Le week-end des anciens

KESAKO le WEDA ?

La licence professionnelle MOSEL organise son WEDA depuis 2010. Cet événement est réservé à toutes ces têtes savantes ayant réussi le test de la LP MOSEL (ou pas) et qui raffolent de revenir sur les terres franc-comtoises ! En effet, depuis 2008, la LP MOSEL accueille des centaines d’étudiants des quatre coins de la France. 10 promos sont venues étudier, rire, pleurer, profiter, grandir, apprendre, découvrir… à l’IUT de Belfort-Montbéliard, 4 Place Tharradin, 25200 Montbéliard, département GACO, deuxième étage, salle 28.

WEDA MOSEL

Bref, la licence MOSEL a 10 ans et ça se fête !

En effet, cette année, nous fêtons les 10 ans de la licence ! Un WEDA oui, mais un WEDA spécial donc !

10 promos vont se retrouver le temps d’un week-end dans un endroit emblématique et charismatique de l’agglomération de Montbéliard. L’année dernière, le WEDA s’est réalisé dans un cirque, avec ce dernier comme thème, cette année nous irons à l’Arche de Bethoncourt.

Avant de vous exposer le thème de ces 10 ans, attardons-nous sur le groupe d’étudiants chargé de réaliser et d’organiser le WEDA 2018.

Il faut savoir que le WEDA est un projet tuteuré proposé en début d’année par notre cher Stéphane Laurent (directeur de la licence). C’est un projet interne à l’IUT, avec de gros enjeux et une pression qui est bien présente !! Rien que le mot « WEDA » respire la pression ! (Encore plus lorsque c’est Stéphane Laurent qui le dit). Bref, nous (promo 10) comprenons très vite que ce week-end est un des temps forts de l’année qui arrive ! À partir de là, quatre valeureux mousquetaires se sont donc proposés afin d’organiser un week-end digne de ce nom, et digne de nos prédécesseurs !

L’équipe est donc composée de François-Xavier (DUT Info-Com), Margaux (BTS communication), Marie (BTS tourisme) et François (BTS communication). Tous ont choisi d’organiser le WEDA, de par l’importance de ce projet tuteuré. En passant par le lieu, le thème, les activités, les animations, la communication, la logistique… tout est à imaginer et à organiser. Chaque membre du groupe peut toucher un peu à tous ces aspects et c’est cette polyvalence, qui les a séduit.

#quedesnuméros10dansmateam

Afin d’essayer de faire découvrir le thème à tous les anciens et actuels étudiants, François, Margaux, François-Xavier et Marie se sont bien amusés à glisser des indices sur Facebook ! Ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs… En passant par une vidéo d’un certain Li Ning allumant la flamme olympique de Pékin 2008, au premier discours de Monsieur Obama, à une vidéo de PPDA quittant TF1, à la bande annonce de « Bienvenue chez les Ch’tis », pour enfin arriver à la révélation du thème avec la fameuse chanson d’Alain Souchon : « J’ai 10 ans ! »  Qui ne l’a jamais entendu ou fredonné ? Si non, c’est l’heure du rattrapage : « J’ai 10 ans ! » 

L’étudiant-e MOSEL n’aime pas, ne pas trouver la solution ! Alors avant ce dénouement ayant suscité beaucoup de joie ou d’incompréhension pour certains, vous les anciens, vous nous avez fait beaucoup rire en imaginant le thème ! Oui, l’étudiant-e MOSEL est imaginatif ! Le WEDA aurait pu être un barbecue géant, des jeux-olympiques, une reconstitution de la guerre entre la Chine et les Etats-Unis, un hommage à Céline Dion ou au fromage… mais non. Du coup « ce sera une soirée pépito-madeleine et Pago Fraise ! » Merci Alban Blondeau (promo 6) pour ce résumé alléchant !

« J’ai 10 ans ! » est le thème du WEDA 2018. Stéphane Laurent leur a soufflé en partie cette idée de thème via les suggestions des anciens étudiants. En effet, afin de fêter le dixième anniversaire de la licence, l’équipe a réfléchi sur un thème qui serait fédérateur et nostalgique.

Qui dit WEDA dit déguisement !

Les anciens savent, l’étudiant-e MOSEL aime se déguiser. Tous les ans, c’est le branle-bas de combat pour trouver le déguisement parfait qui fera rire les copains ! Pour notre plus grand plaisir, l’étudiant-e MOSEL est créatif, nous avons donc droit à de belles surprises vestimentaires ou autre…

Alors faites-nous rêver, ressortez vos couches culottes et vos baskets lumières !! L’Arche de Bethoncourt n’aura jamais été aussi belle.

Un projet tuteuré complet

Outre la plaisanterie, l’organisation du WEDA nécessite une rigueur et une organisation millimétrée ! Pour le groupe de travail, ce projet leur apporte la polyvalence dont a besoin un futur organisateur d’événements. Mais aussi, la capacité à travailler en équipe, à trouver des solutions, à faire face aux aléas, car que serait l’événementiel sans ses aléas que nous aimons tant ? Tous les quatre prennent beaucoup de plaisir à organiser ce WEDA et ce projet restera pour eux une belle expérience et un temps fort de leur année en MOSEL.

Pour ce qui est de la pression et du stress, à ce jour, ils ne la ressentent pas vraiment ! Mais tous sont conscients que, vous les anciens, les attendez au tournant ! Mais vu que l’étudiant-e MOSEL est gentil-le, vous passerez sans aucun doute une très belle soirée. Pour François, Margaux, François-Xavier et Marie, vos sourires seront leur plus belle récompense !

Rendez-vous les 27 et 28 janvier 2018 !

Le WEDA 2018 se tiendra donc le dernier week-end de janvier ! Comme les années précédentes, le prix de ce week-end inoubliable est de 20 euros. Au programme, des activités le samedi après-midi suivies de la soirée à l’Arche de Bethoncourt puis, un petit brunch des familles le dimanche midi avant de vous quitter en pleurs. Oui, l’étudiant-e MOSEL pleure. Plein d’autres surprises vous attendent, un conseil : soyez en forme ! 

Nous espérons vous voir nombreux car, nous sommes tous impatients de vous rencontrer ! Et on le sait, Stéphane vous manque !

En attendant les vôtres, voici les photos de nos quatre petits mousquetaires :

LOUISE NICOD Promo MOSEL 2018

Louise Nicod 

Promotion Mosel 2017-18

A la veille d’un événement

4 étudiants se sont lancés dans l’aventure ASCAP. Leur mission est d’organiser deux matchs de handball ayant chacun un thème : Le handicap et l’Euro 2018. Faisant parti de ce groupe, j’ai décidé d’enregistrer la dernière réunion de travail avant le premier événement. Retour sur la préparation, les ressentis et les « OFF » du projet ASCAP Handball.

Les 4 étudiants qui ont mené le projet ASCAP. Hugo, Charlotte, Lonella et Guillaume. (Crédit Photo. Samuel Coulon)

 

Nous sommes le 30 novembre 2017, voilà trois mois que je travaille avec Charlotte, Lonella et Hugo, qui ont entre 20 et 23 ans, et viennent d’horizons différents à travers la France. Nous n’avons pas choisi de travailler ensemble, nous avons juste désigné un projet que nous souhaitions individuellement construire pour un intérêt commun. A ce jour, nous nous retrouvons pour l’ultime débrief. Nous sommes dans un salon, assis sur une banquette, je lance discrètement le microphone et la conversation se lance autour d’un verre.

Avant de vous en dire plus sur cet échange, il est important de comprendre ce qu’est l’ASCAP. En quelques mots, L’ASCAP (Association Sportive et Culture des Automobiles Peugeot) est une association qui est implantée dans le pays de Montbéliard depuis 1937. Et oui, déjà 80 ans ! Forte de près de 6 000 adhérents, elle regroupe des activités sportives et culturelles.  Son objectif principal est le développement du sport et de la culture pour les salariés de PSA Peugeot Citroën mais, aujourd’hui, elle est également accessible pour tous les habitants du Pays de Montbéliard. 360 manifestations sont organisées par an et elle est composée de 49 branches dont la section ASCAP Handball. C’est pour cette dernière que nous sommes missionnés.

 

« Je voulais un projet humain avant tout »

Dans l’idée de décompresser et de mieux se connaître, nous avons décidé de revenir sur nos trois mois de travail ensemble. Chacun s’est confié en totale transparence en donnant son propre ressenti.

Organiser un match de handball vous parait probablement facile et d’autres projets devaient être plus passionnants me diriez-vous. Mais alors pourquoi mes camarades ont choisi ce projet ? Lonella se redresse sur le canapé et s’exprime en première : « Je n’avais jamais touché au monde du sport car je suis plus musique et festivals. Le projet du handicap est une cause qui me tient beaucoup à cœur, je voulais un projet humain avant tout ». Pour Hugo, l’intérêt était tout autre : « L’envie et un réel défi de travailler sur un événement sportif car je ne pense pas que j’aurai beaucoup d’occasions à l’avenir dans ce domaine. Je veux par la suite me diriger dans l’événementiel musical ». Les têtes se tournent vers le bout du canapé pour y regarder Charlotte qui, elle, n’est pas aussi tranchée sur la question de son avenir professionnel : « Ne sachant pas encore si je veux me diriger vers l’événementiel sportif ou culturel, j’ai souhaité réaliser ce projet afin de m’aider dans mon choix de prédilection après la LP MOSEL ».  Bref, des motivations différentes pour un objectif commun… Organiser les meilleurs matchs de l’ASCAP Handball.

 

« Au début, c’était un peu le capharnaüm »

Une fois le groupe composé, il faut mettre en route la locomotive. Lonella avoue que le lancement a pris un peu de temps : « Au début, c’était un peu le capharnaüm, nous faisions beaucoup de tâches ensemble et on ne se répartissait pas les missions entre nous. En plus de cela, il a été difficile de décrypter le projet. Au final, nous sommes vite repartis sur le bon chemin. »

Pour Hugo, les personnalités de chaque membre de l’équipe ont créé un équilibre au sein du groupe : « En plus d’être deux femmes et deux hommes, de venir de régions différentes, chacun a sa propre personnalité. On a dans la team la folie, le pragmatisme, le commercial et la graphiste. Notre point fort, c’est qu’on se dit les choses, noir sur blanc » sourit-il.

Pour mener à bien notre projet, 4h par semaine sont dédiées à l’organisation de l’événement tel que nous le rappelle Hugo : « Chaque jeudi est différent, on court un peu partout entre les rendez-vous, les rencontres partenaires et prestataires. Mais c’est surtout une réunion gigantesque entre nous qui permet de recibler nos priorités. On communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, Facebook et skype lorsque l’on ne peut pas travailler ensemble physiquement. »

En complément, Charlotte tient à rajouter :

« On travaille en dehors des heures dédiées aussi, car ce sont des projets qui demandent beaucoup de temps de préparation. Souvent, on travaille chez l’un ou chez l’autre dans une ambiance plus décontractée autour d’une pizza, d’une bière ou d’un thé. C’est une façon de souder l’équipe et de découvrir un peu nos camarades, apprendre à les connaître. »

Affiche de l’événement

« Ce projet nous obligeait à travailler en équipe »

Aujourd’hui à la veille de l’événement « Le Handball pour tous« , Lonella estime que « le travail a été fait et c’est en toute sérénité que l’on peut aborder l’événement. Bien que je regrette que nous n’ayons pas assez communiqué et que parfois, nous manquions d’anticipation, je ne rougis pas à l’idée de me dire que nous avons fait du bon boulot. Avec du recul, de meilleures actions auraient pu être mises en place mais c’est une façon d’apprendre, nous sommes là pour ça après tout. » Après avoir trempé ses lèvres dans son verre, Hugo donne son ressenti tout en posant sa boisson sur la table :

« Personnellement, je me sens confiant et moins stressé qu’au début du projet. Le travail de groupe ne m’a jamais inspiré et plu. Ce projet nous obligeait à travailler en équipe, et je dois bien avouer que bosser avec des gens déterminés, c’est bien et j’ai adoré même. »

A la veille de notre événement, la fatigue se lit sur les visages marqués par les cernes, les prises de parole se terminent en fou rire tellement la fatigue nous gagne et pourtant, l’événement n’a même pas débuté. Preuve de l’investissement de mes collègues, tout est prêt pour demain, il est temps de se coucher en toute sérénité. Enfin une vraie nuit nous attend. Allons-nous faire de cet événement un réel succès ? Nous l’espérons ! Ce qui est certain, c’est que nous venons de vivre 3 mois de notre existence à 2000%, ces 3 mois représentent notre rythme en LP MOSEL. Il faut bien l’avouer, si nous avons tenu, c’est parce que nous sommes un groupe soudé où il a fallu s’adapter à tout et à chacun. L’entraide et l’écoute étaient indispensables et il est nécessaire de travailler en groupe pour mener de beaux projets.

GUILLAUME JOLIOT Promo Mosel 2017-18Guillaume Joliot

Promotion MOSEL 2017-2018

Le tremplin Musiques de RU par deux anciennes MOSEL

Le tremplin Musiques de R.U est l’un des plus vieux projets tuteurés de la Licence Mosel. Chaque année depuis 10 ans le tremplin Musiques de R.U donne aux étudiants de MOSEL via le Crous de Besançon, la possibilité d’organiser un véritable accélérateur de carrière pour certain artiste. Initié par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine, sous l’égide du CNOUS. Il permet la mise en lumière de jeunes talents et valorise la création artistique étudiante. Repérage lointain d’un artiste solo de breakcore ou découverte pop d’un groupe prometteur, tous les styles musicaux sont acceptés. Last Train pour ne citer qu’eux, ont eu la chance de proposer leurs créations, prestation et talent face à un jury fait de professionnels et ont connus le succès que l’on sait aujourd’hui. Le jury est composé de professionnels de la musique, des techniciens, des régisseurs ou même des journalistes. Ils sont là pour faire la sélection finale mais aussi pour donner des retours pertinents sur les créations.

session d'audition au moloco

A la rencontre des anciennes MOSEL en charge du projet

L’an dernier une équipe de la promo 9 était aussi en charge de l’organisation du tremplin Musiques de R.U. Nous leurs avons posé des questions afin de mieux cerner les enjeux d’un projet comme celui-ci pour des étudiants de MOSEL.

La première personne contactée a été Audrey Haas. Elle a 24 ans, elle est chargée de production et de diffusion chez V2C à Belfort. Avant MOSEL elle a commencé par faire un DMA (diplôme des métiers d’art) en régie de spectacle option lumière à Besançon. Elle s’est ensuite dirigée en licence art du spectacle, spécialité théâtre. Pendant ses trois années de licence elle a pu réaliser une série de stages qui lui ont permis de prendre conscience du métier qu’elle voulait faire plus tard. Aujourd’hui Audrey est intermittente du spectacle et a trouvé du travail chez V2C.

La seconde est Mélaine, elle a 24 ans également et est originaire du Jura (plus précisément de Saint-Claude, la capitale de la pipe et du diamant). Passionnée par la culture elle a commencé par être bénévole au lycée dans une association, La Fraternelle. Suite d’une année d’Erasmus en Roumanie et d’un DUT Info-Com à Besançon, elle a intégré la promo 9 de MOSEL. Actuellement Mélaine est à la recherche d’un emploi comme assistante ou chargée de communication sur un festival de musique ou de cinéma.

 

Comment les projets tuteurés viennent à vous ?

La répartition des projets tuteuré se fait en tout début d’année et est l’un des moments clef de la licence. Les projets sont tous extrêmement variés et riches en contenu. La distribution fonctionne en packs de deux projets, alors parfois, on doit faire un choix entre celui que l’on veut vraiment et celui qui l’accompagne. Quant à la question si elles ont choisi le tremplin comme premier vœu, Audrey répond « en arrivant en MOSEL, Stéphane n’arrêtait pas de nous répéter « small is beautifull ». En choisissant mon pack, j’ai gardé cette phrase en tête. Je savais que tout le monde allait se jeter sur les gros packs comme le Moloco ». Cette année-là, le pack tremplin était combiné au projet caritatif « Octobre Rose » soutenu par le blog A la conquête de l’Est.

« Ces deux projets se complétaient dans leurs missions et nous permettaient de voir deux visions de l’événementiel (caritatif et culturel). Ils nous permettaient également de toucher à la production et à la communication » nous explique Audrey. Pour Mélaine le choix a été plus décomposé car son idée première était ailleurs. Plus captivée par la présentation du projet « Octobre Rose » sont choix s’est fini là-dessus quand il a fallu donner sa réponse finale. Mais alors, comment gérer deux projets en parallèle ? « Nos deux projets ne se croisaient pas. Nous avons commencé par Octobre rose, puis enchaîné avec le tremplin sans difficulté », les deux filles savaient que fin octobre le projet « Octobre Rose » serait terminé et qu’elles allaient pouvoir se concentrer entièrement à l’organisation du Tremplin.

Pendant la réalisation des missions

Une fois le projet lancé le groupe est entre les mains des commanditaires, ils sont là pour suivre l’état d’avancement des missions mais aussi sont chargés de faire de la vérification ou donner des indications pour guider au mieux les étudiants. Audrey nous explique que même si elles se sont débrouillées seules pour la plupart des tâches : « évidemment, nous avions aussi le soutien de Stéphane [nda. directeur de la licence professionnelle] et l’aide de la promo ».

Quand on leur demande de quelle façon il faut s’impliquer dans ce projet, les réponses sont unanimes : « On pensait toujours tremplin. Si on avait l’occasion de se rendre à tel événement pour croiser telle personne qui pouvait être potentiellement intéressante pour notre jury, on y allait sans hésiter. Et puis on n’a pas uniquement avancer sur ce projet durant le créneau horaire du jeudi. C’est vraiment un projet dans lequel tu dois t’impliquer totalement. C’était une vraie expérience de travail pour nous, pas juste un projet universitaire » raconte Mélaine. Audrey ajoute que pour elle « ce projet allait plus loin qu’un simple projet tuteuré. Il nous a permis de mettre un vrai pied dans le milieu professionnel ».

Sur toute la période de travail, les échecs et les réussites s’accumulent mais qu’est-ce que l’on en retient vraiment ? Le fait de travailler en équipe par exemple a été une chose difficile à gérer pour les deux étudiantes mais le bénéfice a été de se rendre compte que la communication est à la base de tout : « On a eu un peu plus de mal à travailler avec les deux autres membres de notre équipe surtout à cause d’un manque de communication et de confiance » nous avoue Mélaine.

Pour le futur, après avoir terminé la licence, on prend avec nous un ensemble de connaissances importantes. Aujourd’hui, Audrey nous dit que le fait d’avoir pu expérimenter différents outils lors de ce projet l’aide dans son travail actuel. Mélaine va plus loin et nous dit qu’elle a acquis des compétences qu’elle ne maîtrisait pas totalement ou qu’elle ne connaissait pas. Elle a pu ensuite valoriser son CV.

 

affiche tremplin musiques de ru

 

Cette année le tremplin est encore là

Cette année le tremplin Musiques de R.U est reconduit une fois de plus, petite fierté de notre directeur de l’avoir gardé si longtemps. Il le sera, on l’espère, encore là à la rentrée 2018 mais est-ce que les étudiants se redonnent le bébé comme une feuille blanche, une compétition ? ou alors, la solidarité propre aux MOSEL en dit autrement ? A la fin de l’année, le groupe a fait le point avec les commanditaires pour proposer des solutions sur les points qui bloquaient, l’encadrement par exemple.

Toujours dans une volonté de faire du mieux possible, Mélaine et Audrey sont venues rendre visite en début d’année au nouveau groupe. « C’était l’occasion de rencontrer le nouveau groupe MOSEL chargé de l’organisation du tremplin. Nous avons pu répondre à leurs questions et restons disponibles pour eux » explique Audrey. Elle ajoute, « J’espère qu’ils arriveront à avoir un jury de professionnels, qu’ils arriveront à faire sold out, qu’ils auront plus d’inscriptions, qu’ils réfléchiront à la mise en place d’un vote du public avec la récompense envisageable pour cette victoire ». C’est donc avec des idées plein la tête et aussi tout de même un peu de challenge à donner que le tremplin se transmet d’année en année.


 

ROMAIN LAMBOLEY Promo MOSEL 2017-18Romain Lamboley

Promo Mosel 2017-18

 

Semaine type d’un-e MOSEL

Le MOSEL est une espèce très rare, qui ne se trouve qu’à Montbéliard. Ce sont 28 individus d’une durée de vie de 10 mois, dont 19 semaines d’hibernation ou de couveuse. Ils passent approximativement 23h/24h hebdo ensemble afin de répondre aux demandes du chef MOSEL dont nous tairons le nom. Pour en apprendre un peu plus sur leur mode de vie, nous les avons suivis depuis septembre afin de vous raconter leur quotidien.

 

Les journées commencent doucement par un réveil qui nous sonne en chantonnant « Lève-toi, lève-toi ». C’est un faciès de zombie que l’on aperçoit dans le miroir pour la première fois de la journée. Après quelques mouvements au ralenti, il reste 1 min avant le pick-up. La cadence s’accélère alors.

Parce que les MOSEL sont écolos, une série de covoiturages venant de tous les coins de la ville se dirigent à l’IUT. Une voiture bleue, grise, rouge à stickers, noire avec deux portes, noire avec une biquette à l’arrière, toutes se suivent plus ou moins pour entrer dans un parking très vite complet. S’en suit alors le plus grand jeu de Tetris du pays, comptant chaque centimètre afin d’y faire tenir son véhicule. Même si l’on est conscient que chaque matin sera la guerre des places, nos conducteurs préférés aiment râler avant de démarrer une belle journée de cours.

Chacun se dirige vers la salle habituelle, la fameuse Salle TD28, non sans échapper aux escaliers, qui nous invitent à nous essouffler, pour se rattraper de la pizza de la veille. Puis les MOSEL s’installent à leur place habituelle, posent leur sac, enlèvent leur manteau et s’assoient, prêt à entamer la première heure.

Les matinées varient d’une semaine à l’autre. Cependant, nous retrouvons souvent madame Digitale qui nous apprend le jargon des Réseaux Sociaux, essentiel pour comprendre le langage 2.0, et parfois le chef MOSEL lui-même. Il n’y aura qu’une chose à retenir : YOLO. Nous pratiquons le yoga, la détente, l’affirmation de soi, la confiance grâce à maître Développement Personnel. Et parce qu’il est important de garder un esprit scientifique, monsieur Contrôle de Gestion apprécie de nous perturber avec des calculs de nombres.

Les après-midis sont détourés une partie par messieurs Photoshop et Indesign qui nous apprennent qu’il suffit de quelques manipulations pour embellir la réalité. Notre chef MOSEL, utilise son sphinx, non pas pour nous piéger de ses énigmes mais pour décortiquer les enquêtes de nos événements. Et bien sûr, monsieur E-marketing qui nous aide à dépasser nos limites en nous donnant des projets denses mais forts intéressants. Une seule exception : Le jeudi après-midi, qui est dédié aux projets tuteurés. Ce qui inclut appels, mails, rencontres professionnelles, rendez-vous et bien sûr du travail de groupe.

Plusieurs cours nous divisent en 2 groupes de 14 individus. Un choix draconien s’impose alors pour ceux qui sont libres : un séance film de noël ? Fred et Jamie ? ou révisions ? Ce mode de fonctionnement nous fait nous rendre compte qu’il arrive quelquefois où les 2 groupes se croisent à peine dans la journée. Un manque s’installe mais nous gardons toujours espoir de nous revoir.

Chaque jour, nous sommes entourés d’objets précieux et indispensables à notre quotidien. Nos amies Marie-Louise la multiprise et sa jumelle, sont exploitées de tous les côtés pour alimenter nos ordinateurs préférés. Alfredo le vidéoprojecteur quant à lui se fait un peu vieux, nous faisons alors appel à Alfredo junior pour le remplacer et éclairer nos cerveaux de sa lumière. Lorsque c’est l’heure de la pause, beaucoup se ravitaillent à la machine à café qui a le don de maintenir les yeux ouverts. C’est le moment de sortir sa « blague » (à prendre dans les deux sens) et de longer le couloir qui mène vers la lumière.

Une chose est certaine, le rythme du jour est intense. Après 19h, on nous aide même à rentrer chez nous. C’est à ce moment là que nous avons le droit au plus beau spectacle céleste. Le coucher de soleil sur le Mont-Béliard, nous n’avons pas encore déterminé quel mont en réalité (NDLR : il s’agit tout simple du fameux Mont-Bart). Nous pouvons l’apercevoir de la fenêtre exposée Nord-Ouest. Environ 2000 photos sont prises chaque soir, un instagram sera sûrement créé pour cet événement magique qui se produit de façon journalière.

Les journées ne se ressemblent aucunement, nous avons toujours des idées plein la tête qui font varier notre quotidien. Comme si nous manquions de temps, plusieurs projets créatifs et sportifs voient le jour. La rencontre hebdomadaire du mercredi soir pour certains auprès d’un filet de badminton est un rendez-vous essentiel pour se vider la tête. Quelques-uns ont même pris l’initiative de créer une émission de radio portant sur la culture et le sport. Un moment de détente, jeune, drôle, des tests ont déjà été enregistrés. Un résultat des plus déroutant.

Les sorties ne sont pas rayées du tableau pour autant. Un anniversaire sucré au chat toqué, un match gagnant au stade Bonal, un vin chaud au marché de Noël, une bière froide au Local ou une soirée au Moloco. Il y en a pour tous les goûts.  Sans oublier, les événements des projets tuteurés qui nous prennent une bonne partie des week-ends. C’est d’ailleurs l’occasion idéale de participer et soutenir nos chers compagnons qui ont toujours besoin de petites mains. Les week-ends sont également de bons moyens de rattraper le sommeil perdu la semaine. Pas besoin de réveil mais une sortie au marché ou au parc n’est jamais de refus.

Autant dire qu’il reste peu de temps pour faire 10h de route et revoir son chez soi. Mais nous ressentons tous ces incroyables expériences. Une vie à 100 à l’heure, des rencontres à foison, des expériences professionnelles, des fous rires, des larmes, de la joie, de la frustration. Mais avant tout du partage. Notre bout de chemin est déjà entamé, nous nous rendons compte que la fin se rapproche de plus en plus vite, très vite. Ce n’est pas encore l’heure de nous dire aurevoir, alors nous nous dirons simplement bonsoir, et vivement demain, pour continuer cette belle aventure.

LONELLA PERONNETLonella PERONNET

Promotion MOSEL 2017-18