Le tremplin Musiques de RU par deux anciennes MOSEL

Le tremplin Musiques de R.U est l’un des plus vieux projets tuteurés de la Licence Mosel. Chaque année depuis 10 ans le tremplin Musiques de R.U donne aux étudiants de MOSEL via le Crous de Besançon, la possibilité d’organiser un véritable accélérateur de carrière pour certain artiste. Initié par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine, sous l’égide du CNOUS. Il permet la mise en lumière de jeunes talents et valorise la création artistique étudiante. Repérage lointain d’un artiste solo de breakcore ou découverte pop d’un groupe prometteur, tous les styles musicaux sont acceptés. Last Train pour ne citer qu’eux, ont eu la chance de proposer leurs créations, prestation et talent face à un jury fait de professionnels et ont connus le succès que l’on sait aujourd’hui. Le jury est composé de professionnels de la musique, des techniciens, des régisseurs ou même des journalistes. Ils sont là pour faire la sélection finale mais aussi pour donner des retours pertinents sur les créations.

session d'audition au moloco

A la rencontre des anciennes MOSEL en charge du projet

L’an dernier une équipe de la promo 9 était aussi en charge de l’organisation du tremplin Musiques de R.U. Nous leurs avons posé des questions afin de mieux cerner les enjeux d’un projet comme celui-ci pour des étudiants de MOSEL.

La première personne contactée a été Audrey Haas. Elle a 24 ans, elle est chargée de production et de diffusion chez V2C à Belfort. Avant MOSEL elle a commencé par faire un DMA (diplôme des métiers d’art) en régie de spectacle option lumière à Besançon. Elle s’est ensuite dirigée en licence art du spectacle, spécialité théâtre. Pendant ses trois années de licence elle a pu réaliser une série de stages qui lui ont permis de prendre conscience du métier qu’elle voulait faire plus tard. Aujourd’hui Audrey est intermittente du spectacle et a trouvé du travail chez V2C.

La seconde est Mélaine, elle a 24 ans également et est originaire du Jura (plus précisément de Saint-Claude, la capitale de la pipe et du diamant). Passionnée par la culture elle a commencé par être bénévole au lycée dans une association, La Fraternelle. Suite d’une année d’Erasmus en Roumanie et d’un DUT Info-Com à Besançon, elle a intégré la promo 9 de MOSEL. Actuellement Mélaine est à la recherche d’un emploi comme assistante ou chargée de communication sur un festival de musique ou de cinéma.

 

Comment les projets tuteurés viennent à vous ?

La répartition des projets tuteuré se fait en tout début d’année et est l’un des moments clef de la licence. Les projets sont tous extrêmement variés et riches en contenu. La distribution fonctionne en packs de deux projets, alors parfois, on doit faire un choix entre celui que l’on veut vraiment et celui qui l’accompagne. Quant à la question si elles ont choisi le tremplin comme premier vœu, Audrey répond « en arrivant en MOSEL, Stéphane n’arrêtait pas de nous répéter « small is beautifull ». En choisissant mon pack, j’ai gardé cette phrase en tête. Je savais que tout le monde allait se jeter sur les gros packs comme le Moloco ». Cette année-là, le pack tremplin était combiné au projet caritatif « Octobre Rose » soutenu par le blog A la conquête de l’Est.

« Ces deux projets se complétaient dans leurs missions et nous permettaient de voir deux visions de l’événementiel (caritatif et culturel). Ils nous permettaient également de toucher à la production et à la communication » nous explique Audrey. Pour Mélaine le choix a été plus décomposé car son idée première était ailleurs. Plus captivée par la présentation du projet « Octobre Rose » sont choix s’est fini là-dessus quand il a fallu donner sa réponse finale. Mais alors, comment gérer deux projets en parallèle ? « Nos deux projets ne se croisaient pas. Nous avons commencé par Octobre rose, puis enchaîné avec le tremplin sans difficulté », les deux filles savaient que fin octobre le projet « Octobre Rose » serait terminé et qu’elles allaient pouvoir se concentrer entièrement à l’organisation du Tremplin.

Pendant la réalisation des missions

Une fois le projet lancé le groupe est entre les mains des commanditaires, ils sont là pour suivre l’état d’avancement des missions mais aussi sont chargés de faire de la vérification ou donner des indications pour guider au mieux les étudiants. Audrey nous explique que même si elles se sont débrouillées seules pour la plupart des tâches : « évidemment, nous avions aussi le soutien de Stéphane [nda. directeur de la licence professionnelle] et l’aide de la promo ».

Quand on leur demande de quelle façon il faut s’impliquer dans ce projet, les réponses sont unanimes : « On pensait toujours tremplin. Si on avait l’occasion de se rendre à tel événement pour croiser telle personne qui pouvait être potentiellement intéressante pour notre jury, on y allait sans hésiter. Et puis on n’a pas uniquement avancer sur ce projet durant le créneau horaire du jeudi. C’est vraiment un projet dans lequel tu dois t’impliquer totalement. C’était une vraie expérience de travail pour nous, pas juste un projet universitaire » raconte Mélaine. Audrey ajoute que pour elle « ce projet allait plus loin qu’un simple projet tuteuré. Il nous a permis de mettre un vrai pied dans le milieu professionnel ».

Sur toute la période de travail, les échecs et les réussites s’accumulent mais qu’est-ce que l’on en retient vraiment ? Le fait de travailler en équipe par exemple a été une chose difficile à gérer pour les deux étudiantes mais le bénéfice a été de se rendre compte que la communication est à la base de tout : « On a eu un peu plus de mal à travailler avec les deux autres membres de notre équipe surtout à cause d’un manque de communication et de confiance » nous avoue Mélaine.

Pour le futur, après avoir terminé la licence, on prend avec nous un ensemble de connaissances importantes. Aujourd’hui, Audrey nous dit que le fait d’avoir pu expérimenter différents outils lors de ce projet l’aide dans son travail actuel. Mélaine va plus loin et nous dit qu’elle a acquis des compétences qu’elle ne maîtrisait pas totalement ou qu’elle ne connaissait pas. Elle a pu ensuite valoriser son CV.

 

affiche tremplin musiques de ru

 

Cette année le tremplin est encore là

Cette année le tremplin Musiques de R.U est reconduit une fois de plus, petite fierté de notre directeur de l’avoir gardé si longtemps. Il le sera, on l’espère, encore là à la rentrée 2018 mais est-ce que les étudiants se redonnent le bébé comme une feuille blanche, une compétition ? ou alors, la solidarité propre aux MOSEL en dit autrement ? A la fin de l’année, le groupe a fait le point avec les commanditaires pour proposer des solutions sur les points qui bloquaient, l’encadrement par exemple.

Toujours dans une volonté de faire du mieux possible, Mélaine et Audrey sont venues rendre visite en début d’année au nouveau groupe. « C’était l’occasion de rencontrer le nouveau groupe MOSEL chargé de l’organisation du tremplin. Nous avons pu répondre à leurs questions et restons disponibles pour eux » explique Audrey. Elle ajoute, « J’espère qu’ils arriveront à avoir un jury de professionnels, qu’ils arriveront à faire sold out, qu’ils auront plus d’inscriptions, qu’ils réfléchiront à la mise en place d’un vote du public avec la récompense envisageable pour cette victoire ». C’est donc avec des idées plein la tête et aussi tout de même un peu de challenge à donner que le tremplin se transmet d’année en année.


 

ROMAIN LAMBOLEY Promo MOSEL 2017-18Romain Lamboley

Promo Mosel 2017-18