A la veille d’un événement

4 étudiants se sont lancés dans l’aventure ASCAP. Leur mission est d’organiser deux matchs de handball ayant chacun un thème : Le handicap et l’Euro 2018. Faisant parti de ce groupe, j’ai décidé d’enregistrer la dernière réunion de travail avant le premier événement. Retour sur la préparation, les ressentis et les « OFF » du projet ASCAP Handball.

Les 4 étudiants qui ont mené le projet ASCAP. Hugo, Charlotte, Lonella et Guillaume. (Crédit Photo. Samuel Coulon)

 

Nous sommes le 30 novembre 2017, voilà trois mois que je travaille avec Charlotte, Lonella et Hugo, qui ont entre 20 et 23 ans, et viennent d’horizons différents à travers la France. Nous n’avons pas choisi de travailler ensemble, nous avons juste désigné un projet que nous souhaitions individuellement construire pour un intérêt commun. A ce jour, nous nous retrouvons pour l’ultime débrief. Nous sommes dans un salon, assis sur une banquette, je lance discrètement le microphone et la conversation se lance autour d’un verre.

Avant de vous en dire plus sur cet échange, il est important de comprendre ce qu’est l’ASCAP. En quelques mots, L’ASCAP (Association Sportive et Culture des Automobiles Peugeot) est une association qui est implantée dans le pays de Montbéliard depuis 1937. Et oui, déjà 80 ans ! Forte de près de 6 000 adhérents, elle regroupe des activités sportives et culturelles.  Son objectif principal est le développement du sport et de la culture pour les salariés de PSA Peugeot Citroën mais, aujourd’hui, elle est également accessible pour tous les habitants du Pays de Montbéliard. 360 manifestations sont organisées par an et elle est composée de 49 branches dont la section ASCAP Handball. C’est pour cette dernière que nous sommes missionnés.

 

« Je voulais un projet humain avant tout »

Dans l’idée de décompresser et de mieux se connaître, nous avons décidé de revenir sur nos trois mois de travail ensemble. Chacun s’est confié en totale transparence en donnant son propre ressenti.

Organiser un match de handball vous parait probablement facile et d’autres projets devaient être plus passionnants me diriez-vous. Mais alors pourquoi mes camarades ont choisi ce projet ? Lonella se redresse sur le canapé et s’exprime en première : « Je n’avais jamais touché au monde du sport car je suis plus musique et festivals. Le projet du handicap est une cause qui me tient beaucoup à cœur, je voulais un projet humain avant tout ». Pour Hugo, l’intérêt était tout autre : « L’envie et un réel défi de travailler sur un événement sportif car je ne pense pas que j’aurai beaucoup d’occasions à l’avenir dans ce domaine. Je veux par la suite me diriger dans l’événementiel musical ». Les têtes se tournent vers le bout du canapé pour y regarder Charlotte qui, elle, n’est pas aussi tranchée sur la question de son avenir professionnel : « Ne sachant pas encore si je veux me diriger vers l’événementiel sportif ou culturel, j’ai souhaité réaliser ce projet afin de m’aider dans mon choix de prédilection après la LP MOSEL ».  Bref, des motivations différentes pour un objectif commun… Organiser les meilleurs matchs de l’ASCAP Handball.

 

« Au début, c’était un peu le capharnaüm »

Une fois le groupe composé, il faut mettre en route la locomotive. Lonella avoue que le lancement a pris un peu de temps : « Au début, c’était un peu le capharnaüm, nous faisions beaucoup de tâches ensemble et on ne se répartissait pas les missions entre nous. En plus de cela, il a été difficile de décrypter le projet. Au final, nous sommes vite repartis sur le bon chemin. »

Pour Hugo, les personnalités de chaque membre de l’équipe ont créé un équilibre au sein du groupe : « En plus d’être deux femmes et deux hommes, de venir de régions différentes, chacun a sa propre personnalité. On a dans la team la folie, le pragmatisme, le commercial et la graphiste. Notre point fort, c’est qu’on se dit les choses, noir sur blanc » sourit-il.

Pour mener à bien notre projet, 4h par semaine sont dédiées à l’organisation de l’événement tel que nous le rappelle Hugo : « Chaque jeudi est différent, on court un peu partout entre les rendez-vous, les rencontres partenaires et prestataires. Mais c’est surtout une réunion gigantesque entre nous qui permet de recibler nos priorités. On communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, Facebook et skype lorsque l’on ne peut pas travailler ensemble physiquement. »

En complément, Charlotte tient à rajouter :

« On travaille en dehors des heures dédiées aussi, car ce sont des projets qui demandent beaucoup de temps de préparation. Souvent, on travaille chez l’un ou chez l’autre dans une ambiance plus décontractée autour d’une pizza, d’une bière ou d’un thé. C’est une façon de souder l’équipe et de découvrir un peu nos camarades, apprendre à les connaître. »

Affiche de l’événement

« Ce projet nous obligeait à travailler en équipe »

Aujourd’hui à la veille de l’événement « Le Handball pour tous« , Lonella estime que « le travail a été fait et c’est en toute sérénité que l’on peut aborder l’événement. Bien que je regrette que nous n’ayons pas assez communiqué et que parfois, nous manquions d’anticipation, je ne rougis pas à l’idée de me dire que nous avons fait du bon boulot. Avec du recul, de meilleures actions auraient pu être mises en place mais c’est une façon d’apprendre, nous sommes là pour ça après tout. » Après avoir trempé ses lèvres dans son verre, Hugo donne son ressenti tout en posant sa boisson sur la table :

« Personnellement, je me sens confiant et moins stressé qu’au début du projet. Le travail de groupe ne m’a jamais inspiré et plu. Ce projet nous obligeait à travailler en équipe, et je dois bien avouer que bosser avec des gens déterminés, c’est bien et j’ai adoré même. »

A la veille de notre événement, la fatigue se lit sur les visages marqués par les cernes, les prises de parole se terminent en fou rire tellement la fatigue nous gagne et pourtant, l’événement n’a même pas débuté. Preuve de l’investissement de mes collègues, tout est prêt pour demain, il est temps de se coucher en toute sérénité. Enfin une vraie nuit nous attend. Allons-nous faire de cet événement un réel succès ? Nous l’espérons ! Ce qui est certain, c’est que nous venons de vivre 3 mois de notre existence à 2000%, ces 3 mois représentent notre rythme en LP MOSEL. Il faut bien l’avouer, si nous avons tenu, c’est parce que nous sommes un groupe soudé où il a fallu s’adapter à tout et à chacun. L’entraide et l’écoute étaient indispensables et il est nécessaire de travailler en groupe pour mener de beaux projets.

GUILLAUME JOLIOT Promo Mosel 2017-18Guillaume Joliot

Promotion MOSEL 2017-2018