une pause entre sa licence et son master s’immisce dans son esprit.

Itinéraire Nouvelle-Zélande
Road trip de Camille en Nouvelle-Zélande.
© Justine Gayet

 

« Et puis mince, quitte à partir, autant partir loin »

Janvier 2016, c’est décidé, elle s’envole pour l’Océanie et plus particulièrement en Nouvelle-Zélande. Après 365 jours de préparation, 12 mois d’anticipation, le jour J arrive et « même pas peur ». Plus aucune hésitation, elle part à l’aventure, son sac sur ses épaules, son billet d’avion dans la main. C’est sereine qu’elle monte les marches de l’avion qui l’emmènera littéralement à l’autre bout du monde.

Arrivée dans l’hémisphère sud, Camille s’apprête à entamer un road trip sur l’île du Nord avant de rejoindre sa famille d’accueil. Elle visitera ainsi la Nouvelle-Zélande pendant deux semaines avant de rejoindre Suzanne, Pete et leurs trois enfants. Inscrite en tant que fille au pair, c’est par le biais d’un site internet qu’elle rencontre cette famille qui deviendra comme une famille adoptive pour elle. Située sur l’île nord dans la région de Hauke’s Bay, c’est dans une ferme qu’elle reste plusieurs mois à s’occuper de Bridget, Patrick et James. Elle y découvre un mélange de cultures anglo-saxonne et maori, de nouvelles traditions comme celle du partage et de la générosité que lui transmettent cette famille si chaleureuse. C’est dans ce contexte qu’elle décide de repousser son retour en France de quelques mois. Elle restera finalement 10 mois avec cette incroyable famille.

Envie de changer, envie de bouger.

Il faut savoir que Camille ne tient pas trop en place. A la recherche perpétuelle de nouveaux défis, elle postule en tant que serveuse dans un restaurant dans la ville de Napier. Elle s’y fait vite une place, plutôt à l’aise avec les clients, son patron souhaite la garder et lui confie une mission de taille : organiser un festival.

En effet, en voyant Camille passer ses jours de congés à s’intéresser au métier de Stacy, wedding planner pour le restaurant, elle apprend beaucoup à ses côtés. C’est naturellement que Camille accepte le nouveau challenge qui se présente à elle. Ni une, ni deux elle annule (encore une fois) ses billets retour.

Ses premiers pas dans l’événementiel :

L’objectif est d’organiser des rencontres musicales dans le vignoble où se situe le restaurant gastronomique. Ce festival vise à promouvoir les artistes Néo-Zélandais en proposant un format de festival à l’européenne, chose qui existe peu en Nouvelle-Zélande. Chaque dimanche un nouveau style musical est mis à l’honneur, du jazz au rock, des chants traditionnels maori à l’électro, ce festival se veut le plus éclectique possible. Déterminée Camille enchaîne en plus de son job de serveuse les différentes casquettes d’organisatrice de festival.

Ses missions sont multiples :

  • Démarcher des artistes
  • Trouver des partenaires
  • Concevoir des affiches et des flyers
  • Rédiger des post pour les réseaux sociaux
  • Gérer le bon déroulement de l’événement sur place

C’est finalement sans s’en rendre compte que Camille devient multi-casquettes. Elle acquiert ainsi les bases de l’événementiel et trouve enfin sa voie.

Et parfois, il suffit d’une rencontre…

Camille décide de reprendre ses études, il est temps pour elle de rentrer. Elle entame donc depuis son pays d’adoption ses recherches de formation. Puis, par le biais d’une rencontre entre expatriés organisée dans un café que Camille fait le rencontre de Romane Monjaux, qui n’est ni plus ni moins une ancienne MOSEL de la promo 9. Celle-ci la convainc de postuler dans cette formation qui a été pour elle très formatrice. C’est depuis le Laos qu’elle candidate à l’IUT de Belfort-Montbéliard, car avant de rentrer elle s’offre un dernier goût d’aventure en parcourant l’Asie du Sud Est pendant 5 mois en sac à dos.

L’heure des entretiens a sonné..

Acceptée dans la première phase de sélection, Camille est appelée à se présenter en entretien. C’est devant Stéphane Laurent (directeur de la Licence) et Magalie Bigey (intervenante dans la formation) qu’elle se retrouve le jour J. Plutôt sereine, elle défend ses motivations et son projet qui est de travailler dans l’événementiel culturel à l’international.

Le retour sur les bancs de l’école :

Après trois mois en MOSEL, Camille se sent plutôt à l’aise et confiante dans son choix d’orientation même si le mal du pays revient de temps en temps. Mais c’est auprès d’une promotion soudée et d’une colocataire MOSEL en or qu’elle retrouve du réconfort. Le rythme soutenu de la formation n’offre pas beaucoup de répit pour être nostalgique. En effet, pleins de nouveaux projets prenants se présentent à elle. Des projets tutorés aux projets de cours, en passant par les différentes missions du BDE pour lequel est elle vice-présidente, elle n’a pas le temps de s’ennuyer.

ASCAP Tennis
Le premier projet tutoré de Camille et de son groupe : Le Championnat de France Interclubs de Tennis Nationale A par l’ASCAP Tennis.
© Noémie Amblard

Les avantages des parcours « atypiques »

Le voyage de Camille et son parcours en licence de droit lui ont permis d’acquérir une confiance en elle et de la maturité. Elle a su, grâce à son road trip, gérer les petits imprévus qu’on expérimente en voyageant. Puis, en parallèle de ses études bordelaises, Camille a une expérience du monde du travail et du milieu associatif assez riche. Organisatrice d’ateliers de dégustation dans un club d’œnologie, ou travaillant pour le service client de Nespresso en animant des ateliers, ou encore en travaillant en tant que cheffe hôtesse au stade Matmut Atlantique de Bordeaux, sa polyvalence est aujourd’hui un véritable atout.

Le petit mot de la fin :

« Si j’avais un conseil à te donner, à toi, futur MOSEL qui hésite à postuler, de par ton parcours et tes expériences, n’hésite plus. Il faut oser dans la vie ! » Camille Hallaert- Promo #11

 


 Justine Gayet

Justine Gayet
Promo #11

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Comment réussir son PTUT (Projet tuteuré)

Cet article est pour toi futur Moselien ! Il te fera office de manuel pratique pour réussir ton projet tuteuré. Un des modules les plus importants de l’année est à réaliser en équipe de 4 et en collaboration avec des professionnels. Le but est de vous entraîner et/ou de vous orienter avant le Graal : le stage !

En guise de maître, nous allons suivre les conseils de Valentin (Promo 9), embauché à L’Axone (tu découvriras vite ce lieu et son directeur) à la suite d’un P.TUT et de son stage, en bref : l’homme à suivre !

photo groupe ehf
Le groupe qui s’est occupé de l’EHF et du WEDA

Les projets tutorés en MOSEL ?

Lors de ta deuxième journée à l’IUT, un ensemble de professionnels vient présenter des projets dans des domaines très variés (une convention geek, de l’événementiel grand public, des projets en rapport avec la musique…). A la suite de ça, notre grand gourou à tous mettra par « pack » de deux les différents projets. Tu devras sélectionner les trois qui te plaisent le plus. Plusieurs techniques s’offrent à toi, prendre le pack que tout le monde veut (et peut être ne pas l’avoir et se retrouver avec un 2ème ou 3ème choix, voir plus) ou (attention ruse de l’extrême) en choisir un moins apprécié par tes petits camarades (après avoir effectué un sondage) mais qui te plait assez pour travailler 6 mois dessus et que tu as plus de chances d’obtenir. A toi de faire ton choix.

Quelques jours passent, le verdict tombe, tu as 2 projets sur lesquels tu vas plancher pendant 6 mois avec des gens que tu viens à peine de rencontrer et des professionnels pas toujours très commodes (j’essaye de te faire peur mais en vrai ils sont gentils).

Le TOP 3 des conseils de Valentin (et moi)

Selon cet ancien de la promo 9 (que tu croiseras à l’Axone ou au WEDA) pour réussir son P.TUT, il faut savoir mettre des priorités « Sur les projets nous nous sommes tous répartis les tâches, certaines plus contraignantes que d’autres et nous priorisions à chaque fois les tâches critiques » mais il faut aussi savoir communiquer « le dialogue et la compréhension de l’autre a été notre clé de la réussite, en effet même si parfois le ton peut monter un peu, il suffit de privilégier le dialogue et refixer les objectifs pour mener à bien le projet ».  Je le rejoins totalement sur ce point, mieux vaut exprimer ses idées et être cash avec ton équipe (je t’avoue que je n’ai pas été facile tous les jours). Cela peut faire monter la sauce mais au moins tu évites toute ambiguïté et tout est clair entre toi et tes collaborateurs. Valentin vous conseille d’être aussi « à l’écoute des interlocuteurs, de prendre des initiatives raisonnables et utiles et de ne pas hésiter à faire des propositions ». C’est en partie ce qui lui a permis d’accéder à un stage. Les trois mots à retenir sont : prioriser, communiquer et écouter.

Petit conseil pour avoir un coup d’avance

Avant ses projets tuteurés, Valentin avait déjà prospecté pour obtenir un stage à L’Axone. Il a réussi à l’obtenir grâce au projet qu’il a mené pour la salle. Attention conseil d’ancien : avant d’arriver en MOSEL (quand tu as encore du temps libre) il peut être judicieux de demander à différentes entreprises si elles sont intéressées par tes services. Cela peut se passer de manières informelles comme Valentin l’a fait avec Florent Masson, directeur de L’Axone.  Il nous explique « Suite à l’organisation d’un voyage à Londres en DUT, le directeur de l’établissement était avec nous, il a pu voir le travail mené tout au long de la semaine et je lui ai posé la question afin de savoir s’il était prêt à m’accueillir dans sa structure si j’étais pris en MOSEL. La réponse a été oui, tout simplement. »  Avec cet exemple il illustre au combien le réseau et l’événementiel peuvent se jouer sur des petites choses.

 

Réseaux, réseaux, réseaux

Florent Masson acteur culturel important du Pays de Montbéliard.

Si MOSEL avait une devise ce serait celle-ci : Dans l’événementiel, le réseau permet beaucoup de possibilités : aller plus vite sur un projet ou encore d’être recommandé lorsque tu vas devoir chercher un emploi. Pour Valentin « le réseau se créé dès lors où tu es missionné par une entreprise / association pour réaliser un projet », notamment lors du projet tuteuré. Pour beaucoup, le réseautage peut paraître « fake » mais bien au contraire, selon Valentin, si le travail fourni est bien fait « le réseau devient plus fort et tu peux nouer même en plus qu’une simple relation de travail ».

Attention à ne pas trop en faire et à ne pas vouloir aller trop vite ! Il faut savoir se mettre en avant au bon moment, prendre des initiatives et montrer que tu es investi. Lors de ton passage en MOSEL, tu remarqueras que les professionnels se connaissent et qu’ils n’hésitent pas échanger des informations sur les étudiants. Fais attention aux propos que tu tiens et essaye d’être professionnel dès que tu sors (les recruteurs et maîtres de stages se cachent partout). Un projet tuteuré c’est aussi la création d’une roue de contacts solide pour entrer dans la vie active.

Pour finir je t’ai fait un petit lexique qui te permettra de prendre de l’avance sur ceux qui n’ont pas lu ce merveilleux article :

Commanditaire : entreprise ou association pour laquelle tu vas réaliser un projet.

P.TUT : abréviation pour Projet Tuteuré, si tu veux plus de renseignements je te laisse aller voir les articles des mes camarades Lucille et Noémie.

Rush : souvent lors d’une prestation ou au moment de rendre tous tes dossiers en même temps. Se caractérise par des moments de grosses montées d’adrénaline qu’il va falloir apprendre à gérer si tu veux travailler dans l’événementiel.

Tablette/enquête : tu vas organiser des événements mais tu vas aussi être bénévole sur ceux de tes camarades. Les prestataires demanderont des analyses du public ou des impacts que tu réalisera grace à SPHINX sur tablette.

 

Tu as maintenant quelques clefs qui (je l’espère) feront de tes projets des réussites.

 

Quentin
SCHAMING
https://www.linkedin.com/in/quentin-schaming-15a3a5a7/

Élodie et Thomas #promo2017 : Du virtuel au réel

Elle, c’est Élodie Cayot, 23 ans. Lui, c’est Thomas Costanzo alias “Doom”, 27 ans. Ils se sont rencontrés en promo 9 de LP MOSEL et ont pour passion : l’univers des jeux-vidéos et la culture japonaise. Ensemble et grâce au cours de création d’entreprise enseigné en MOSEL, ils sont les créateurs de la convention geek « Necronomi’Con » qui a lieu chaque année début février à l’Atraxion (parc expo de Belfort). Rencontre.

Elodie et Thomas avec l'affiche de la Necronomi'Con, saison 2 - Crédit : Clara Mischler
Elodie et Thomas avec l’affiche de la Necronomi’Con, saison 2 – Crédit : Clara Mischler

Elodie :  « MOSEL, ça change les gens »

Après un BTS Tourisme et une année en LEA (Langues Étrangères Appliquées), Elodie souhaite poursuivre ses études dans le domaine de l’événementiel. Originaire de Belfort, elle oriente rapidement son choix vers la licence pro MOSEL. Elle décrit son année comme 6 mois intenses, entre les cours et les actions de bénévolat lors des différents événements organisés le week-end. Elle a particulièrement apprécié toucher à des domaines différents tel le secteur sportif ou culturel. MOSEL lui a également apporté un réseau professionnel très large, grâce aux rencontres faites pendant l’année d’étude, qui lui sert encore à ce jour. Cette formation lui a permis de prendre confiance en elle et d’être aujourd’hui beaucoup plus à l’aise à l’oral et dans le monde professionnel en général.

Aujourd’hui, Elodie travaille à l’Office de Tourisme de Belfort, structure où elle a réalisé son stage de fin d’études MOSEL en 2017. Elle est désormais community manager. Son travail consiste notamment en la gestion du site internet et des réseaux sociaux.

 

Thomas : « MOSEL, ça prépare à l’avenir »

Le parcours de « Doom » ou également nommé « le papy de la promo 9 » est moins linéaire comparé à celui d’Elodie. Avant d’intégrer la licence, il a notamment fait des études d’électronique, d’électrotechnique, de mécanique et d’informatique. A côté de cela et depuis l’âge de 15 ans, il organise beaucoup d’événements parmi les nombreuses associations dont il est membre (une bonne dizaine, notamment dans les jeux, les jeux-vidéos ou encore les soirées étudiantes). Il s’est donc dit : « L’événementiel c’est marrant d’en faire tout le temps mais c’est mieux si je peux en vivre ».

C’est pourquoi il décide de reprendre ses études et d’intégrer la licence pro MOSEL afin de valider les méthodes apprises sur le terrain. Retourner sur les bancs de l’école après avoir travaillé 6 ans n’a pas été une mince affaire. Il a particulièrement eu du mal à se mettre au travail le soir après les cours tout en gérant les projets qui se sont rajoutés à côté au fur et à mesure de l’année. Pour lui, l’année MOSEL a été très formatrice. Elle lui a permis d’apprendre à monter un projet de A à Z et de mieux en maîtriser la communication. Il souligne également la chance d’avoir pu côtoyer des intervenants professionnels qui rendent l’enseignement moins scolaire.

Aujourd’hui, Thomas a fait le choix de se consacrer pleinement aux différentes associations dont il fait partie.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
La promo 9 avec Doum (à gauche) et Elodie (à droite) – Crédit : LP MOSEL

 

« En 3 mois il me semble que nous avons fait 12 événements […] ce qui permet de rencontrer plein de gens, aussi bien pour le carnet d’adresses que pour les compétences qu’ils peuvent transmettre… C’est super intéressant. »

 

Leur passion commune pour l’univers Geek

Quand elle se plonge volontiers dans la lecture d’un manga, lui peut passer des heures à jouer avec le dernier jeux-vidéo en vogue. Leur passion pour la culture nippone et les jeux-vidéos se complète au sein de l’univers Geek.

Thomas est un ancien joueur d’e-sport avec un niveau national et qui a organisé des compétitions. En 7-8 ans, il a eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde dans ce domaine et a participé à plusieurs grands salons de ce genre.

Quant à Élodie, sa passion pour la culture nippone découle des dessins animés japonais, tel que Pokemon. Elle trouve intéressante la culture du pays dans sa globalité : la nourriture, la musique (le groupe de J-pop et heavy metal Babymetal entre autre), le côté décalé des Japonais et le contraste avec leur côté très traditionnel… elle n’a pour l’instant pas encore eu la chance de s’y rendre.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
Concours Cosplay de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La création du groupe, « la seule fois de l’année où on a décidé de travailler ensemble »

L’un des projets majeurs de l’année en MOSEL est le cours de création d’entreprise. C’est dans ce cours que l’idée de la Necronomi’Con a vu le jour. Au lieu de se lancer dans la création d’un concert, sujet un peu « classique » quand on fait la licence MOSEL, Elodie et Doom ont souhaité proposer quelque chose de différent.

Bien que copains de promo, ils n’avaient pas encore eu l’occasion de travailler ensemble dans le même groupe. « Pour une fois qu’on travaille ensemble sur un projet, on fait quelque chose qui nous fait kiffer ». C’est ainsi qu’ils ont réussi à embrigader 2 autres camarades dans la création d’un événement.

Ce type de convention existent déjà dans d’autres villes mais pas encore en Franche-Comté. Grâce à la connaissance du groupe d’étudiants du parc des expositions de Belfort, ce lieu est devenu logiquement l’endroit le mieux adapté pour l’organisation de la convention. Au fur et à mesure des semaines, ils se sont beaucoup investis dans le projet. C’est pourquoi à un moment ils se sont dit que « ça serait marrant » de le rendre bien réel.

« C’est l’un des projets où on a eu vraiment envie de s’éclater. »

 

Du projet à la réalisation

Un mois après la présentation orale du projet devant un jury composé de Jérémy Durand (V2C Production – professeur du cours de création d’entreprise) et de Stéphane Laurent (responsable de la formation), que Thomas est invité dans le bureau de ce dernier. « La Nécronomi’Con en fait… ça peut marcher non ? Ça vous dit si on le fait ? » lui dit-il. « Chich ! » lui répond Doom.

La suite s’est enchaînée très rapidement. En effet, un projet de salon similaire allait voir le jour sur le territoire, dans 3 villes aux alentours. Il a fallu être réactif et efficace pour monter le projet et le faire mieux que la concurrence. En un an, ils n’ont pas chômé pour aboutir à l’organisation de la première édition de la Nécronomi’Con.

Avec l’appui de Stéphane Laurent et d’autres intervenants de la licence, ils ont créé l’association, réparti les rôles, enchaîné les rendez-vous avec la banque… leur connaissance du milieu et le fait qu’ils soient déjà allés sur d’autres conventions les a beaucoup aidé. La première édition de la Necronomi’Con a eu lieu à l’Atraxion les 3 et 4 février 2018 avec 6 000 visiteurs passionnés ou simplement curieux.

L'Atraxion à Belfort lors de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
L’Atraxion à Belfort lors de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La transmission de leur savoir

La Necronomi’Con est à ce jour encore présente dans la licence car elle fait partie de la liste des projets tuteurés proposés en début d’année à la nouvelle promotion MOSEL. Le travail est répartie en 2 équipes de 4 personnes : une équipe à la communication et une équipe à la production.

Quand on leur demande ce qu’ils ressentent maintenant qu’ils sont passés d’étudiants à commanditaires, la réponse est commune : ils n’ont pas vraiment l’impression d’être « passés de l’autre côté ». Ils ont une réelle envie de transmettre leur savoir et de donner la chance aux étudiants d’évoluer comme eux ont eu l’occasion de le faire.

Les missions sont adaptées en fonction de ce que les groupes veulent et sont capables de réaliser. Au lieu d’avoir un rapport hiérarchique, Thomas et Elodie, les membres de l’association ainsi que les étudiants deviennent tous collègues pendant la préparation : c’est un projet où les étudiants ont beaucoup d’autonomie et sont force de proposition.

L'équipe de la Necronomi'Con en 2018 - Crédit : Elodie Cayot
L’équipe de la Necronomi’Con en 2018 – Crédit : Elodie Cayot

 

Un dernier conseil ?

 « Au début, quand tu décides d’organiser un truc comme ça, tu as le monde contre toi ».

Un seul mot d’ordre : ne pas baisser les bras ! Quand on organise un événement d’une telle envergure, il y a forcément des moments qui sont plus tendus que d’autres. Des problèmes internes (dans l’équipe) ou externes (manque d’exposants à M-3 de l’événement) il y en aura. Le tout c’est de ne pas se laisser dépasser et se décourager. Et surtout, de rester naturel, humain.

Le but de l’événementiel est avant tout de partager et de faire de belles rencontres, non ?

 

Retrouvez ici toutes les photos de la Necronomi’Con 2018 (Portfolio Dorine Maillot).

 


Clara Mischler 
Promotion 2018-2019

Les P’Tut’, des expériences enrichissantes

Les projets tuteurés… Derrière ces mots qui ne veulent pas dire grand-chose, se cache un gros travail. Du temps, de l’énergie et de l’investissement, sont les maîtres-mots de ces projets.

Artistes sur la scène lors de la soirée celtique.
Concert lors de la soirée celtique du 31 octobre 2018 à l’Arche de Bethoncourt. © Lucille Contejean

Dès le premier jour de cours, Stephane Laurent a déjà tout prévu ! En une journée, défilent une petite quinzaine de commanditaires. Ceux-ci viennent présenter leur projet et ainsi, les missions qu’ils attendent de nous. Suite à ça, chaque MOSEL devra réfléchir et choisir parmi les 7 « packs » contenant chacun 2 projets. Des projets qui font rêver, d’autres un peu moins… Mais l’équilibre au sein des différents « packs » est plutôt bien fait. Deux jours plus tard, c’est jeudi… la composition des groupes de 4 est enfin dévoilée et au travail ! Comme tu l’auras compris, tu ne choisiras pas ton groupe en fonction de tes affinités avec les uns et les autres, mais bien en fonction des projets [NDLR : et de ton projet professionnel ou de tes envies] ! Les votes restent en effet, anonymes… Et c’est parti pour 6 mois ! Ça commence par les premiers contacts avec les commanditaires. Ensuite, la création de dossiers en ligne partagés entre les quatre membres du groupe. Et enfin, l’établissement des rétro-plannings, avant de rentrer dans le vif du sujet.

Ces projets représentent une partie prenante de tes soirées, de tes semaines, de ton année en tant que MOSEL ! Afin que tu comprennes mieux de quoi je parle, j’ai décidé d’interviewer 3 MOSEL de la promo #11 : Élise, Charlyne et Lison.

Gros plan sur les bracelets de la nocture étudiante
Les bracelets de la nocturne étudiante du 18 octobre 2018. © Marc Vervinck

Les projets tuteurés : en quoi ça consiste ?

Charlyne et son groupe travaillent sur l’organisation d’une soirée celtique, un événement musical qui se déroule à l’Arche de Bethoncourt. Ils doivent ainsi s’occuper de toute la partie communication de la soirée (diffusion de flyers et d’affiches, passage radio, réseaux sociaux, etc.). Quant au groupe d’Élise, ils ont l’honneur de travailler sur le premier événement tuteuré de l’année : la nocturne étudiante. Cette soirée a pour but de réunir les étudiants dans des lieux culturels de Montbéliard. Ces quatre MOSEL assurent également la communication, puis s’occupent de relayer les informations aux différents lieux. Aussi, leur mission principale consiste à la bonne gestion des bénévoles. Enfin, pour le groupe de Lison, c’est un événement familial et ludique : la Montbéli’Hard, une course à obstacles. Ces derniers ont l’occasion de participer à des actions de street marketing autour de l’événement, aux relations presse, à la communication et à l’animation de la soirée. Puis, ils ont aussi comme objectif la création d’un nouvel obstacle pour le parcours. Le but principal de ces projets est d’organiser au mieux l’événement en amont, pour en faire une réussite !

 

Charlyne avec le badge de la soirée celtique.
Charlyne avec le badge de la soirée celtique. © Lucille Contejean

Pourquoi sont-ils utiles ?

D’après mes trois interviewées, ces projets sont très intéressants autant personnellement que professionnellement. En effet, comme le dit Charlyne : « Ce que j’ai apprécié dans ce projet, c’est vraiment de pouvoir mettre mes connaissances en œuvre sur un projet concret. Les commanditaires nous font confiance et nous encadrent vraiment bien. C’est sympa de nous accorder du temps et de nous « laisser » leur projet. Pour nous il ne s’agit que d’un projet alors que pour eux, il y a de gros enjeux (financièrement et par rapport à la popularité par exemple). Ils connaissent les capacités de la licence MOSEL et je trouve ça vraiment chouette. ». Pour certains, c’est aussi une occasion de travailler sur des domaines inconnus, Lison m’a dit : « J’ai trouvé ce projet intéressant, car je n’avais jamais organisé d’événement sportif auparavant. ».

L’enseignement MOSEL, c’est également bénéficier de vraies expériences qui sortent du cadre scolaire. Travailler avec des professionnels et avoir des responsabilités sont des points mis en avant dans les P’Tut.

Des problèmes rencontrés ?

Oui, évidemment. S’il y a bien une chose en commun dans tous les événements quels qu’ils soient, c’est l’imprévu. Eh oui, l’événementiel c’est aussi gérer les problèmes auxquels nous n’avions pas pensé. Pour la nocturne étudiante, Élise nous raconte : « Les problèmes rencontrés sont notamment apparus pendant l’événement. Principalement avec des retards sur le planning. Aussi, il a fallu gérer le fait qu’il y ait trop peu de monde qui se rendent au Château (un des lieux de la soirée). ». Le groupe de la Montbéli’Hard n’avait également pas prévu le coup, comme Lison nous l’explique : « le nombre de coureurs étant plus élevé que prévu, un bouchon s’est créé au niveau de notre obstacle. ». Pour Charlyne, c’est au niveau des réseaux sociaux qu’il y a eu un imprévu : « Le seul hic que nous avons eu a été la création de l’événement en doublon sur Facebook. Ceci a réduit la cible de notre communication. ».

Elise assise derrière un bureau au musée du Château lors de la nocture étudiante
Elise lors de la nocturne étudiante. © Marc Vervinck

Une expérience parfois difficile mais dont on ressort changé

Comme le dit si bien Élise, ces projets sont difficiles mentalement, mais ils nous apprennent beaucoup de choses sur nous-même : « J’en retire une expérience surtout personnelle à vrai dire. Sur le fait d’apprendre à gérer mon temps et mes émotions. Je suis passée par beaucoup d’émotions ce jour-là, que ce soit du stress, de la déception, de la joie et du soulagement. ». Ces projets permettent également de nous montrer la réalité des choses, d’après Lison : « Le projet tuteuré m’a fait prendre conscience de la difficulté que représente la gestion de 6 000 personnes lors d’un événement, que ce soit pour les stocks de boissons et de nourriture, la logistique générale et surtout pour certains mécontentements du public lié à la forte affluence de l’événement. »

Portrait de Lison avec un badge "bénévole" autour du cou
Lison bénévole pour un événement projet tuteuré MOSEL. © Justine Gayet

Le travail en groupe : oui ou non ?

Pour les projets tuteurés, et pour à peu près tous les projets de l’année, travailler en groupe est imposé. Cependant, ce n’est pas toujours chose aisée. Pour Lison, ça se passe plutôt bien et elle est très satisfaite du groupe dans lequel elle est tombée : « Je pense que j’ai eu la chance d’avoir un groupe de projet tuteuré qui s’entend vraiment bien. Nous n’avons pas rencontré de difficultés à travailler ensemble, bien au contraire. ». Mais pour Élise, c’est un peu plus compliqué pour ce premier événement : « Au sein de ce projet, où peu de missions existent, il est vrai qu’il est difficile de travailler en groupe. Une mission ne nécessite pas l’intervention de 4 personnes. Donc il est facile de se marcher dessus sans le vouloir. ».

Les projets tut’, en 3 mots, ça donne quoi ?

Chaque MOSEL voit ces projets différemment… pour Elise, c’est la rigueur, l’évolution et les opportunités qui priment. Charlyne, elle, met en avant l’expérience, la connaissance et le fait que ce soit un travail intéressant. Quant à Lison, les projets sont, pour elle, enrichissants, professionnels et plaisants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les MOSEL, les projets tuteurés sont très importants. Principalement parce qu’ils vont les aider à se rendre compte de la réalité du métier. Ceci va grandement les aider pour débuter dans la vie active.

 


Lucille Contejean  
Promo #11
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La Necronomi’Con, 100% MOSEL

Initiée par des anciens étudiants de la neuvième promo de la LP MOSEL pendant le cours de création d’entreprise, la Necronomi’Con verra le jour les 3 et 4 février 2018 ! Ce sera le premier salon généraliste de la culture geek et nippone en Franche Comté. Sa première édition, un projet ambitieux qui implique également huit étudiants de la dixième promo, puisque ils devront présenter leur contribution à l’événement lors de leur soutenance de projet tuteuré.  Ces derniers sont ventilés en deux pôles, communication et gestion.

 » Première convention généraliste geek et nippone en Franche-Comté « 

Culture Geek, univers steampunk, BD, Comics, Culture Nippone, Jeux vidéo, Science-Fiction, Pop Culture, Cosplay… La Necronomi’con est un projet porté par l’association homonyme dont les membres ont à cœur tous ces domaines. Cette convention a vu le jour grâce à l’investissement de cinq passionnés, dont la volonté la plus chère est d‘apporter un événement reprenant les principes et les codes des plus grandes conventions de l’hexagone en Franche-Comté. En réponse à un manque cruel de ce type d’événement dans la région, ce salon apparaît comme la première convention généraliste geek et culture nippone en Franche-Comté.

Deux jours de rencontres et partages au Parc des Expositions l’Atraxion à Belfort-Andelnans : un espace de 3000 m² qui accueillera plus de 100 exposants et commerçants, des animations, des concours de cosplay, des conférences, des espaces jeux et retro-gaming, de quoi satisfaire un public très large ! L’attractivité de ce salon se manifestera aussi grâce à la présence d’invités de renommée, comme Marcus le célèbre présentateur de la chaîne Game One, ou le Youtubeur Demow’.

 

 » Du MOSEL, rien que du MOSEL ! « 

L’association Necronomi’Con est composée de Elodie Cayot la secrétaire, Thomas Constanzo le trésorier, Manon Brillaud et Roxanne Bourcy, tous quatre fraîchement sortis diplômés de la Licence Pro MOSEL en 2017. Le directeur de la formation Stéphane Laurent a décidé lui aussi de relever le challenge en devenant président de l’association. Cédric Chevrolet, intervenant professionnel pour le cours de création de message a proposé ses services de graphiste et également de tuteur pour encadrer le groupe s’occupant de la communication de l’événement. L’association a ensuite fait appel à Manon, ancienne étudiante de la promo 9 pour réaliser le site internet.

Pour cette première édition, la volonté de l’association a été de proposer l’événement en projet tuteuré. Un groupe axé sur la communication, un autre sur la gestion. Un véritable challenge pour une première année, et encore plus si on n’est pas forcément familier avec le milieu geek. Le plus de ce projet, une grande autonomie pour les étudiants ! En effet, toutes les propositions sont écoutées et discutées en groupe.

 

« Au vu de l’envergure de ce projet, il est important pour moi d’y faire contribuer des étudiants, qu’ils soient de Mosel ou d’ailleurs. Dans la culture en général et dans l’événementiel en particulier, surtout lorsque le projet est porté par une équipe restreinte et ouverte, c’est un très bon moyen d’enrichir son expérience et d’apprendre directement sur le terrain les réalités professionnelles. Peu importe le « service » que l’on rejoint, c’est aussi un énorme avantage que de pouvoir justement voir tous les métiers et savoir-faire qui se croisent sur ce type de projet. » 

Cédric Chevrolet, graphiste freelance et tuteur du pôle communication

 

Pour le pôle communication, le champ d’action est très large : relations presse et création de partenariats avec les médias, community management, mise à jour du site web, invitation des personnalités importantes ou encore adaptation de la charte graphique à différents supports de communication. L’association Necronomi’Con propose une véritable immersion professionnelle dans le milieu de la communication événementielle.

Du côté du pôle gestion, il leur est proposé une réelle expérience commerciale et logistique ! Entre négociations de contrats, contacts d’intervenants extérieurs (Youtubeurs, conférenciers, démonstrations de sports de combats voire même de sabre laser…), gestion des bénévoles et des invités, sécurité des lieux, vente d’espaces pour les exposants, le groupe participe à l’organisation générale de l’événement.

Si le succès est au rendez-vous de la Necronomi’Con les 3 et 4 Février 2018, le partenariat avec la licence Pro MOSEL pourra encore continuer, et qui sait, peut-être faire intervenir d’autres groupes d’étudiants d’horizons différents, pour une expérience encore plus enrichissante !

 

« La Licence Pro MOSEL a 10 ans. Depuis lors, nous soutenons des projets en tant qu’appui partiel ou total sur l’organisation amont. Maintenant, il est temps de proposer nous-mêmes un vrai évènement porté de A & Z par des étudiants et dont ils sont initiateurs. C’est la démonstration de notre savoir-faire accumulé. En nous souhaitant le succès. »

Stéphane Laurent, directeur de la formation LP MOSEL et président de l’association Necronomi’Con

Plus d’infos sur la Necronomi’Con

 

 

Agathe de BarochezAgathe de Barochez

Promotion MOSEL 2017-18

Récit d’une nantaise en Franche-Comté

Vendeur rencontré sur le marché de Besançon

 

L’annonce… 

« Nous avonsle plaisir de vous annoncer que votre candidature a été retenue. Bienvenue à l’Université de Belfort Montbéliard ». 

Ainsi, me voilà inscrite en MOSEL. Inutile de vous préciser que ma première réaction a été d’aller me renseigner quant à l’emplacement exact de « Montbéliard ». L’Est. Après 3 ans d’études supérieures dans ma belle ville nantaise, j’allais devoir traverser la France et m’installer loin des miens.

Voici le trajet que j’ai fait en Twingo.. Ce fut long… Très long

Une fois ma famille et mes amis prévenus, mon logement trouvé, mes affaires rassemblées, papa, maman et moi avons parcouru un certain nombre de kilomètres (820 km pour les curieux) afin de venir m’installer.

« Moi quand je suis arrivée ici, j’ai fait une dépression » – inconnue rencontrée au Leclerc de Montbéliard

Su-per ! Me voilà donc téléportée en Bourgogne-Franche-Comté, région de la saucisse, du fromage et de la voiture Peugeot…

Ce ton ironique n’est pas à prendre au sérieux évidemment. Rapidement, j’ai pu me rendre compte que j’avais de la chance d’être arrivée ici. La formation que j’intégrais allait me donner la possibilité de faire de belles rencontres et d’enrichir mon expérience professionnelle et personnelle.

Certes, mes 6 mois de formation s’annonçaient riches et intenses, mais qu’en serait-il de mon quotidien ? Qu’allais-je faire de mon temps libre ?

 

Sylvianne et Cie

Une nantaise à Montbéliard

Il faut savoir que la Franche Comté, c’est une petite région située entre le Rhône-Alpes, l’Alsace et la Lorraine. Celle-ci est approximativement constituée de 80% d’humains, 10% de vaches (NDLR : les montbéliardes), 7% de poules et 3% de cochons. Vous y trouverez également de très beaux paysages.

En ce qui concerne ma vie à Montbéliard, je ne vais pas vous mentir en vous disant que c’est une ville très dynamique et vivante. J’ai d’ailleurs tendance à penser que les gens vivent au rythme du soleil : dès qu’il se lève, les rues sont animées mais dès que la nuit tombe, tout le monde disparaît. Cependant, certains lieux sont à connaître et la promo10 MOSEL a rapidement trouvé son QG : le Local, petit bar au centre de la ville où l’on sert de bonnes boissons et de bons produits locaux jusque tard le soir.

Niveau verdure, le Près la Rose, grand parc naturel de Montbéliard, est très reposant et agréable. Pour les plus sportifs, la base de loisirs de Brognard vous donne la possibilité d’aller vous défouler dans un cadre sympathique. Je n’ai toujours pas visité l’incontournable Musée Peugeot mais compte bien y aller avant la fin de ma formation… Promis !

J’ai également eu l’occasion d’explorer de belles villes aux alentours telles que Besançon et Belfort et leurs magnifiques citadelles. Croyez-le ou non, nombreuses sont les activités, les concerts et les événements proposés dans la région (pour avoir un aperçu des projets tutorés pris en mains par les étudiants MOSEL cette année, cliquez ici)

Que ce soit à un niveau sportif, culturel ou musical, tout le monde peut y trouver son bonheur, vous n’avez plus qu’à vous servir !

 

Le dialecte local : de quoi nous laisser pantois …

Lulu la Belfortaine

 

 

 

Je préfère vous prévenir quant à l’accent atypique de la région. Le franc-comtois parle leeeennnnteeement et certaines expressions locales me laissent parfois sceptique. Avec le temps, je trouve que cela rajoute au charme de la région et je l’apprécie de plus en plus. Vous trouverez ci-dessous, quelques expressions que j’ai eu plaisir à entendre ici… 

 

 

 

 

Top 5 des expressions les plus utilisées en Franche-Comté :

« Besac » : abréviation de Besançon, capitale franc-comtoise (Si,si Besançon comte actuellement plus de 100 000 habitants )

« T’as meilleur temps » : « tu ferais mieux »

« Beuillot » : personne un peu maline, voire sotte

« Cornet » : Quand tous les français pensent à une glace, les Franc-comtois comprennent un sac pour les courses

5 « Murie » : si vous entendez ce terme sortir de la bouche d’un franc-comtois, c’est qu’il vous insulte !

 

Nous pourrions agrémenter ce classement par :

– « Goumeau » : mixture étrange à la texture du flan que les cuisinières locales utilisent pour gâcher une bonne tarte aux pommes

« Dious » : dieu en patois local : « Nom de Dious ! » « Cré vingt Dious ! » « Bon Dious ! »

« Patemouille » (n.f) : chiffon humide servant à nettoyer la table de la cuisine

« Chni » (n.f) :(orthographe à vérifier) = petit tas de poussière fait pendant le ménage

« Daubot » (n.f) : personne de petite taille

« Colle » (n.f) : autre nom de la cancoillotte

J’espère que cette leçon vous a plu car vous en aurez besoin, croyez-moi !

En France, nous avons la chance de pouvoir être dépaysés après quelques heures de route. Les paysages se multiplient aux quatre coins de l’hexagone, les architectures changent, sans parler des variétés culinaires présentes sur le territoire…

 

Anouk la Lédonienne

Au pied du sapin il y aura…

Cancoillotte, Mont D’Or, Morbier, Comté*, bière Rouget de l’Isle, Saucisse de Morteau*, Pochouse, Griotines… Le tout accompagné d’un excellent Vin Jaune*… Vous le comprendrez, en Franche-Comté on mange bien !

Pour les gourmands et adeptes de bons plats comme moi, rien de mieux que d’avoir posé ses valises ici. Alors oui, entre les bons fromages, l’excellente charcuterie et les plats mijotés locaux, votre séjour en Franche-Comté ne vous fera pas perdre de poids. Mais avouez qu’il serait dommage de ne pas en profiter…

 

Zoom sur trois spécialités locales

* Petit portrait d’un grand fromage local : le Comté

Le Comté AOP est THE fromage de la Franche-Comté. il est produit dans le Massif du Jura qui s’étend sur le Jura, le Doubs et l’Ain.

Pour faire un bon Comté, il vous faudra des vaches de races Montbéliarde (logique !). Mais ce n’est pas tout (ce serait trop facile), une « fruitière », petite fromagerie artisanale est également recommandée.

*La belle de Morteau

Depuis le XVIIIème, la saucisse de Morteau est exclusivement produite sur les plateaux et les montagnes du massif jurassien du Haut-Doubs. Vous reconnaîtrez cette saucisse grâce à sa scelle métallique et une cheville de bois refermant son boyau (Hmmmmm…)

Pour faire une bonne saucisse de Morteau, il vous faudra habiter à plus de 600m d’altitude et élever des porcs francs-comtois exclusivement nourris aux céréales et au petit lait. Pour les adeptes de ce produit, un fumoir leur est fortement recommandé car la Belle de Morteau est fumée pendant près de 48h sur un feu de sciure de sapin, d’épicéa et de genévrier, et ce, dans des cheminées pouvant atteindre plus de 14m de haut ! (Waouhh !!)

Lucas (Debout, 3ème en partant de la droite) entouré de ses copains venus d’ici… et du Danemark

*Le Vin Jaune

Ne repartez pas de la Franche-Comté sans avoir goûté le fameux Vin Jaune ! Ce breuvage repose minimum 6 ans et 3 mois avant d’être commercialisé. Comme vous pouvez le constater, le Vin Jaune est un produit de tradition et de patience. Les jurassiens l’honorent d’ailleurs le premier week-end de Février lors de la Percée du Vin Jaune qui n’est autre que l’une des premières fêtes viticoles de France (et qui attire plus de 45 000 visiteurs à chaque édition… Eh oui on en fait des choses en Franche-Comté !)

Passons au choses sérieuses : l’hiver en Franche-Comté

Hormis la cuisine locale que je goûte peu à peu depuis mon arrivée, il me tarde de découvrir la région sous la féérie de Noël.

« Ah mais vous avez déjà froid là ?! La première année où je suis arrivée en Franche-Comté, il a fait -17° » – Professeure en développement personnel

La Franche-Comté c’est quand même un autre monde. Moi qui ne vis que lorsqu’il fait chaud et qui adore donc l’été, je vous laisse vous imaginer ma tête. Ce ne sont pas mes petites chaussures en daim, mon « petit » manteau d’hiver et mon joli bonnet qui me permettront de survivre ici. Si les températures continuent de descendre, je vais d’ailleurs devoir investir dans les Moon Boots et la doudoune… Je ne suis pas prête…

Mais bon, la Franche-Comté, c’est aussi une belle petite région pleine de montagnes située à deux pas de la frontière Suisse et Allemande. Ainsi, rien ne vous empêchera d’étendre votre curiosité au-delà de Montbéliard et d’aller visiter les beaux paysages enneigés qui s’offrent à vous.

Jacques et Michelle devant l’Eglise Saint-Maurice, Besançon

Pour finir… 

Au début de cet article, on aurait pu croire que j’allais vous décrire une région totalement inhabitée où rien ne se passe. Mais au contraire, j’ai découvert Montbéliard et tous les jours, je me rends compte de l’opportunité d’être ici. Je ne regrette pas mon choix. Cependant, j’ai conscience qu’il n’est pas facile de s’éloigner. C’est tout à fait humain que d’appréhender de quitter ses proches et ses petites habitudes.

Mais au final, MOSEL, c’est 6 mois d’une riche aventure. Et puis en vous engageant dans cette formation c’est toute une famille que vous allez découvrir, des liens que vous allez tisser, des personnes que vous allez rencontrer… MOSEL c’est une belle mosaïque de la France : Marseille, Vichy, Angers, Orléans, Lille, Strasbourg… Un beau mélange de saveurs !

 

MOSEL#10

 

J’espère qu’à travers cet aperçu de la Franche-Comté, je vous ai donné envie de venir découvrir ce petit bout de territoire.

Je finis cet article en vous disant que malgré les températures extrêmes de l’hiver, les expressions locales et les plats très forts en fromage, le Franc-Comtois a le cœur chaud et il reste une personne très accueillante qui vous fera aimer la région un peu plus chaque jour…

Alors, on se retrouve en MOSEL ?

 


Perrine Mercier Promotion Mosel 2018Perrine Mercier

Promotion Mosel 2017-18

 

 

Michaël Cornée : parcours d’un amoureux de l’événementiel sportif

#ÉNERGIE #PASSION #FRATERNITÉ

Étudiant au sein de la promotion numéro 9, Michaël a pris le temps de nous faire partager son parcours, sa passion pour le milieu sportif et surtout, sa propre perception de l’aventure MOSEL. Actuellement agent de développement et de communication au CDOS 63, l’ancien étudiant est aujourd’hui épanoui professionnellement.

Michaël le jour de l’événement réalisé au sein de sa structure de stage, Special Olympics France. © Droits reservés

En 2014, Michaël intègre l’IUT de Besançon-Vesoul et débute une formation de deux ans dans la communication. Cette dernière lui permet d’obtenir des bases solides dans le domaine et de se découvrir un réel attrait pour l’événementiel. Fortement impliqué dans le sport, plus particulièrement dans le football, la licence professionnelle Marketing et Communication des Organisations du spectacle, de l’événementiel et des loisirs est alors apparue comme une évidence.

L’aventure « Mosel and cie »

  • De nombreux partenaires

Aux yeux du jeune diplômé MOSEL, la formation comporte de nombreux atouts. Parmi eux, les partenaires emblématiques de la région avec notamment le FC Sochaux-Montbéliard, club de football professionnel. Côté culturel, on retrouve le MOLOCO à Audincourt ou encore les Eurockéennes de Belfort.

  • Des projets tuteurés formateurs

Les projets tuteurés axés sur le sport se révélaient aussi être une réelle plus-value professionnelle. Michaël a eu l’occasion d’œuvrer pendant 6 mois à l’organisation du championnat de France de Judo et du match de gala pour l’ASCAP handball féminin. Au sein d’une équipe soudée, il répond à différentes missions telles que : la recherche de partenaires, la mise en place d’une stratégie de communication digitale ou encore la gestion de la logistique des événements.

Le travail de groupe est récurrent au sein de la formation. L’événementiel est un métier qui ne s’exerce pas en solitaire. C’est pourquoi la licence professionnelle place au maximum les étudiants en conditions réelles de travail. Il s’agit d’apprendre de l’autre, de se compléter et de réussir à monter des projets dans la cohésion. Notre interviewé aborde le sujet avec une touche d’humour : « Je peux fièrement dire qu’on est l’un, si ce n’est le seul groupe à ne jamais s’être vraiment pris la tête ! ». Et oui, ce n’est pas toujours évident d’expliquer un point de vue différent avec calme et assertivité.

L’équipe projet de Michaël aux championnats de France de judo, avec Cyrille Maret médaillé de bronze aux jeux olympiques de Rio. © Droits reservés
  • 16 semaines en entreprise

De plus, la licence professionnelle permet aux étudiants d’effectuer un stage de 4 mois en situation concrète. C’est au sein de l’association « Special Olympics France », que Michaël met en application l’apprentissage reçu. Conjointement avec l’équipe communication, il organise des événements sportifs, notamment une course relais interentreprises à Bordeaux.  Le but est de récolter des fonds pour les personnes en situation de handicap mental.

Michael tient également à souligner l’enseignement de qualité que reçoivent les étudiants MOSEL. En effet, l’équipe professorale est composée en grande majorité d’intervenants extérieurs. Tous sont des professionnels dans leur domaine, et transmettent avec passion leurs compétences. Leurs expériences rendent les cours concrets, et permettent aux étudiants de prendre conscience du travail qu’ils seront amenés à faire.

Enfin, notre jeune diplômé est reconnaissant envers le directeur de formation, Stéphane Laurent, sans qui la licence ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Il confie : « le bureau de Stéphane est toujours ouvert,  toute la promo avait régulièrement besoin de ses conseils ».

C’est avec émotion que le jeune homme revient sur ces 6 mois intenses, au sein de la promo 09. Si on lui demande quel est son meilleur souvenir au cours de cette licence professionnelle, Michael répond : « Mon plus beau souvenir n’est pas une date précise mais un moment dirais-je. Celui où je me suis rendu compte que j’avais trouvé ma voie ». Il ajoute : « Je ne m’attendais pas à recevoir autant en arrivant en MOSEL, aussi bien professionnellement qu’humainement ».

Le CDOS 63 : Premier pas dans le milieu professionnel

Le premier objectif de la licence est l’insertion professionnelle. Et ça, Michael l’a bien compris ! Diplôme en poche fin juin, l’étudiant répond à une offre de travail et est immédiatement embauché. Depuis début septembre, il occupe le poste d’agent de développement et de communication au CDOS 63 à Moulins. Ses missions s’articulent autour du développement des activités sportives. En permanence à la recherche de nouveaux partenaires, Michael est chargé d’assurer la communication entre eux et le CDOS. En charge du site internet, il occupe également le poste de community manager. Récemment, il participe à l’organisation d’une marche de 50 km, au profit du Téléthon.  En effet, 1 kilomètre marché, c’est 1 euro récolté. Suffisamment préparé, il affirme ne pas avoir été effrayé par le monde du travail. Son désir d’exercer dans le milieu sportif en alliant communication et événementiel est pleinement réalisé.

Revenons plus en détails sur son organisme de travail. Le CDOS, de ses initiales Comité Départemental Olympique et Sportif, anime et assure la promotion du mouvement sportif. En se rapprochant des associations sportives, l’organisme entend bien leur rendre la vie plus facile ! C’est donc un véritable centre de ressources pour les bénévoles et les dirigeants sportifs, disposant au-delà de ses propres moyens d’action, d’un réseau développé de partenaires multiples.

En continuité avec son projet de départ, la licence professionnelle MOSEL lui a permis de faire d’une passion, un métier. À long terme, le jeune homme rêve d’exercer au coeur d’un club professionnel de football. On remercie Michael de nous avoir fait partager son expérience, et lui souhaite bon vent pour ses projets à venir !

 

Justine Degrace Promotion Mosel 2018Justine Degrace

Promotion MOSEL 2017-18

Promo #9 : Guillaume KLINGUER nous raconte !

Témoignage d’un ancien étudiant de la Promo #9. Après deux années passées au sein du DUT Information Communication de Besançon, Guillaume KLINGUER a décidé d’entrer en Licence Professionnelle MOSEL. Découvrons le parcours de ce passionné de sport et d’événementiel. 

Guillaume KLINGUER (© Guillaume KLINGUER)

 

Parcours pré-MOSEL

Originaire de Lure en Haute-Saône, Guillaume KLINGUER obtient son BAC ES (mention bien s’il vous plaît !) en 2014, au lycée Colomb de Lure. Cette année restera gravée dans sa mémoire, car en plus de l’obtention de son bac, il s’agit également de la 20ème édition de la Coupe du Monde de Football. Comme on peut le deviner, Guillaume est un féru de Foot, et de sport en général.

Cette passion pour le sport lui donne même envie de devenir journaliste sportif plus tard. Pour cela, il décide d’effectuer des études d’Information Communication, et après avoir visité plusieurs établissements, son choix s’arrête sur l’IUT Infocom de Besançon. En effet, c’est avec cet établissement qu’il a le plus accroché, grâce à l’accueil des élèves lors des portes ouvertes, mais également grâce aux nombreux projets proposés par l’IUT.

Au fur et à mesure de son DUT et de ses différentes expériences, il se rend compte que la communication pure lui plaît réellement, et ses envies de devenir journaliste s’amenuisent. Cependant, son penchant pour la rédaction a été un réel atout pour lui lors de son DUT, et il a été heureux de pouvoir conserver cet aspect rédactionnel tout au long de ses études supérieures.

La Licence Pro MOSEL

La LP MOSEL ? Guillaume y pense avant même de commencer son DUT. Une formation qui allie communication et sport, il ne peut pas passer à côté. Sûr de son choix et de ses capacités pour être accepté dans cette licence, il ne postule d’ailleurs que pour celle-ci. Le programme, les cours, ainsi que les intervenants, tout l’attire dans cette formation. Le côté professionnalisant, avec des projets tuteurés concrets, un contact régulier avec des professionnels et le stage de quatre mois le confortent dans sa décision. Il prend néanmoins un risque en ne se présentant qu’à cette seule Licence Professionnelle. Il prend donc son temps afin d’établir un dossier béton, et se prépare longuement pour l’entretien oral.

Pourtant, malgré son bon dossier et sa préparation, l’entretien ne se déroule pas comme prévu. En effet, le rôle des intervenants de MOSEL et surtout du directeur de la formation, Stéphane LAURENT, est de bousculer les étudiants lors de l’entretien, afin de voir s’ils sauront résister à la pression et convaincre leur auditoire. Fort heureusement, une semaine plus tard, M. LAURENT appelle Guillaume afin de lui annoncer son admission à la formation. Apparemment, Guillaume a eu du cran et il a réussi à défendre son projet !

Les premiers temps

Arrivé à la rentrée, Guillaume réalise tout de suite que le rythme va être intensif, et que la formation a pour but de faire d’eux de véritables professionnels de l’événementiel, en moins de six mois. Ce temps limité oblige à une allure soutenue, et il va falloir gérer les travaux personnels, de groupe, les projets tuteurés et également la recherche de stage, tout cela en même temps.

L’intégration dans la classe est plutôt facile pour Guillaume, qui connait déjà très bien l’un de ses camarades, Michael Cornée, ancien de l’IUT Infocom de Besançon également. De plus, les travaux de groupe qui démarrent dés les premiers jours aident à briser la glace et à faire connaissance.

Photo de classe Licence Professionnelle MOSEL Bâle
Photo de classe de la promo #9, prise lors de la journée d’intégration à Bâle. (© Stéphane LAURENT)

L’ambiance MOSEL

Selon lui, l’année est bordée de moments forts, il est donc compliqué pour lui d’en choisir un seul. Cependant, le Week-End Des Anciens (projet porté chaque année par un groupe d’étudiants, où anciens et actuels élèves se retrouvent durant un week-end) est l’élément qui lui a fait prendre conscience de l’étendue du réseau que peut apporter la licence professionnelle MOSEL. Ce week-end permet également de réaliser la qualité de la formation, lorsque l’on voit la réussite des anciens étudiants.

Photo Week-End des Anciens 2017
Photo prise lors du Week-End des Anciens 2017, sur le thème du cirque. (© Droits réservés)

Les intervenants professionnels apportent une réelle plus-value selon Guillaume. Ils amènent leurs regards de spécialistes, et ont une pédagogie différente de celle des professeurs. Ils font travailler les étudiants sur des cas concrets auxquels ils ont été confrontés. Sans oublier le fait qu’ils permettent de commencer à se créer un réseau. Cette complémentarité enseignants/professionnels permet d’acquérir une grande ouverture d’esprit sur le monde de l’événementiel.

Enfin, l’entraide qui règne au sein de cette formation et qui pousse chacun à être bénévole lors des événements des autres groupes a cet avantage de fournir une grande expérience à chacun, en permettant d’assister aux coulisses de beaucoup d’événements, et d’être acteur de ces différentes manifestations.

Les projets tuteurés

La Licence Professionnelle MOSEL a deux grands axes qui sont la culture et le sport. Étant donné le goût prononcé de Guillaume pour le sport, il a choisi deux projets tuteurés qui portaient sur des thématiques sportives. Il s’agit du Championnat de France de Judo organisé par la Ligue de Bourgogne Franche-Comté pour la Fédération Française de Judo, et de l’organisation d’un match de Gala de Handball pour l’ASCAP.

Durant le projet du Championnat de France de Judo, Guillaume est chargé de la gestion des bénévoles et des relations presse, afin de toujours garder un pied dans le domaine du journalisme, qui lui plaît particulièrement. Lui et son équipe ont dû s’adapter et apprendre à gérer quelques contraintes. En effet, le fait qu’il s’agisse d’un événement National forçait la Fédération à ne pas laisser beaucoup de liberté aux étudiants surtout en ce qui concerne les réseaux sociaux.

Toute la Team au complet (Guillaume KLINGUER, Mickael CORNEE, Julie DELORT et Thomas MAMELA) lors du Championnat de France de Judo ! (© Droits réservés)

 

Concernant le Gala de Handball de l’ASCAP, la liberté est beaucoup plus présente car les enjeux et le public touché ne sont pas les mêmes. Son équipe et lui choisissent comme thème la journée internationale du handicap. Une tombola est organisée lors de l’événement, et les fonds récoltés sont  reversés à l’association Kiwanis, qui œuvre pour des enfants malades, handicapés ou défavorisés. Ici encore, Guillaume s’occupe des relations presse et il a également pour mission de trouver les lots de la tombola. Le jour de l’événement, il gère le son. Et oui, il faut être polyvalent dans l’événementiel !

Déjà la fin…

Afin de mettre en application leurs cinq mois de cours intensifs, les étudiants de MOSEL doivent effectuer un stage de quatre mois, une fois les cours terminés au mois de Février. Guillaume, lui, choisi d’effectuer son stage au sein du Triathlon du Val de Gray. Quand on vous dis qu’il est fana de sport !

Guillaume lors du Triathlon du Val de Gray. (© Mohamed Kessab)

Durant son stage, il s’occupe surtout de la stratégie de communication, du marketing, des relations presse (encore et toujours !), ainsi que des partenaires. Il s’entend très bien avec ses collègues ainsi qu’avec les bénévoles, et il ne retire que du positif de ce stage. Cette expérience lui a permis de progresser au niveau de la logistique et de développer encore un peu plus son réseau.

Dans le futur, Guillaume souhaite travailler en tant que chargé de communication dans une organisation sportive (club, ligue, fédération…) ou encore dans l’équipe de communication d’un événement sportif. Pour l’heure, il a surtout hâte retrouver toute la promo #9 lors du Week-End des Anciens qui se déroulera les 27 et 28 janvier 2018 !

 


Lucile Géant Promo Mosel 2017-18Lucile GEANT

Promotion MOSEL 2017-18

 

Et après la Licence Professionnelle MOSEL ?

C’est bien beau de faire une Licence Professionnelle, mais après ? Pourquoi faire une Licence Professionnelle ? Quels sont les débouchés ? Un profil plutôt culturel ou encore sportif ? Qu’ont fait les anciens étudiants après la Licence Pro MOSEL ? Tant de questions auxquelles je vais répondre, juste en dessous !

Que faire après une LP MOSEL ?

Pourquoi faire une Licence Professionnelle ?

Une Licence Professionnelle permet à un étudiant de réaliser un an d’étude en apprenant auprès de professionnels afin d’atteindre un diplôme Bac+3.

La Licence est dite « Professionnelle » car elle permet un tremplin vers l’emploi tout en se spécialisant.

L’année est divisée en deux partie : la première plutôt théorique avec des intervenants professionnels, et la deuxième partie est beaucoup plus « terrain » grâce à un stage de 4 mois en entreprise.

Réaliser une Licence Professionnelle permet aux étudiants de rentrer rapidement dans le monde du travail tout en étant formé dans un domaine précis.

 

Les débouchés ?

En général, les étudiants ressemble plutôt à un profil culture ou sportif. D’autres ne sont pas encore décidé… Mais quels sont les débouchés après cette Licence ?

Après la Licence Pro MOSEL, nombreux  sont les débouchés : chargé(e) de développement marketing et communication, chargé(e) du développement et des relations avec le public, chargé(e) de l’organisation d’événements sportifs ou culturels, chargé(e) de communication… Mais lequel choisir ?

Au niveau culturel, il est possible d’être recruté dans un centre de loisirs, un parc d’animation/attraction, un musée privé ou public, dans des multiplexes, des entreprises du spectacle, théâtres, festivals, centres de vacances ou grands hôtels, station touristique, des offices de tourismes, etc.

Au niveau sportif, il est possible d’être recruté par des sociétés d’événements sportifs, des fédérations, ligues ou comités, des centres de remise en forme, des comités d’entreprise, collectivités territoriales, régionales, départementales, communales et intercommunales, des clubs sportifs, etc.

La spécialisation dans un domaine culturel, loisirs, artistique ou bien sportif, permet d’acquérir un bon nombre de connaissances pour ainsi intégrer rapidement le monde du travail.

Le stage de 4 mois permet aux étudiants de découvrir concrètement le monde professionnel dans le domaine de l’événementiel. Ce stage doit permettre à l’étudiant de trouver un emploi rapidement.

Beaucoup d’élèves ont été embauchés suite à leur stage, d’autres se sont réorientés, d’autres n’ont pas voulu rester dans ce domaine, ou encore n’ont pas trouvé d’emploi directement après le stage.

Il faut savoir que parmi les diplômés, 86% des étudiants trouvent un emploi suivant les 18 mois après la formation. 30 mois après le diplôme, 94% des étudiants obtiennent un emploi. L’insertion professionnelle est donc relativement rapide.

Le type de contrat de travail obtenu par les étudiants est à 50% un CDI, suivi à 33% du CDD. Les pourcentages restants sont générés par des contrats d’intermittents du spectacle.

Le temps d’attente entre l’obtention du diplôme et l’emploi est assez rapide. En effet, plus de 100% des élèves trouvent un emploi 30 mois après la formation.

Tout cela pour dire que cette Licence Pro MOSEL porte bien son nom : elle est professionnelle et donc professionnalisante.

 

Et quelques témoignages…

 

Audrey Haas – Promo 9

« J’ai trouvé un job à la suite de la Licence grâce à mon stage. J’ai été « embauchée » à la fin de mon stage, en intermittence, chez V2C en tant que chargée de production et diffusion. Le métier de chargée de production était celui que j’envisageais à mon arrivée dans la Licence. En revanche, le métier de chargée de diffusion (bookeur) n’était pas quelque chose que j’avais envisagé. Aujourd’hui, V2C me forme à ce métier et la Licence aura été un véritable tremplin dans ma carrière professionnelle. »

 

Charline Guyot – Promo 9

« Après la Licence et après mon stage, je n’avais pas envie de continuer mes études, et puis ce n’était pas le but ! En revanche, c’est le monde du travail qui ne voulait pas de moi. J’ai donc décidé de réaliser un service civique.

Je suis actuellement « animatrice » dans un café associatif, enfin c’est ce qui est écrit sur ma fiche de poste. En réalité, je construis toute la programmation culturelle du lieu (expos, concerts, ateliers, soirées, etc) et évidemment, je communique sur ces événements. C’est bien plus « bandant » de dire « programmatrice » qu’ « animatrice » !

Personnellement, je ne m’attendais pas à ça en sortant de la Licence, non… J’ai toujours été dans la catégorie des « Bisounours », je pensais que ce serait simple de trouver un job dans l’événementiel. Pourtant, l’expérience que je vis aujourd’hui est très formatrice et méga cool… Le service civique ne remplace pas un « vrai job », mais pallie un manque d’expérience.

Bref, tout ça pour dire que c’est l’aventure MOSEL qui façonne un peu notre manière de penser, de voir les choses, et de devenir ce que l’on souhaite. »

 

Charlotte Fecheter Promo Mosel 2017-18Charlotte Fechter

Promotion MOSEL 2017-18

Promo 1 : Caroline témoigne !

En 2008, vous aviez 10 ans, 11 voire 12 ? Eh bien, Caroline, elle, en avait 20 et intégrait déjà la licence MOSEL fraîchement créée à l’IUT de Belfort-Montbéliard. Elle a quitté Besançon pour faire partie de la « first one » et en a retiré une très bonne expérience et un métier en poche. Elle raconte son parcours.

Caroline Gehant
Caroline Géhant : étudiante MOSEL promo 1 – Droits réservés

La licence professionnelle Marketing et communication des Organisations du Sport, de l’Evenementiel et des Loisirs (MOSEL) a effectivement connu sa première année de lancement en septembre 2008. Elle est née d’un constat simple : très peu de licences spécialisées dans l’événementiel existaient en France. Le département GACO de l’Institut Universitaire Technologique (IUT) de Belfort-Montbéliard s’est alors chargé de faire naître une formation événementielle professionnalisante digne de ce nom. Cette dernière a accueilli ses tous premiers étudiants… parmi eux Caroline Géhant.

 

Mais qui est Caroline ?

Cette jeune femme est originaire de Franche-Comté. Très attachée à sa région, elle ne la quittera pour rien au monde, ou si justement si elle la quitte, c’est pour encore mieux découvrir le Monde. Elle vit donc aujourd’hui à Besançon où elle y travaille. Elle s’occupe de la Communication au Parc des Expositions et des Congrès de Besançon, que l’on nomme MICROPOLIS.

Micropolis salle
Une des salles de Micropolis, Besançon – Droits réservés

 

Zoom sur Micropolis

Situé à l’Ouest de Besançon, Micropolis (société d’économie mixte) est composé de huit halls d’expositions, tout PMR, répartis sur une zone divisée en espace Nord et espace Sud. L’espace Nord accueille essentiellement les activités festives et les grandes expositions. L’espace Sud est composé d’un bâtiment : le palais des congrès.

Quelques évènements organisés par Micropolis :

  • Salon du cheval
  • Salon des mariés
  • Salon des antiquaires
  • Foire comtoise
  • Rétropolis

Caroline est Responsable Communication et Relations presse depuis bientôt 9 ans. Eh, oui, le temps « étudiant » est déjà bien loin, comme elle le dit, le cap des 30 ans lui fait même bientôt de l’œil ! Avec une petite pointe de nostalgie, elle nous a parlé de la licence pro MOSEL, mais aussi de l’après-MOSEL pour vous donner une idée de ce que l’on peut faire après la licence et surtout ce qu’elle apporte.

 

Si on dévoilait son parcours maintenant ?

Un parcours d’une simplicité et d’une efficacité telle, que l’on a envie de croire en l’insertion professionnelle après la licence. On vous l’accorde, l’insertion n’est pas immédiate pour tous les étudiants MOSEL, mais c’est une réalité, la preuve avec le parcours de Caroline.

Pendant la formation, Caroline avait deux envies de stage : intégrer le FC Sochaux-Montbéliard (FCSM) – club de football en ligue 1 de Montbéliard – ou revenir à ses racines et découvrir les coulisses de Micropolis. Son choix s’est finalement porté sur Micropolis pour sa diversité, son activité culturelle et événementielle. Ce stage a été pour elle une riche opportunité puisqu’elle fait, à ce jour, partie intégrante de l’équipe de l’établissement.

 

Examinons son métier plus en détail

Depuis février 2009, elle est Responsable Communication et Relations presse de Micropolis. Voici un point sur les missions qu’elle opère au quotidien :

▪ Actions en termes de médias, de relations presse (veille, organisation de conférences de presse,etc.)

▪ Gestion de projet (lien avec les agences de communication, coordination, suivi, etc.)

▪ Techniques de communication et de reportage (prises de vue, collecte d’informations,etc.)

▪ Normes rédactionnelles (orthographe, syntaxe, etc.)

▪ Stratégie globale de communication

▪ Gestion budgétaire (réalisation d’un plan média, négociations fournisseurs, etc.)

▪ Médias sociaux (animation de réseaux sociaux, gestion de communautés, ciblage, infographies,etc.)

▪ Management (diriger les missions, encadrer les équipes, etc.)

En bref, avec un petit volet lié à la communication globale des activités de Micropolis, vous l’avez compris, elle gère surtout le faire-savoir des productions propres en événementiel.

Comment bien les annoncer, définir les stratégies de communication, faire réaliser les identités visuelles et outils de communication dédiés, monter des plan médias, créer des textes et messages attractifs, gérer les sites web et réseaux sociaux, entretenir et développer les relations presse, prévoir des partenariats médias, accueillir des VIP, … Un métier riche et varié qu’elle exécute toujours avec autant de passions. Puisqu’avant tout, c’est ça l’événementiel, la passion du métier.

Caroline met quotidiennement en pratique une bonne poignée de compétences qu’elle a su acquérir lors de son année en MOSEL. En lui demandant les compétences qui lui sont importantes pour elle aujourd’hui, elle répond tout simplement : la rigueur et l’esprit d’équipe.  Ce sont, en effet, des points forts que l’on développe en formation et au sein d’une promotion et ce sont des valeurs qui aujourd’hui encore lui sont très chères.

MOSEL : une formation diversifiée

En 2008, Caroline prenait connaissance de cette licence grâce à des dépliants diffusés au département Info-Com de l’IUT de Besançon. Oui, aujourd’hui, on vous l’accorde, avec l’arrivée du digital, les moyens pour faire connaître la licence, ont un peu changé.

Cependant, ce qui n’a pas changé, c’est ce que propose la licence professionnelle MOSEL ! Depuis sa création, elle offre aux étudiants l’opportunité d’appréhender la gestion d’un événement à travers la communication et le marketing, lié au sport et la culture. Pour Caroline, le fait qu’à l’époque déjà elle ait été ouverte à l’événementiel, à la culture et au sport lui a permis d’être aujourd’hui dans un poste qui couvre presque l’intégralité de ces domaines.

La création de la LP MOSEL en 2008

La licence pro MOSEL est, selon Caroline, une formation très diversifiée et pour autant très efficace. Son panel de cours et surtout la richesse de ses intervenants permettent de balayer l’ensemble des secteurs de la communication et du marketing. Il est évident que l’expérience des pros et les connaissances des professeurs sont un atout indéniable pour les étudiants.

 

Les + et les – de MOSEL pour Caroline

Les points négatifs de cette licence… Caroline a dû mal à en trouver. Pour elle, cette licence lui a apporté beaucoup. MOSEL a été pour elle l’année des découvertes ! De Montbéliard pour commencer – pas simple au début, mais comme elle dit, on apprend vite à découvrir cette belle ville. Puis du travail en groupe, de l’autonomie, et de l’esprit collectif, bien plus développés que dans ses formations précédentes. Pour Caroline, on sort forcément grandi de la licence et avec l’envie d’en apprendre encore plus. Puis le terrain : un incontournable pour elle.

Le contact et le relationnel sont donc liés à tout ça : l’aisance. Une année MOSEL qui restera une très belle expérience et qui aura été à la hauteur de ses espérances.

3 adjectifs qualifiant la licence MOSEL selon Caroline : Polyvalente / Fun / Formatrice

Allez, s’il fallait trouver un « moins », elle nous a confié qu’elle aurait été curieuse de faire partie des promos suivantes, pour voir s’il y a eu des différences avec « the first one ». Non non Caroline, les promos MOSEL sont toutes aussi géniales les unes que les autres.

 

STOP : passons au moment souvenir MOSEL 2008

La promotion 1 lors d’un match du FCSM

– Un projet : le tout premier, la course du Lion

– Une rencontre professionnelle, plutôt 2 : François Loréfice (Directeur marketing du FCSM en 2008), et Pascal Daudey (Daudey organisation) qu’elle côtoie aujourd’hui à Micropolis !

– Une matière universitaire : les cours de graphisme

– Un moment phare, 2 aussi : le match de rugby au stade Bonal et la mâchoire de Chabal qui claque ! Et la soirée de remise des diplômes.

 

Le dernier conseil de Caroline pour un(e) futur(e) MOSEL

Vivez à fond la licence !

 


MARION PAYNEL Promotion Mosel 2017-18Marion Paynel

Promotion Mosel 2017-18