Hello world!

Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start writing!

Après 2 ans à l’étranger, Camille Hallaert nous raconte sa rentrée en MOSEL

Y a-t-il un parcours parfait pour être en MOSEL ? Ai-je mes chances ?

Ce sont souvent des questions qui reviennent, heureusement il n’y a pas de profil parfait, car tous les parcours qu’ils soient classiques ou non sont bons. Pour vous le prouver je vous présente Camille. Jeune MOSEL de 24 ans, Camille revient de presque 2 ans d’expatriation en Nouvelle-Zélande. De retour sur les bancs de l’école, elle nous raconte son parcours.

Camille Hallaert - Asie
Camille Hallaert lors de son voyage en Asie du Sud Est. © Camille Hallaert

C’est en janvier 2016 que Camille s’envole pour Auckland en Nouvelle-Zélande. Bien décidée à améliorer son anglais, elle quitte Bordeaux, sa famille et ses amis, initialement pour 6 mois. C’est finalement un an et demi plus tard que celle-ci revient en France et plus précisément à Montbéliard. Mais revenons au début. Fraîchement diplômée d’un baccalauréat économie et social, Camille décide de se lancer dans une carrière juridique. En effet, elle entame une licence de droit privé option droit international à Bordeaux. Camille l’obtiendra fièrement en 2015. Puis, une envie d’ailleurs pointe le bout de son nez. L’idée de partir voyager et de faire une pause entre sa licence et son master s’immisce dans son esprit.

Itinéraire Nouvelle-Zélande
Road trip de Camille en Nouvelle-Zélande.
© Justine Gayet

 

« Et puis mince, quitte à partir, autant partir loin »

Janvier 2016, c’est décidé, elle s’envole pour l’Océanie et plus particulièrement en Nouvelle-Zélande. Après 365 jours de préparation, 12 mois d’anticipation, le jour J arrive et « même pas peur ». Plus aucune hésitation, elle part à l’aventure, son sac sur ses épaules, son billet d’avion dans la main. C’est sereine qu’elle monte les marches de l’avion qui l’emmènera littéralement à l’autre bout du monde.

Arrivée dans l’hémisphère sud, Camille s’apprête à entamer un road trip sur l’île du Nord avant de rejoindre sa famille d’accueil. Elle visitera ainsi la Nouvelle-Zélande pendant deux semaines avant de rejoindre Suzanne, Pete et leurs trois enfants. Inscrite en tant que fille au pair, c’est par le biais d’un site internet qu’elle rencontre cette famille qui deviendra comme une famille adoptive pour elle. Située sur l’île nord dans la région de Hauke’s Bay, c’est dans une ferme qu’elle reste plusieurs mois à s’occuper de Bridget, Patrick et James. Elle y découvre un mélange de cultures anglo-saxonne et maori, de nouvelles traditions comme celle du partage et de la générosité que lui transmettent cette famille si chaleureuse. C’est dans ce contexte qu’elle décide de repousser son retour en France de quelques mois. Elle restera finalement 10 mois avec cette incroyable famille.

Envie de changer, envie de bouger.

Il faut savoir que Camille ne tient pas trop en place. A la recherche perpétuelle de nouveaux défis, elle postule en tant que serveuse dans un restaurant dans la ville de Napier. Elle s’y fait vite une place, plutôt à l’aise avec les clients, son patron souhaite la garder et lui confie une mission de taille : organiser un festival.

En effet, en voyant Camille passer ses jours de congés à s’intéresser au métier de Stacy, wedding planner pour le restaurant, elle apprend beaucoup à ses côtés. C’est naturellement que Camille accepte le nouveau challenge qui se présente à elle. Ni une, ni deux elle annule (encore une fois) ses billets retour.

Ses premiers pas dans l’événementiel :

L’objectif est d’organiser des rencontres musicales dans le vignoble où se situe le restaurant gastronomique. Ce festival vise à promouvoir les artistes Néo-Zélandais en proposant un format de festival à l’européenne, chose qui existe peu en Nouvelle-Zélande. Chaque dimanche un nouveau style musical est mis à l’honneur, du jazz au rock, des chants traditionnels maori à l’électro, ce festival se veut le plus éclectique possible. Déterminée Camille enchaîne en plus de son job de serveuse les différentes casquettes d’organisatrice de festival.

Ses missions sont multiples :

  • Démarcher des artistes
  • Trouver des partenaires
  • Concevoir des affiches et des flyers
  • Rédiger des post pour les réseaux sociaux
  • Gérer le bon déroulement de l’événement sur place

C’est finalement sans s’en rendre compte que Camille devient multi-casquettes. Elle acquiert ainsi les bases de l’événementiel et trouve enfin sa voie.

Et parfois, il suffit d’une rencontre…

Camille décide de reprendre ses études, il est temps pour elle de rentrer. Elle entame donc depuis son pays d’adoption ses recherches de formation. Puis, par le biais d’une rencontre entre expatriés organisée dans un café que Camille fait le rencontre de Romane Monjaux, qui n’est ni plus ni moins une ancienne MOSEL de la promo 9. Celle-ci la convainc de postuler dans cette formation qui a été pour elle très formatrice. C’est depuis le Laos qu’elle candidate à l’IUT de Belfort-Montbéliard, car avant de rentrer elle s’offre un dernier goût d’aventure en parcourant l’Asie du Sud Est pendant 5 mois en sac à dos.

L’heure des entretiens a sonné..

Acceptée dans la première phase de sélection, Camille est appelée à se présenter en entretien. C’est devant Stéphane Laurent (directeur de la Licence) et Magalie Bigey (intervenante dans la formation) qu’elle se retrouve le jour J. Plutôt sereine, elle défend ses motivations et son projet qui est de travailler dans l’événementiel culturel à l’international.

Le retour sur les bancs de l’école :

Après trois mois en MOSEL, Camille se sent plutôt à l’aise et confiante dans son choix d’orientation même si le mal du pays revient de temps en temps. Mais c’est auprès d’une promotion soudée et d’une colocataire MOSEL en or qu’elle retrouve du réconfort. Le rythme soutenu de la formation n’offre pas beaucoup de répit pour être nostalgique. En effet, pleins de nouveaux projets prenants se présentent à elle. Des projets tutorés aux projets de cours, en passant par les différentes missions du BDE pour lequel est elle vice-présidente, elle n’a pas le temps de s’ennuyer.

ASCAP Tennis
Le premier projet tutoré de Camille et de son groupe : Le Championnat de France Interclubs de Tennis Nationale A par l’ASCAP Tennis.
© Noémie Amblard

Les avantages des parcours « atypiques »

Le voyage de Camille et son parcours en licence de droit lui ont permis d’acquérir une confiance en elle et de la maturité. Elle a su, grâce à son road trip, gérer les petits imprévus qu’on expérimente en voyageant. Puis, en parallèle de ses études bordelaises, Camille a une expérience du monde du travail et du milieu associatif assez riche. Organisatrice d’ateliers de dégustation dans un club d’œnologie, ou travaillant pour le service client de Nespresso en animant des ateliers, ou encore en travaillant en tant que cheffe hôtesse au stade Matmut Atlantique de Bordeaux, sa polyvalence est aujourd’hui un véritable atout.

Le petit mot de la fin :

« Si j’avais un conseil à te donner, à toi, futur MOSEL qui hésite à postuler, de par ton parcours et tes expériences, n’hésite plus. Il faut oser dans la vie ! » Camille Hallaert- Promo #11

 


 Justine Gayet

Justine Gayet
Promo #11

Profile Linkedin

En MOSEL et contre tous

28 étudiants, de tout âge, venant de la France entière, voulant faire de l’événementiel leur métier. À première vue, on pourrait croire qu’un MOSEL fait partie de la nouvelle saison de KOH-LANTA présentée par notre très cher Stéphane Laurent. Mais non, le MOSEL est encore plus complexe qu’une aventure de survie. Oui, le MOSEL est avant tout une espèce rare, fragile, se cherchant encore quelque peu. Alors si toi aussi tu as envie de faire partie du casting pour la #promo12, je t’invite à prendre des notes sur la vraie vie des MOSEL. Tout le monde en voiture, le grand safari peut enfin commencer ! 

La #promo11, au grand complet
La #promo11, au grand complet – Crédit David Markezic

Bzz, bzz, bzz … Le MOSEL pourrait être qualifié de paresseux, mais cela ne serait clairement pas apprécié par Denis Brogniart. Le MOSEL, à raison de 2-3 cafés de bon matin peut enfin démarrer sa journée de bon pied (espérons-le, car le MOSEL est aussi très grincheux à la lumière du jour qui se profile). Avant de te lancer dans l’aventure MOSEL, tu dois savoir que ta future promotion sera composée de diverses formations. Cette manière de procéder permet à chacun et chacune de pouvoir s’exprimer et transmettre son expérience personnelle :

Répartition des formations d'origine des étudiants MOSEL de la #promo11
Répartition des formations d’origine des étudiants MOSEL de la #promo11

Une fois bien réveillée, la tribu MOSEL se dirige en direction de sa salle préférée … la TD28. Véritable repère de la meute, c’est là que les pires actes de tortures sont anormalement autorisées … Plus sérieusement, c’est dans cette salle que nous, futurs professionnels de l’événementiel, apprenons les rouages du métier. Entre communication, utilisations des logiciels de création graphique, études des populations, marketing, photographie, vidéo ou encore le fameux contrôle de gestion, nous permettent de passer de simple étudiant à futur professionnel. Néanmoins, avant de devenir les professionnels de l’événementiel de demain, ils nous faut nous exercer. Et cela tombe plutôt bien puisque notre formation propose moult projets ! Entre musique, cinéma, art, gastronomie ou encore sport, tu seras plus que servi ! Cette année, plusieurs projets d’envergure sont soulevés par nous, MOSEL de la #promo11 :

  • Organisation des animations et mise en place de l’espace bénévole pour l’Euro de Handball Féminin 2018,
  • Organisation de la première édition des Papilles en folies (salon gastronomique),
  • Organisation d’une soirée de lancement pour le MOLOCO (espace de musiques actuelles),
  • Organisation de la Necronomi’con (convention Geek et Culture Nippone),
  • Et encore pleins d’autres

Comme tu l’auras compris, en MOSEL, on ne s’ennuie pas ! Alors si tu es toujours motivé à l’idée de rejoindre le #moselgang, la suite de l’article n’attend plus que toi.

Les incontournables d’un vrai MOSEL

Cependant, avant de te voir décerner le titre de MOSEL, tu dois connaître les incontournables pour passer de simple moldu à MOSEL aguerri :

  1. Prévois 10 minutes d’avance pour te garer : Oui ce n’est pas une grande nouvelle, les MOSEL, soucieux de l’environnement, déambule en co-voiturage en direction de la TD 28 chaque matin.

    Le parking le plus connu de Montbéliard
    Le parking le plus connu de Montbéliard – Campus de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

    Cependant, le parking n’est pas encore réservé à notre formation (mais ça ne saurait tarder), ce qui provoque de véritables embouteillages comparables au 17 novembre 2018.

2. Réserve le premier rang à droite : Tu n’as aucune envie de passer pour le bon élève dès le début, nous l’avons bien compris. Ici, il ne s’agit que d’une place stratégique. La TD 28 n’est à l’heure équipée que de deux multiprises, le premier rang à droite se voit d’ores et déjà réservé sa multiprise personnelle (ne demande pas pourquoi ni comment, cela doit être ancré dans la vie des MOSEL).

Le repère de la meute ... Le TD 28
Le repère de la meute … La TD 28 – Crédit Emma Prinz

3. Après 12h10, le RU (Restaurant Universitaire) est banni : À première vue, l’IUT de Belfort-Montbéliard ne regorge  pas énormément d’étudiants [NDLR 1500 étudiants sur le pôle, 2 200 prévus à la rentrée 2019] . Cependant, tous se retrouvent pour 12h00 précise au célèbre RU du campus.

Le célèbre RU de Montbéliard - Crédit Marc Vervinck
Le célèbre RU de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

Alors si tu sens que le cours d’Économie de l’événementiel tarde un peu à se finir, mieux vaut soudoyer un camarade véhiculé pouvant t’emmener au Leclerc le plus réputé de Franche-Comté (ou à la MéMO, mais n’allons pas trop vite, chaque chose en son temps).

4. Ne refuse jamais un petit beerstorming : La passion préférée des MOSEL ? Le travail bien évidemment, en toute modération !

Le lieu de réunion de tout bon Mosélien - Le Glacier de Montbéliard
Le lieu de réunion de tout bon Mosélien – Le Glacier de Montbéliard – Crédit Robin Thoumin – Consommez avec modération.

Mais si  ce dernier est agrémenté d’une petite douceur au célèbre Glacier de Montbéliard, alors le cocktail ne peut être que parfait.

5. Dors, quelques fois : Eh oui, peut-être logique pour certains mais le MOSEL ne dort presque pas ou très peu. De ce fait, tu devras trouver les moments les plus propices au repos. Entre sieste ou série Netflix, tous les remèdes sont accordés pour être à 200% lors des différents événements de l’année (et crois moi qu’il y en a).

Une année à 28

Mais que serait-ce un MOSEL sans projet ? Sans événement ? Sans objectif à atteindre ? C’est peut-être là qu’ « En MOSEL et contre tous » prend tout son sens. En effet, en dépit de l’opposition générale, le MOSEL défend son idée envers et contre tous ou bien protège quelqu’un envers et contre tous. Un peu fastidieux mais tellement vrai dans la pratique. Cette devise se vérifie à chaque instant de la vie MOSEL.

Vous en savez désormais plus sur nous, pensionnaires de la #promo11. Mais avant de se quitter, il faut bien retenir qu’avant d’être une promotion de travail, la MOSEL est une réelle famille, avec ses hauts … et ses bas. Mais comme dans toute famille, chacun se sert les coudes et se soutient pour atteindre ses propres objectifs. Aux futurs membres de la #promo12, la MOSEL vous attend et vous tend ses bras, à vous de saisir l’opportunité d’une vie !

Photo de la #promo11
Photo de la #promo11 – Crédit David Markezic


Marc Vervinck - étudiant de la #promo11

Marc Vervinck

Promotion 2018-2019

instagram-logo

Comment réussir son PTUT (Projet tuteuré)

Cet article est pour toi futur Moselien ! Il te fera office de manuel pratique pour réussir ton projet tuteuré. Un des modules les plus importants de l’année est à réaliser en équipe de 4 et en collaboration avec des professionnels. Le but est de vous entraîner et/ou de vous orienter avant le Graal : le stage !

En guise de maître, nous allons suivre les conseils de Valentin (Promo 9), embauché à L’Axone (tu découvriras vite ce lieu et son directeur) à la suite d’un P.TUT et de son stage, en bref : l’homme à suivre !

photo groupe ehf
Le groupe qui s’est occupé de l’EHF et du WEDA

Les projets tutorés en MOSEL ?

Lors de ta deuxième journée à l’IUT, un ensemble de professionnels vient présenter des projets dans des domaines très variés (une convention geek, de l’événementiel grand public, des projets en rapport avec la musique…). A la suite de ça, notre grand gourou à tous mettra par « pack » de deux les différents projets. Tu devras sélectionner les trois qui te plaisent le plus. Plusieurs techniques s’offrent à toi, prendre le pack que tout le monde veut (et peut être ne pas l’avoir et se retrouver avec un 2ème ou 3ème choix, voir plus) ou (attention ruse de l’extrême) en choisir un moins apprécié par tes petits camarades (après avoir effectué un sondage) mais qui te plait assez pour travailler 6 mois dessus et que tu as plus de chances d’obtenir. A toi de faire ton choix.

Quelques jours passent, le verdict tombe, tu as 2 projets sur lesquels tu vas plancher pendant 6 mois avec des gens que tu viens à peine de rencontrer et des professionnels pas toujours très commodes (j’essaye de te faire peur mais en vrai ils sont gentils).

Le TOP 3 des conseils de Valentin (et moi)

Selon cet ancien de la promo 9 (que tu croiseras à l’Axone ou au WEDA) pour réussir son P.TUT, il faut savoir mettre des priorités « Sur les projets nous nous sommes tous répartis les tâches, certaines plus contraignantes que d’autres et nous priorisions à chaque fois les tâches critiques » mais il faut aussi savoir communiquer « le dialogue et la compréhension de l’autre a été notre clé de la réussite, en effet même si parfois le ton peut monter un peu, il suffit de privilégier le dialogue et refixer les objectifs pour mener à bien le projet ».  Je le rejoins totalement sur ce point, mieux vaut exprimer ses idées et être cash avec ton équipe (je t’avoue que je n’ai pas été facile tous les jours). Cela peut faire monter la sauce mais au moins tu évites toute ambiguïté et tout est clair entre toi et tes collaborateurs. Valentin vous conseille d’être aussi « à l’écoute des interlocuteurs, de prendre des initiatives raisonnables et utiles et de ne pas hésiter à faire des propositions ». C’est en partie ce qui lui a permis d’accéder à un stage. Les trois mots à retenir sont : prioriser, communiquer et écouter.

Petit conseil pour avoir un coup d’avance

Avant ses projets tuteurés, Valentin avait déjà prospecté pour obtenir un stage à L’Axone. Il a réussi à l’obtenir grâce au projet qu’il a mené pour la salle. Attention conseil d’ancien : avant d’arriver en MOSEL (quand tu as encore du temps libre) il peut être judicieux de demander à différentes entreprises si elles sont intéressées par tes services. Cela peut se passer de manières informelles comme Valentin l’a fait avec Florent Masson, directeur de L’Axone.  Il nous explique « Suite à l’organisation d’un voyage à Londres en DUT, le directeur de l’établissement était avec nous, il a pu voir le travail mené tout au long de la semaine et je lui ai posé la question afin de savoir s’il était prêt à m’accueillir dans sa structure si j’étais pris en MOSEL. La réponse a été oui, tout simplement. »  Avec cet exemple il illustre au combien le réseau et l’événementiel peuvent se jouer sur des petites choses.

 

Réseaux, réseaux, réseaux

Florent Masson acteur culturel important du Pays de Montbéliard.

Si MOSEL avait une devise ce serait celle-ci : Dans l’événementiel, le réseau permet beaucoup de possibilités : aller plus vite sur un projet ou encore d’être recommandé lorsque tu vas devoir chercher un emploi. Pour Valentin « le réseau se créé dès lors où tu es missionné par une entreprise / association pour réaliser un projet », notamment lors du projet tuteuré. Pour beaucoup, le réseautage peut paraître « fake » mais bien au contraire, selon Valentin, si le travail fourni est bien fait « le réseau devient plus fort et tu peux nouer même en plus qu’une simple relation de travail ».

Attention à ne pas trop en faire et à ne pas vouloir aller trop vite ! Il faut savoir se mettre en avant au bon moment, prendre des initiatives et montrer que tu es investi. Lors de ton passage en MOSEL, tu remarqueras que les professionnels se connaissent et qu’ils n’hésitent pas échanger des informations sur les étudiants. Fais attention aux propos que tu tiens et essaye d’être professionnel dès que tu sors (les recruteurs et maîtres de stages se cachent partout). Un projet tuteuré c’est aussi la création d’une roue de contacts solide pour entrer dans la vie active.

Pour finir je t’ai fait un petit lexique qui te permettra de prendre de l’avance sur ceux qui n’ont pas lu ce merveilleux article :

Commanditaire : entreprise ou association pour laquelle tu vas réaliser un projet.

P.TUT : abréviation pour Projet Tuteuré, si tu veux plus de renseignements je te laisse aller voir les articles des mes camarades Lucille et Noémie.

Rush : souvent lors d’une prestation ou au moment de rendre tous tes dossiers en même temps. Se caractérise par des moments de grosses montées d’adrénaline qu’il va falloir apprendre à gérer si tu veux travailler dans l’événementiel.

Tablette/enquête : tu vas organiser des événements mais tu vas aussi être bénévole sur ceux de tes camarades. Les prestataires demanderont des analyses du public ou des impacts que tu réalisera grace à SPHINX sur tablette.

 

Tu as maintenant quelques clefs qui (je l’espère) feront de tes projets des réussites.

 

Quentin
SCHAMING
https://www.linkedin.com/in/quentin-schaming-15a3a5a7/

Élodie et Thomas #promo2017 : Du virtuel au réel

Elle, c’est Élodie Cayot, 23 ans. Lui, c’est Thomas Costanzo alias “Doom”, 27 ans. Ils se sont rencontrés en promo 9 de LP MOSEL et ont pour passion : l’univers des jeux-vidéos et la culture japonaise. Ensemble et grâce au cours de création d’entreprise enseigné en MOSEL, ils sont les créateurs de la convention geek « Necronomi’Con » qui a lieu chaque année début février à l’Atraxion (parc expo de Belfort). Rencontre.

Elodie et Thomas avec l'affiche de la Necronomi'Con, saison 2 - Crédit : Clara Mischler
Elodie et Thomas avec l’affiche de la Necronomi’Con, saison 2 – Crédit : Clara Mischler

Elodie :  « MOSEL, ça change les gens »

Après un BTS Tourisme et une année en LEA (Langues Étrangères Appliquées), Elodie souhaite poursuivre ses études dans le domaine de l’événementiel. Originaire de Belfort, elle oriente rapidement son choix vers la licence pro MOSEL. Elle décrit son année comme 6 mois intenses, entre les cours et les actions de bénévolat lors des différents événements organisés le week-end. Elle a particulièrement apprécié toucher à des domaines différents tel le secteur sportif ou culturel. MOSEL lui a également apporté un réseau professionnel très large, grâce aux rencontres faites pendant l’année d’étude, qui lui sert encore à ce jour. Cette formation lui a permis de prendre confiance en elle et d’être aujourd’hui beaucoup plus à l’aise à l’oral et dans le monde professionnel en général.

Aujourd’hui, Elodie travaille à l’Office de Tourisme de Belfort, structure où elle a réalisé son stage de fin d’études MOSEL en 2017. Elle est désormais community manager. Son travail consiste notamment en la gestion du site internet et des réseaux sociaux.

 

Thomas : « MOSEL, ça prépare à l’avenir »

Le parcours de « Doom » ou également nommé « le papy de la promo 9 » est moins linéaire comparé à celui d’Elodie. Avant d’intégrer la licence, il a notamment fait des études d’électronique, d’électrotechnique, de mécanique et d’informatique. A côté de cela et depuis l’âge de 15 ans, il organise beaucoup d’événements parmi les nombreuses associations dont il est membre (une bonne dizaine, notamment dans les jeux, les jeux-vidéos ou encore les soirées étudiantes). Il s’est donc dit : « L’événementiel c’est marrant d’en faire tout le temps mais c’est mieux si je peux en vivre ».

C’est pourquoi il décide de reprendre ses études et d’intégrer la licence pro MOSEL afin de valider les méthodes apprises sur le terrain. Retourner sur les bancs de l’école après avoir travaillé 6 ans n’a pas été une mince affaire. Il a particulièrement eu du mal à se mettre au travail le soir après les cours tout en gérant les projets qui se sont rajoutés à côté au fur et à mesure de l’année. Pour lui, l’année MOSEL a été très formatrice. Elle lui a permis d’apprendre à monter un projet de A à Z et de mieux en maîtriser la communication. Il souligne également la chance d’avoir pu côtoyer des intervenants professionnels qui rendent l’enseignement moins scolaire.

Aujourd’hui, Thomas a fait le choix de se consacrer pleinement aux différentes associations dont il fait partie.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
La promo 9 avec Doum (à gauche) et Elodie (à droite) – Crédit : LP MOSEL

 

« En 3 mois il me semble que nous avons fait 12 événements […] ce qui permet de rencontrer plein de gens, aussi bien pour le carnet d’adresses que pour les compétences qu’ils peuvent transmettre… C’est super intéressant. »

 

Leur passion commune pour l’univers Geek

Quand elle se plonge volontiers dans la lecture d’un manga, lui peut passer des heures à jouer avec le dernier jeux-vidéo en vogue. Leur passion pour la culture nippone et les jeux-vidéos se complète au sein de l’univers Geek.

Thomas est un ancien joueur d’e-sport avec un niveau national et qui a organisé des compétitions. En 7-8 ans, il a eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde dans ce domaine et a participé à plusieurs grands salons de ce genre.

Quant à Élodie, sa passion pour la culture nippone découle des dessins animés japonais, tel que Pokemon. Elle trouve intéressante la culture du pays dans sa globalité : la nourriture, la musique (le groupe de J-pop et heavy metal Babymetal entre autre), le côté décalé des Japonais et le contraste avec leur côté très traditionnel… elle n’a pour l’instant pas encore eu la chance de s’y rendre.

Concours Cosplay de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
Concours Cosplay de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La création du groupe, « la seule fois de l’année où on a décidé de travailler ensemble »

L’un des projets majeurs de l’année en MOSEL est le cours de création d’entreprise. C’est dans ce cours que l’idée de la Necronomi’Con a vu le jour. Au lieu de se lancer dans la création d’un concert, sujet un peu « classique » quand on fait la licence MOSEL, Elodie et Doom ont souhaité proposer quelque chose de différent.

Bien que copains de promo, ils n’avaient pas encore eu l’occasion de travailler ensemble dans le même groupe. « Pour une fois qu’on travaille ensemble sur un projet, on fait quelque chose qui nous fait kiffer ». C’est ainsi qu’ils ont réussi à embrigader 2 autres camarades dans la création d’un événement.

Ce type de convention existent déjà dans d’autres villes mais pas encore en Franche-Comté. Grâce à la connaissance du groupe d’étudiants du parc des expositions de Belfort, ce lieu est devenu logiquement l’endroit le mieux adapté pour l’organisation de la convention. Au fur et à mesure des semaines, ils se sont beaucoup investis dans le projet. C’est pourquoi à un moment ils se sont dit que « ça serait marrant » de le rendre bien réel.

« C’est l’un des projets où on a eu vraiment envie de s’éclater. »

 

Du projet à la réalisation

Un mois après la présentation orale du projet devant un jury composé de Jérémy Durand (V2C Production – professeur du cours de création d’entreprise) et de Stéphane Laurent (responsable de la formation), que Thomas est invité dans le bureau de ce dernier. « La Nécronomi’Con en fait… ça peut marcher non ? Ça vous dit si on le fait ? » lui dit-il. « Chich ! » lui répond Doom.

La suite s’est enchaînée très rapidement. En effet, un projet de salon similaire allait voir le jour sur le territoire, dans 3 villes aux alentours. Il a fallu être réactif et efficace pour monter le projet et le faire mieux que la concurrence. En un an, ils n’ont pas chômé pour aboutir à l’organisation de la première édition de la Nécronomi’Con.

Avec l’appui de Stéphane Laurent et d’autres intervenants de la licence, ils ont créé l’association, réparti les rôles, enchaîné les rendez-vous avec la banque… leur connaissance du milieu et le fait qu’ils soient déjà allés sur d’autres conventions les a beaucoup aidé. La première édition de la Necronomi’Con a eu lieu à l’Atraxion les 3 et 4 février 2018 avec 6 000 visiteurs passionnés ou simplement curieux.

L'Atraxion à Belfort lors de la Necronomi'Con 2018 - Crédit : Dorine Maillot
L’Atraxion à Belfort lors de la Necronomi’Con 2018 – Crédit : Dorine Maillot

La transmission de leur savoir

La Necronomi’Con est à ce jour encore présente dans la licence car elle fait partie de la liste des projets tuteurés proposés en début d’année à la nouvelle promotion MOSEL. Le travail est répartie en 2 équipes de 4 personnes : une équipe à la communication et une équipe à la production.

Quand on leur demande ce qu’ils ressentent maintenant qu’ils sont passés d’étudiants à commanditaires, la réponse est commune : ils n’ont pas vraiment l’impression d’être « passés de l’autre côté ». Ils ont une réelle envie de transmettre leur savoir et de donner la chance aux étudiants d’évoluer comme eux ont eu l’occasion de le faire.

Les missions sont adaptées en fonction de ce que les groupes veulent et sont capables de réaliser. Au lieu d’avoir un rapport hiérarchique, Thomas et Elodie, les membres de l’association ainsi que les étudiants deviennent tous collègues pendant la préparation : c’est un projet où les étudiants ont beaucoup d’autonomie et sont force de proposition.

L'équipe de la Necronomi'Con en 2018 - Crédit : Elodie Cayot
L’équipe de la Necronomi’Con en 2018 – Crédit : Elodie Cayot

 

Un dernier conseil ?

 « Au début, quand tu décides d’organiser un truc comme ça, tu as le monde contre toi ».

Un seul mot d’ordre : ne pas baisser les bras ! Quand on organise un événement d’une telle envergure, il y a forcément des moments qui sont plus tendus que d’autres. Des problèmes internes (dans l’équipe) ou externes (manque d’exposants à M-3 de l’événement) il y en aura. Le tout c’est de ne pas se laisser dépasser et se décourager. Et surtout, de rester naturel, humain.

Le but de l’événementiel est avant tout de partager et de faire de belles rencontres, non ?

 

Retrouvez ici toutes les photos de la Necronomi’Con 2018 (Portfolio Dorine Maillot).

 


Clara Mischler 
Promotion 2018-2019

Magali Bigey, l’intervenante qui ne voulait pas être prof…

Éternelle hyperactive, Magali Bigey est l’une des personnalités fortes de la Licence Professionnelle MOSEL (Marketing et Communication des Organisations du Spectacle, de l’Événementiel et des Loisirs). Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions afin que nous en sachions un peu plus sur notre chère professeure de « communication professionnelle » et d’« études qualitatives ».

 

Magali en quelques mots

En entendant tout ce qu’elle a déjà fait dans sa vie, on pourrait croire qu’elle a des super-pouvoirs : elle doit pouvoir se dédoubler, c’est impossible ! En effet, notre quarantenaire est docteure en sciences du langage et maître de conférences en information-communication. En bref, elle exerce ses fonctions d’enseignant-chercheur sémio-linguiste, rien que ça ! Et parmi tout cela, elle parvient encore à trouver le temps de s’adonner à ses différentes passions, qui lui tiennent très à cœur. Hormis son métier, le ski, la lecture et le cinéma l’animent tout particulièrement.

Son originalité et sa ténacité (qui peut même aller dans les extrêmes selon ses propres dires) lui ont permis de se démarquer dans ce milieu difficile et l’ont même menée jusqu’au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), qu’elle  rejoint en 2013. Un certain 14 février, elle est appelée à Paris pour parler d’un livre qu’elle a co-écrit. Initialement pas très enchantée à cette idée, elle monte finalement à la capitale pour quatre minutes de discours, mais certainement les quatre minutes les plus importantes de sa carrière. À l’issue, la directrice du CNRS  en personne vient lui proposer de collaborer avec ses équipes. Et c’est ainsi que notre intervenante à MOSEL devient chercheuse associée au CNRS en culture populaire.

Le mot de Magali : « Moi en trois mots ? Souriante, dynamique et gourmande »

 

Un parcours à faire tourner la tête

Notre intervenante a bien connu les bancs de l’école. Bien qu’elle ne souhaitât même pas passer son bac, il semblerait que sa vocation soit apparue juste après. Son diplôme option arts plastiques en poche, elle s’engage dans un DUT Information Communication en Publicité à l’IUT de Besançon-Vesoul où, ironie du sort, elle enseigne aujourd’hui ! Les formations diverses et variées s’enchaînent ensuite :

  • Bac +2 en Lettres et Communication,
  • Bac + 3 en Sciences du Langage,
  • Master 1 en Grammaire Transformationnelle et Sciences du Langage,
  • Master 2 en Traitement Automatique, Licence de Français langue étrangère,
  • Doctorat de Sciences du Langage.

Elle jongle habilement entre apprentissage et enseignement pour parvenir à ses fins. Ce qui pourrait paraître insurmontable pour d’autres ne lui a pas fait peur et lui a permis d’atteindre son idéal et son statut actuel, qu’elle n’échangerait pour rien au monde.

Le mot de Magali : « Être prof n’était pas une vocation, pas le moins du monde ! »

 

Un métier passion

Malgré tout, Magali se donne à cœur joie dans ses différentes fonctions. Sa vie est rythmée par les cours et les colloques, qu’elle apprécie énormément, les allers-retours entre Besançon et Montbéliard pour donner des cours, mais aussi les tâches administratives. Celles-ci sont très chronophages et lui prennent approximativement une journée par semaine, ce qui est loin de la ravir.

Le mot de Magali : « Les tâches administratives, quelle perte de temps… »

 

Magali Bigey lors d'une journée de recherche sur le web 4.0 et la publicité horlogère à la Haute Ecole de Gestion de Neuchâtel.<br />
Magali Bigey lors d’une journée de recherche sur le web 4.0 et la publicité horlogère à la Haute Ecole de Gestion de Neuchâtel.
© HEG – Haute école de gestion Arc

Son arrivée à Mosel 

Le saviez-vous ? Magali n’était initialement pas censée enseigner en MOSEL ! Tout a commencé grâce à sa rencontre avec Alphonse MBoukou, professeur en économie et marketing à l’IUT de Belfort-Montbéliard. Celui-ci intervient auprès des MOSEL mais surtout des ADIO (Licence Professionnelle d’Attaché au Développement international des Organisations) (nos voisins de palier!) et des GACO (Gestion Administrative et Commerciale des Organisations). Lors d’un forum de classe de première, les deux professeurs discutent et Monsieur MBoukou propose à Magali de venir partager ses savoirs aux étudiants GACO. Marché conclu ! Ni d’une ni deux, Magali commence les cours, mais il n’a pas fallu beaucoup de temps pour qu’elle rencontre Stéphane Laurent, le responsable de la licence MOSEL. À son tour, il lui proposer de venir prodiguer des cours à ses MOSEL. C’est avec plaisir qu’elle a accepté et c’est un choix qu’elle ne regrette absolument pas. Après un premier cours en 2013, c’est en 2014 qu’elle devient définitivement intervenante en MOSEL, afin d’aider les étudiants dans leur expression verbale et corporelle mais aussi pour décortiquer les réponses aux multiples enquêtes qu’ils sont amenés à mettre en places dans les différents modules.

Le mot de Magali : « J’aime beaucoup travailler avec Stéphane, ce qui est fondamental quand on travaille en MOSEL ».

Magali Bigey en plein cours © Stéphane Laurent
Magali Bigey en plein cours © Stéphane Laurent

La Licence Pro MOSEL vue par Magali

La licence pro MOSEL a eu le même effet sur Magali que sur toute autre personne qui s’y confronte : une fois qu’on y est, on ne la quitte plus ! Selon Magali, elle est tout simplement exceptionnelle. « C’est ce que tout étudiant en événementiel devrait pouvoir vivre dans son parcours », complète-t-elle. Quand on lui demande d’établir le profil type d’un Mosel, elle voit quelqu’un de :

  • Tenace, pour être capable d’imposer ses idées,
  • Organisé, pour ne pas se laisser rattraper par la charge de travail,
  • Résistant au stress, car entre les cours et les événements, il y a beaucoup de raisons d’en avoir !
  • Ouvert d’esprit, car la licence sert aussi à cela : découvrir de nouveaux horizons et ne pas rester camper sur ses acquis,
  • Créatif, qualité indispensable pour se démarquer dans ce monde de « requins ».

Enseigner en MOSEL, c’est une chose à laquelle Magali est très attachée. Depuis maintenant 5 ans, elle fait deux heures de route sur l’autoroute la plus chère de France pour 3h de cours en MOSEL, si ça ce n’est pas une preuve d’amour !! Mais la licence lui apporte aussi beaucoup : elle éprouve beaucoup de satisfaction et de fierté quand elle voit l’évolution des étudiants au fil des cours qu’elle leur donne, c’est, pour elle, la plus belle des récompenses.

Le mot de Magali : « Mosel en deux mots ? Plaisir et satisfaction »

 

Mais trêve de bavardages, nous sommes allés encore plus loin. Partez maintenant à la découverte de la Magali spontanée et dynamique grâce au célèbre concept « Fast & Curious » :

 

Un grand merci à Magali Bigey pour le temps qu’elle m’a consacré, je lui souhaite une bonne continuation en MOSEL et dans sa vie professionnelle !



Emma PRINZ

Promotion Mosel #11 2018-19

 

 

Les P’Tut’, des expériences enrichissantes

Les projets tuteurés… Derrière ces mots qui ne veulent pas dire grand-chose, se cache un gros travail. Du temps, de l’énergie et de l’investissement, sont les maîtres-mots de ces projets.

Artistes sur la scène lors de la soirée celtique.
Concert lors de la soirée celtique du 31 octobre 2018 à l’Arche de Bethoncourt. © Lucille Contejean

Dès le premier jour de cours, Stephane Laurent a déjà tout prévu ! En une journée, défilent une petite quinzaine de commanditaires. Ceux-ci viennent présenter leur projet et ainsi, les missions qu’ils attendent de nous. Suite à ça, chaque MOSEL devra réfléchir et choisir parmi les 7 « packs » contenant chacun 2 projets. Des projets qui font rêver, d’autres un peu moins… Mais l’équilibre au sein des différents « packs » est plutôt bien fait. Deux jours plus tard, c’est jeudi… la composition des groupes de 4 est enfin dévoilée et au travail ! Comme tu l’auras compris, tu ne choisiras pas ton groupe en fonction de tes affinités avec les uns et les autres, mais bien en fonction des projets [NDLR : et de ton projet professionnel ou de tes envies] ! Les votes restent en effet, anonymes… Et c’est parti pour 6 mois ! Ça commence par les premiers contacts avec les commanditaires. Ensuite, la création de dossiers en ligne partagés entre les quatre membres du groupe. Et enfin, l’établissement des rétro-plannings, avant de rentrer dans le vif du sujet.

Ces projets représentent une partie prenante de tes soirées, de tes semaines, de ton année en tant que MOSEL ! Afin que tu comprennes mieux de quoi je parle, j’ai décidé d’interviewer 3 MOSEL de la promo #11 : Élise, Charlyne et Lison.

Gros plan sur les bracelets de la nocture étudiante
Les bracelets de la nocturne étudiante du 18 octobre 2018. © Marc Vervinck

Les projets tuteurés : en quoi ça consiste ?

Charlyne et son groupe travaillent sur l’organisation d’une soirée celtique, un événement musical qui se déroule à l’Arche de Bethoncourt. Ils doivent ainsi s’occuper de toute la partie communication de la soirée (diffusion de flyers et d’affiches, passage radio, réseaux sociaux, etc.). Quant au groupe d’Élise, ils ont l’honneur de travailler sur le premier événement tuteuré de l’année : la nocturne étudiante. Cette soirée a pour but de réunir les étudiants dans des lieux culturels de Montbéliard. Ces quatre MOSEL assurent également la communication, puis s’occupent de relayer les informations aux différents lieux. Aussi, leur mission principale consiste à la bonne gestion des bénévoles. Enfin, pour le groupe de Lison, c’est un événement familial et ludique : la Montbéli’Hard, une course à obstacles. Ces derniers ont l’occasion de participer à des actions de street marketing autour de l’événement, aux relations presse, à la communication et à l’animation de la soirée. Puis, ils ont aussi comme objectif la création d’un nouvel obstacle pour le parcours. Le but principal de ces projets est d’organiser au mieux l’événement en amont, pour en faire une réussite !

 

Charlyne avec le badge de la soirée celtique.
Charlyne avec le badge de la soirée celtique. © Lucille Contejean

Pourquoi sont-ils utiles ?

D’après mes trois interviewées, ces projets sont très intéressants autant personnellement que professionnellement. En effet, comme le dit Charlyne : « Ce que j’ai apprécié dans ce projet, c’est vraiment de pouvoir mettre mes connaissances en œuvre sur un projet concret. Les commanditaires nous font confiance et nous encadrent vraiment bien. C’est sympa de nous accorder du temps et de nous « laisser » leur projet. Pour nous il ne s’agit que d’un projet alors que pour eux, il y a de gros enjeux (financièrement et par rapport à la popularité par exemple). Ils connaissent les capacités de la licence MOSEL et je trouve ça vraiment chouette. ». Pour certains, c’est aussi une occasion de travailler sur des domaines inconnus, Lison m’a dit : « J’ai trouvé ce projet intéressant, car je n’avais jamais organisé d’événement sportif auparavant. ».

L’enseignement MOSEL, c’est également bénéficier de vraies expériences qui sortent du cadre scolaire. Travailler avec des professionnels et avoir des responsabilités sont des points mis en avant dans les P’Tut.

Des problèmes rencontrés ?

Oui, évidemment. S’il y a bien une chose en commun dans tous les événements quels qu’ils soient, c’est l’imprévu. Eh oui, l’événementiel c’est aussi gérer les problèmes auxquels nous n’avions pas pensé. Pour la nocturne étudiante, Élise nous raconte : « Les problèmes rencontrés sont notamment apparus pendant l’événement. Principalement avec des retards sur le planning. Aussi, il a fallu gérer le fait qu’il y ait trop peu de monde qui se rendent au Château (un des lieux de la soirée). ». Le groupe de la Montbéli’Hard n’avait également pas prévu le coup, comme Lison nous l’explique : « le nombre de coureurs étant plus élevé que prévu, un bouchon s’est créé au niveau de notre obstacle. ». Pour Charlyne, c’est au niveau des réseaux sociaux qu’il y a eu un imprévu : « Le seul hic que nous avons eu a été la création de l’événement en doublon sur Facebook. Ceci a réduit la cible de notre communication. ».

Elise assise derrière un bureau au musée du Château lors de la nocture étudiante
Elise lors de la nocturne étudiante. © Marc Vervinck

Une expérience parfois difficile mais dont on ressort changé

Comme le dit si bien Élise, ces projets sont difficiles mentalement, mais ils nous apprennent beaucoup de choses sur nous-même : « J’en retire une expérience surtout personnelle à vrai dire. Sur le fait d’apprendre à gérer mon temps et mes émotions. Je suis passée par beaucoup d’émotions ce jour-là, que ce soit du stress, de la déception, de la joie et du soulagement. ». Ces projets permettent également de nous montrer la réalité des choses, d’après Lison : « Le projet tuteuré m’a fait prendre conscience de la difficulté que représente la gestion de 6 000 personnes lors d’un événement, que ce soit pour les stocks de boissons et de nourriture, la logistique générale et surtout pour certains mécontentements du public lié à la forte affluence de l’événement. »

Portrait de Lison avec un badge "bénévole" autour du cou
Lison bénévole pour un événement projet tuteuré MOSEL. © Justine Gayet

Le travail en groupe : oui ou non ?

Pour les projets tuteurés, et pour à peu près tous les projets de l’année, travailler en groupe est imposé. Cependant, ce n’est pas toujours chose aisée. Pour Lison, ça se passe plutôt bien et elle est très satisfaite du groupe dans lequel elle est tombée : « Je pense que j’ai eu la chance d’avoir un groupe de projet tuteuré qui s’entend vraiment bien. Nous n’avons pas rencontré de difficultés à travailler ensemble, bien au contraire. ». Mais pour Élise, c’est un peu plus compliqué pour ce premier événement : « Au sein de ce projet, où peu de missions existent, il est vrai qu’il est difficile de travailler en groupe. Une mission ne nécessite pas l’intervention de 4 personnes. Donc il est facile de se marcher dessus sans le vouloir. ».

Les projets tut’, en 3 mots, ça donne quoi ?

Chaque MOSEL voit ces projets différemment… pour Elise, c’est la rigueur, l’évolution et les opportunités qui priment. Charlyne, elle, met en avant l’expérience, la connaissance et le fait que ce soit un travail intéressant. Quant à Lison, les projets sont, pour elle, enrichissants, professionnels et plaisants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les MOSEL, les projets tuteurés sont très importants. Principalement parce qu’ils vont les aider à se rendre compte de la réalité du métier. Ceci va grandement les aider pour débuter dans la vie active.

 


Lucille Contejean  
Promo #11
Profil LinkedIn

Nocturne étudiante : le point de départ

18 octobre 2018, 18h, la 10ème édition de la Nocturne Étudiante peut enfin commencer. Organisée par Pays de Montbéliard Agglomération, 4 étudiantes de la Licence Professionnelle MOSEL ont pu découvrir l’envers du décor du monde de l’événementiel avec des missions et tâches bien précises. L’occasion pour nous, MOSEL, de revenir sur notre tout premier événement de l’année …

Pour cette 10ème édition, les défis étaient de taille pour les 4 filles de l’équipe : motiver les étudiants à se déplacer dans les différents lieux culturels de Montbéliard, faire découvrir le riche patrimoine de notre terre d’adoption et voire même de susciter des passions naissantes. Mais leurs missions ne s’arrêtaient pas là. Ces dernières ont pu suivre tout le processus de l’organisation d’un événement. Allant de la traditionnelle conférence de presse à la gestion des bénévoles lors du jour J. Élément indispensable à la réussite de cette soirée, le « talkie-walkie », donnant des allures de James Bond girl à nos chères et tendres organisatrices. Pour ce qui est du reste de la promotion #MOSEL11, nous prenons nos postes et attendons sagement l’arrivée des étudiants sur les 4 sites de cette Nocturne.

L'équipe de bénévole au musée du château de Montbéliard - Crédit Marc Vervinck
Équipe bénévole musée du château de Montbéliard – Crédit Marc Vervinck

L’angoisse du nombre

L’heure tourne, le temps passe, la vie tient son court … mais très peu d’étudiants sont au rendez-vous. L’angoisse de la salle vide fait alors son apparition, personne n’ose vraiment mettre le doigt sur ce « détail ». Certains MOSEL essaient tant bien que mal de détendre l’atmosphère par deux-trois blagues bien placées, mais l’heure n’est plus à la rigolade. Puis, comme par magie, de véritables colonies déambulent au 19 Crac (musée d’art contemporain), Château de Montbéliard, à la Médiathèque/BIJ ou au Pavillon des sciences, un véritable soulagement pour tous. On peut d’ailleurs noter que la plupart des étudiants présents sur les différents sites sont heureux de découvrir les lieux les plus « hypes » de Montbéliard. Comme par exemple au 19 Crac à travers l’utilisation de tablette pour faire la visite, à la Médiathèque avec un casque de réalité virtuelle ou encore au Musée du château avec l’apparition du groupe stéphanois « Terrenoire », donnant des allures de concert privé …

Et pour bien clôturer la soirée, tout le monde se retrouve au Moloco, avec une programmation électro. L’occasion pour tous les Mosel de pouvoir contempler leur travail tout en siroter un nectar des plus adoucissants.

Le groupe terrenoire au musée du château - Crédit Marc Vervinck
Le groupe terrenoire au musée du château – Crédit Marc Vervinck

L'utilisation des tablettes par les étudiants au musée d'art contemporain du 19 Crac
Utilisation des tablettes au 19 Crac – Crédit Emma Prinz

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis passée par toutes les émotions »

Élise Gardin, une des quatre organisatrices de la Nocturne Étudiante, donne ses impressions concernant le premier événement de l’année :

« Tout d’abord, la Nocturne Étudiante représente pour moi l‘opportunité de faire découvrir des lieux culturels aux différents étudiants tout en profitant d’une soirée entre amis riche en activités ! ». Une soirée comme la Nocturne nécessite forcément beaucoup de compétences et de main d’oeuvre : « Nos missions en amont concernant la Nocturne Étudiante consistaient à relayer la communication auprès des étudiants du secteur Belfort/Montbéliard, de faire les liens concernant l’organisation et la mise en place du jour-J. L’encadrement des bénévoles faisant bien évidemment office de mission obligatoire. Tout cela nous a permis le jour de l’événement d’avoir comme principale mission l’accueil des étudiants sur les lieux proposés. Tout ce travail n’aurait pas été possible sans l’aide de nos bénévoles que nous avions chacune prises sous nos ailes. Il était aussi question lors de cette soirée de nous occuper du bon déroulement de la logistique (liens avec les lieux, signalétique, repas bénévoles, matériels type vélos et appareils photos ..) ».

Élise Gardin, organisatrice d'un soir
Élise Gardin, organisatrice d’un soir – Crédit Marc Vervinck

Cependant, qui dit projet d’équipe, dit répartition des tâches, et ça, Élise l’a très vite compris : « Concernant les tâches au sein du groupe, nous nous sommes répartis en amont. Pendant que l’une communiquait sur les réseaux sociaux, l’autre contactait, gérait le planning bénévoles et les différents lieux.  Nous nous sommes aussi réparti sur la question des contact des équipes partenaires et bien évidemment sur l’enquête de satisfaction.  Il s’agit d’un événement qui arrive très tôt dans l’année et par conséquent les missions données sont brèves mais précises. Le temps d’une réunion avec Pays de Montbéliard Agglomération, un aller – retour entre deux lieux et quelques mails, et nous nous retrouvons vite au jour-J ».

Forcément, le bilan personnel d’un événement est toujours plus simple à décrire à la fin de ce dernier : « Personnellement, je pense pouvoir ressortir de cet événement des traits de ma personnalité. C’est un événement qui m’a fait passer par toutes les émotions, le stress, l’impatience, la joie, le soulagement. C’est pour cela que nous faisons ces études, le rythme des événements et ce qu’ils nous procurent est exceptionnel !« . La Nocturne constituait le lancement de la saison des événements pour la #promo11, un moment particulier pour le groupe : « À vrai dire, on ne se rend pas compte que nous lançons les « festivités ». Sur le moment, nous pensons tellement à nos missions qu’on ne s’imagine pas tout de suite qu’il s’agit du premier. Mais les bénévoles, également nos camarades de Licence, ont su nous le rappeler le soir même. Ce détail m’a permis de me créer un challenge personnel, mais nous a surtout permis de tous rester soudés ! La LP MOSEL est vraiment un facteur de soutien, nous sommes tous très solidaires les uns des autres. »

Des chiffres … Une tablette !

Une soirée réussie ? Oui ! Comment le prouver ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Infographie de la Nocturne Étudiante 2018
Infographie de la Nocturne Étudiante 2018

Vient désormais le moment du traditionnel « tablette, enquête ». Ce qui en ressort en premier ? La bonne communication sur les navettes. Les étudiants ont été nombreux à les utiliser, atout pour que chacun puisse profiter de sa soirée en toute sécurité.

Il est désormais temps de clôturer ce premier volet, nos Mosel sont déjà en action pour les prochains événements à venir, autour d’une course d’obstacle, d’une journée des bénévoles ou d’une soirée Celtique …

Avant de se quitter, vous pouvez retrouver les reportages photos de nos différents photographes présents pour cette Nocturne !


 

Marc Vervinck

Promotion 2018 – 2019

 

La Necronomi’Con, 100% MOSEL

Initiée par des anciens étudiants de la neuvième promo de la LP MOSEL pendant le cours de création d’entreprise, la Necronomi’Con verra le jour les 3 et 4 février 2018 ! Ce sera le premier salon généraliste de la culture geek et nippone en Franche Comté. Sa première édition, un projet ambitieux qui implique également huit étudiants de la dixième promo, puisque ils devront présenter leur contribution à l’événement lors de leur soutenance de projet tuteuré.  Ces derniers sont ventilés en deux pôles, communication et gestion.

 » Première convention généraliste geek et nippone en Franche-Comté « 

Culture Geek, univers steampunk, BD, Comics, Culture Nippone, Jeux vidéo, Science-Fiction, Pop Culture, Cosplay… La Necronomi’con est un projet porté par l’association homonyme dont les membres ont à cœur tous ces domaines. Cette convention a vu le jour grâce à l’investissement de cinq passionnés, dont la volonté la plus chère est d‘apporter un événement reprenant les principes et les codes des plus grandes conventions de l’hexagone en Franche-Comté. En réponse à un manque cruel de ce type d’événement dans la région, ce salon apparaît comme la première convention généraliste geek et culture nippone en Franche-Comté.

Deux jours de rencontres et partages au Parc des Expositions l’Atraxion à Belfort-Andelnans : un espace de 3000 m² qui accueillera plus de 100 exposants et commerçants, des animations, des concours de cosplay, des conférences, des espaces jeux et retro-gaming, de quoi satisfaire un public très large ! L’attractivité de ce salon se manifestera aussi grâce à la présence d’invités de renommée, comme Marcus le célèbre présentateur de la chaîne Game One, ou le Youtubeur Demow’.

 

 » Du MOSEL, rien que du MOSEL ! « 

L’association Necronomi’Con est composée de Elodie Cayot la secrétaire, Thomas Constanzo le trésorier, Manon Brillaud et Roxanne Bourcy, tous quatre fraîchement sortis diplômés de la Licence Pro MOSEL en 2017. Le directeur de la formation Stéphane Laurent a décidé lui aussi de relever le challenge en devenant président de l’association. Cédric Chevrolet, intervenant professionnel pour le cours de création de message a proposé ses services de graphiste et également de tuteur pour encadrer le groupe s’occupant de la communication de l’événement. L’association a ensuite fait appel à Manon, ancienne étudiante de la promo 9 pour réaliser le site internet.

Pour cette première édition, la volonté de l’association a été de proposer l’événement en projet tuteuré. Un groupe axé sur la communication, un autre sur la gestion. Un véritable challenge pour une première année, et encore plus si on n’est pas forcément familier avec le milieu geek. Le plus de ce projet, une grande autonomie pour les étudiants ! En effet, toutes les propositions sont écoutées et discutées en groupe.

 

« Au vu de l’envergure de ce projet, il est important pour moi d’y faire contribuer des étudiants, qu’ils soient de Mosel ou d’ailleurs. Dans la culture en général et dans l’événementiel en particulier, surtout lorsque le projet est porté par une équipe restreinte et ouverte, c’est un très bon moyen d’enrichir son expérience et d’apprendre directement sur le terrain les réalités professionnelles. Peu importe le « service » que l’on rejoint, c’est aussi un énorme avantage que de pouvoir justement voir tous les métiers et savoir-faire qui se croisent sur ce type de projet. » 

Cédric Chevrolet, graphiste freelance et tuteur du pôle communication

 

Pour le pôle communication, le champ d’action est très large : relations presse et création de partenariats avec les médias, community management, mise à jour du site web, invitation des personnalités importantes ou encore adaptation de la charte graphique à différents supports de communication. L’association Necronomi’Con propose une véritable immersion professionnelle dans le milieu de la communication événementielle.

Du côté du pôle gestion, il leur est proposé une réelle expérience commerciale et logistique ! Entre négociations de contrats, contacts d’intervenants extérieurs (Youtubeurs, conférenciers, démonstrations de sports de combats voire même de sabre laser…), gestion des bénévoles et des invités, sécurité des lieux, vente d’espaces pour les exposants, le groupe participe à l’organisation générale de l’événement.

Si le succès est au rendez-vous de la Necronomi’Con les 3 et 4 Février 2018, le partenariat avec la licence Pro MOSEL pourra encore continuer, et qui sait, peut-être faire intervenir d’autres groupes d’étudiants d’horizons différents, pour une expérience encore plus enrichissante !

 

« La Licence Pro MOSEL a 10 ans. Depuis lors, nous soutenons des projets en tant qu’appui partiel ou total sur l’organisation amont. Maintenant, il est temps de proposer nous-mêmes un vrai évènement porté de A & Z par des étudiants et dont ils sont initiateurs. C’est la démonstration de notre savoir-faire accumulé. En nous souhaitant le succès. »

Stéphane Laurent, directeur de la formation LP MOSEL et président de l’association Necronomi’Con

Plus d’infos sur la Necronomi’Con

 

 

Agathe de BarochezAgathe de Barochez

Promotion MOSEL 2017-18

Récit d’une nantaise en Franche-Comté

Vendeur rencontré sur le marché de Besançon

 

L’annonce… 

« Nous avonsle plaisir de vous annoncer que votre candidature a été retenue. Bienvenue à l’Université de Belfort Montbéliard ». 

Ainsi, me voilà inscrite en MOSEL. Inutile de vous préciser que ma première réaction a été d’aller me renseigner quant à l’emplacement exact de « Montbéliard ». L’Est. Après 3 ans d’études supérieures dans ma belle ville nantaise, j’allais devoir traverser la France et m’installer loin des miens.

Voici le trajet que j’ai fait en Twingo.. Ce fut long… Très long

Une fois ma famille et mes amis prévenus, mon logement trouvé, mes affaires rassemblées, papa, maman et moi avons parcouru un certain nombre de kilomètres (820 km pour les curieux) afin de venir m’installer.

« Moi quand je suis arrivée ici, j’ai fait une dépression » – inconnue rencontrée au Leclerc de Montbéliard

Su-per ! Me voilà donc téléportée en Bourgogne-Franche-Comté, région de la saucisse, du fromage et de la voiture Peugeot…

Ce ton ironique n’est pas à prendre au sérieux évidemment. Rapidement, j’ai pu me rendre compte que j’avais de la chance d’être arrivée ici. La formation que j’intégrais allait me donner la possibilité de faire de belles rencontres et d’enrichir mon expérience professionnelle et personnelle.

Certes, mes 6 mois de formation s’annonçaient riches et intenses, mais qu’en serait-il de mon quotidien ? Qu’allais-je faire de mon temps libre ?

 

Sylvianne et Cie

Une nantaise à Montbéliard

Il faut savoir que la Franche Comté, c’est une petite région située entre le Rhône-Alpes, l’Alsace et la Lorraine. Celle-ci est approximativement constituée de 80% d’humains, 10% de vaches (NDLR : les montbéliardes), 7% de poules et 3% de cochons. Vous y trouverez également de très beaux paysages.

En ce qui concerne ma vie à Montbéliard, je ne vais pas vous mentir en vous disant que c’est une ville très dynamique et vivante. J’ai d’ailleurs tendance à penser que les gens vivent au rythme du soleil : dès qu’il se lève, les rues sont animées mais dès que la nuit tombe, tout le monde disparaît. Cependant, certains lieux sont à connaître et la promo10 MOSEL a rapidement trouvé son QG : le Local, petit bar au centre de la ville où l’on sert de bonnes boissons et de bons produits locaux jusque tard le soir.

Niveau verdure, le Près la Rose, grand parc naturel de Montbéliard, est très reposant et agréable. Pour les plus sportifs, la base de loisirs de Brognard vous donne la possibilité d’aller vous défouler dans un cadre sympathique. Je n’ai toujours pas visité l’incontournable Musée Peugeot mais compte bien y aller avant la fin de ma formation… Promis !

J’ai également eu l’occasion d’explorer de belles villes aux alentours telles que Besançon et Belfort et leurs magnifiques citadelles. Croyez-le ou non, nombreuses sont les activités, les concerts et les événements proposés dans la région (pour avoir un aperçu des projets tutorés pris en mains par les étudiants MOSEL cette année, cliquez ici)

Que ce soit à un niveau sportif, culturel ou musical, tout le monde peut y trouver son bonheur, vous n’avez plus qu’à vous servir !

 

Le dialecte local : de quoi nous laisser pantois …

Lulu la Belfortaine

 

 

 

Je préfère vous prévenir quant à l’accent atypique de la région. Le franc-comtois parle leeeennnnteeement et certaines expressions locales me laissent parfois sceptique. Avec le temps, je trouve que cela rajoute au charme de la région et je l’apprécie de plus en plus. Vous trouverez ci-dessous, quelques expressions que j’ai eu plaisir à entendre ici… 

 

 

 

 

Top 5 des expressions les plus utilisées en Franche-Comté :

« Besac » : abréviation de Besançon, capitale franc-comtoise (Si,si Besançon comte actuellement plus de 100 000 habitants )

« T’as meilleur temps » : « tu ferais mieux »

« Beuillot » : personne un peu maline, voire sotte

« Cornet » : Quand tous les français pensent à une glace, les Franc-comtois comprennent un sac pour les courses

5 « Murie » : si vous entendez ce terme sortir de la bouche d’un franc-comtois, c’est qu’il vous insulte !

 

Nous pourrions agrémenter ce classement par :

– « Goumeau » : mixture étrange à la texture du flan que les cuisinières locales utilisent pour gâcher une bonne tarte aux pommes

« Dious » : dieu en patois local : « Nom de Dious ! » « Cré vingt Dious ! » « Bon Dious ! »

« Patemouille » (n.f) : chiffon humide servant à nettoyer la table de la cuisine

« Chni » (n.f) :(orthographe à vérifier) = petit tas de poussière fait pendant le ménage

« Daubot » (n.f) : personne de petite taille

« Colle » (n.f) : autre nom de la cancoillotte

J’espère que cette leçon vous a plu car vous en aurez besoin, croyez-moi !

En France, nous avons la chance de pouvoir être dépaysés après quelques heures de route. Les paysages se multiplient aux quatre coins de l’hexagone, les architectures changent, sans parler des variétés culinaires présentes sur le territoire…

 

Anouk la Lédonienne

Au pied du sapin il y aura…

Cancoillotte, Mont D’Or, Morbier, Comté*, bière Rouget de l’Isle, Saucisse de Morteau*, Pochouse, Griotines… Le tout accompagné d’un excellent Vin Jaune*… Vous le comprendrez, en Franche-Comté on mange bien !

Pour les gourmands et adeptes de bons plats comme moi, rien de mieux que d’avoir posé ses valises ici. Alors oui, entre les bons fromages, l’excellente charcuterie et les plats mijotés locaux, votre séjour en Franche-Comté ne vous fera pas perdre de poids. Mais avouez qu’il serait dommage de ne pas en profiter…

 

Zoom sur trois spécialités locales

* Petit portrait d’un grand fromage local : le Comté

Le Comté AOP est THE fromage de la Franche-Comté. il est produit dans le Massif du Jura qui s’étend sur le Jura, le Doubs et l’Ain.

Pour faire un bon Comté, il vous faudra des vaches de races Montbéliarde (logique !). Mais ce n’est pas tout (ce serait trop facile), une « fruitière », petite fromagerie artisanale est également recommandée.

*La belle de Morteau

Depuis le XVIIIème, la saucisse de Morteau est exclusivement produite sur les plateaux et les montagnes du massif jurassien du Haut-Doubs. Vous reconnaîtrez cette saucisse grâce à sa scelle métallique et une cheville de bois refermant son boyau (Hmmmmm…)

Pour faire une bonne saucisse de Morteau, il vous faudra habiter à plus de 600m d’altitude et élever des porcs francs-comtois exclusivement nourris aux céréales et au petit lait. Pour les adeptes de ce produit, un fumoir leur est fortement recommandé car la Belle de Morteau est fumée pendant près de 48h sur un feu de sciure de sapin, d’épicéa et de genévrier, et ce, dans des cheminées pouvant atteindre plus de 14m de haut ! (Waouhh !!)

Lucas (Debout, 3ème en partant de la droite) entouré de ses copains venus d’ici… et du Danemark

*Le Vin Jaune

Ne repartez pas de la Franche-Comté sans avoir goûté le fameux Vin Jaune ! Ce breuvage repose minimum 6 ans et 3 mois avant d’être commercialisé. Comme vous pouvez le constater, le Vin Jaune est un produit de tradition et de patience. Les jurassiens l’honorent d’ailleurs le premier week-end de Février lors de la Percée du Vin Jaune qui n’est autre que l’une des premières fêtes viticoles de France (et qui attire plus de 45 000 visiteurs à chaque édition… Eh oui on en fait des choses en Franche-Comté !)

Passons au choses sérieuses : l’hiver en Franche-Comté

Hormis la cuisine locale que je goûte peu à peu depuis mon arrivée, il me tarde de découvrir la région sous la féérie de Noël.

« Ah mais vous avez déjà froid là ?! La première année où je suis arrivée en Franche-Comté, il a fait -17° » – Professeure en développement personnel

La Franche-Comté c’est quand même un autre monde. Moi qui ne vis que lorsqu’il fait chaud et qui adore donc l’été, je vous laisse vous imaginer ma tête. Ce ne sont pas mes petites chaussures en daim, mon « petit » manteau d’hiver et mon joli bonnet qui me permettront de survivre ici. Si les températures continuent de descendre, je vais d’ailleurs devoir investir dans les Moon Boots et la doudoune… Je ne suis pas prête…

Mais bon, la Franche-Comté, c’est aussi une belle petite région pleine de montagnes située à deux pas de la frontière Suisse et Allemande. Ainsi, rien ne vous empêchera d’étendre votre curiosité au-delà de Montbéliard et d’aller visiter les beaux paysages enneigés qui s’offrent à vous.

Jacques et Michelle devant l’Eglise Saint-Maurice, Besançon

Pour finir… 

Au début de cet article, on aurait pu croire que j’allais vous décrire une région totalement inhabitée où rien ne se passe. Mais au contraire, j’ai découvert Montbéliard et tous les jours, je me rends compte de l’opportunité d’être ici. Je ne regrette pas mon choix. Cependant, j’ai conscience qu’il n’est pas facile de s’éloigner. C’est tout à fait humain que d’appréhender de quitter ses proches et ses petites habitudes.

Mais au final, MOSEL, c’est 6 mois d’une riche aventure. Et puis en vous engageant dans cette formation c’est toute une famille que vous allez découvrir, des liens que vous allez tisser, des personnes que vous allez rencontrer… MOSEL c’est une belle mosaïque de la France : Marseille, Vichy, Angers, Orléans, Lille, Strasbourg… Un beau mélange de saveurs !

 

MOSEL#10

 

J’espère qu’à travers cet aperçu de la Franche-Comté, je vous ai donné envie de venir découvrir ce petit bout de territoire.

Je finis cet article en vous disant que malgré les températures extrêmes de l’hiver, les expressions locales et les plats très forts en fromage, le Franc-Comtois a le cœur chaud et il reste une personne très accueillante qui vous fera aimer la région un peu plus chaque jour…

Alors, on se retrouve en MOSEL ?

 


Perrine Mercier Promotion Mosel 2018Perrine Mercier

Promotion Mosel 2017-18