Les P’Tut’, des expériences enrichissantes

Les projets tuteurés… Derrière ces mots qui ne veulent pas dire grand-chose, se cache un gros travail. Du temps, de l’énergie et de l’investissement, sont les maîtres-mots de ces projets.

Artistes sur la scène lors de la soirée celtique.

Concert lors de la soirée celtique du 31 octobre 2018 à l’Arche de Bethoncourt. © Lucille Contejean

Dès le premier jour de cours, Stephane Laurent a déjà tout prévu ! En une journée, défilent une petite quinzaine de commanditaires. Ceux-ci viennent présenter leur projet et ainsi, les missions qu’ils attendent de nous. Suite à ça, chaque MOSEL devra réfléchir et choisir parmi les 7 « packs » contenant chacun 2 projets. Des projets qui font rêver, d’autres un peu moins… Mais l’équilibre au sein des différents « packs » est plutôt bien fait. Deux jours plus tard, c’est jeudi… la composition des groupes de 4 est enfin dévoilée et au travail ! Comme tu l’auras compris, tu ne choisiras pas ton groupe en fonction de tes affinités avec les uns et les autres, mais bien en fonction des projets [NDLR : et de ton projet professionnel ou de tes envies] ! Les votes restent en effet, anonymes… Et c’est parti pour 6 mois ! Ça commence par les premiers contacts avec les commanditaires. Ensuite, la création de dossiers en ligne partagés entre les quatre membres du groupe. Et enfin, l’établissement des rétro-plannings, avant de rentrer dans le vif du sujet.

Ces projets représentent une partie prenante de tes soirées, de tes semaines, de ton année en tant que MOSEL ! Afin que tu comprennes mieux de quoi je parle, j’ai décidé d’interviewer 3 MOSEL de la promo #11 : Élise, Charlyne et Lison.

Gros plan sur les bracelets de la nocture étudiante

Les bracelets de la nocturne étudiante du 18 octobre 2018. © Marc Vervinck

Les projets tuteurés : en quoi ça consiste ?

Charlyne et son groupe travaillent sur l’organisation d’une soirée celtique, un événement musical qui se déroule à l’Arche de Bethoncourt. Ils doivent ainsi s’occuper de toute la partie communication de la soirée (diffusion de flyers et d’affiches, passage radio, réseaux sociaux, etc.). Quant au groupe d’Élise, ils ont l’honneur de travailler sur le premier événement tuteuré de l’année : la nocturne étudiante. Cette soirée a pour but de réunir les étudiants dans des lieux culturels de Montbéliard. Ces quatre MOSEL assurent également la communication, puis s’occupent de relayer les informations aux différents lieux. Aussi, leur mission principale consiste à la bonne gestion des bénévoles. Enfin, pour le groupe de Lison, c’est un événement familial et ludique : la Montbéli’Hard, une course à obstacles. Ces derniers ont l’occasion de participer à des actions de street marketing autour de l’événement, aux relations presse, à la communication et à l’animation de la soirée. Puis, ils ont aussi comme objectif la création d’un nouvel obstacle pour le parcours. Le but principal de ces projets est d’organiser au mieux l’événement en amont, pour en faire une réussite !

 

Charlyne avec le badge de la soirée celtique.

Charlyne avec le badge de la soirée celtique. © Lucille Contejean

Pourquoi sont-ils utiles ?

D’après mes trois interviewées, ces projets sont très intéressants autant personnellement que professionnellement. En effet, comme le dit Charlyne : « Ce que j’ai apprécié dans ce projet, c’est vraiment de pouvoir mettre mes connaissances en œuvre sur un projet concret. Les commanditaires nous font confiance et nous encadrent vraiment bien. C’est sympa de nous accorder du temps et de nous « laisser » leur projet. Pour nous il ne s’agit que d’un projet alors que pour eux, il y a de gros enjeux (financièrement et par rapport à la popularité par exemple). Ils connaissent les capacités de la licence MOSEL et je trouve ça vraiment chouette. ». Pour certains, c’est aussi une occasion de travailler sur des domaines inconnus, Lison m’a dit : « J’ai trouvé ce projet intéressant, car je n’avais jamais organisé d’événement sportif auparavant. ».

L’enseignement MOSEL, c’est également bénéficier de vraies expériences qui sortent du cadre scolaire. Travailler avec des professionnels et avoir des responsabilités sont des points mis en avant dans les P’Tut.

Des problèmes rencontrés ?

Oui, évidemment. S’il y a bien une chose en commun dans tous les événements quels qu’ils soient, c’est l’imprévu. Eh oui, l’événementiel c’est aussi gérer les problèmes auxquels nous n’avions pas pensé. Pour la nocturne étudiante, Élise nous raconte : « Les problèmes rencontrés sont notamment apparus pendant l’événement. Principalement avec des retards sur le planning. Aussi, il a fallu gérer le fait qu’il y ait trop peu de monde qui se rendent au Château (un des lieux de la soirée). ». Le groupe de la Montbéli’Hard n’avait également pas prévu le coup, comme Lison nous l’explique : « le nombre de coureurs étant plus élevé que prévu, un bouchon s’est créé au niveau de notre obstacle. ». Pour Charlyne, c’est au niveau des réseaux sociaux qu’il y a eu un imprévu : « Le seul hic que nous avons eu a été la création de l’événement en doublon sur Facebook. Ceci a réduit la cible de notre communication. ».

Elise assise derrière un bureau au musée du Château lors de la nocture étudiante

Elise lors de la nocturne étudiante. © Marc Vervinck

Une expérience parfois difficile mais dont on ressort changé

Comme le dit si bien Élise, ces projets sont difficiles mentalement, mais ils nous apprennent beaucoup de choses sur nous-même : « J’en retire une expérience surtout personnelle à vrai dire. Sur le fait d’apprendre à gérer mon temps et mes émotions. Je suis passée par beaucoup d’émotions ce jour-là, que ce soit du stress, de la déception, de la joie et du soulagement. ». Ces projets permettent également de nous montrer la réalité des choses, d’après Lison : « Le projet tuteuré m’a fait prendre conscience de la difficulté que représente la gestion de 6 000 personnes lors d’un événement, que ce soit pour les stocks de boissons et de nourriture, la logistique générale et surtout pour certains mécontentements du public lié à la forte affluence de l’événement. »

Portrait de Lison avec un badge "bénévole" autour du cou

Lison bénévole pour un événement projet tuteuré MOSEL. © Justine Gayet

Le travail en groupe : oui ou non ?

Pour les projets tuteurés, et pour à peu près tous les projets de l’année, travailler en groupe est imposé. Cependant, ce n’est pas toujours chose aisée. Pour Lison, ça se passe plutôt bien et elle est très satisfaite du groupe dans lequel elle est tombée : « Je pense que j’ai eu la chance d’avoir un groupe de projet tuteuré qui s’entend vraiment bien. Nous n’avons pas rencontré de difficultés à travailler ensemble, bien au contraire. ». Mais pour Élise, c’est un peu plus compliqué pour ce premier événement : « Au sein de ce projet, où peu de missions existent, il est vrai qu’il est difficile de travailler en groupe. Une mission ne nécessite pas l’intervention de 4 personnes. Donc il est facile de se marcher dessus sans le vouloir. ».

Les projets tut’, en 3 mots, ça donne quoi ?

Chaque MOSEL voit ces projets différemment… pour Elise, c’est la rigueur, l’évolution et les opportunités qui priment. Charlyne, elle, met en avant l’expérience, la connaissance et le fait que ce soit un travail intéressant. Quant à Lison, les projets sont, pour elle, enrichissants, professionnels et plaisants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les MOSEL, les projets tuteurés sont très importants. Principalement parce qu’ils vont les aider à se rendre compte de la réalité du métier. Ceci va grandement les aider pour débuter dans la vie active.

 


Lucille Contejean  
Promo #11
Profil LinkedIn